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Le clash : faut-il enterrer Dexter ?

Le clash : faut-il enterrer Dexter ?

Une fois par mois, nos spécialistes Marion et Jan se clashent sur une série. Cette semaine, faut-il laisser Dexter mourir seul, oublier sa dernière saison, qui débute à la fin du mois… ou l’attendre avec impatience ?

Le 30 juin, la chaîne Showtime lancera aux Etats-Unis l’ultime saison de Dexter, sa huitième. Phénomène à son lancement, le "tueur en série préféré du petit écran" tient toujours la forme dans les audiences. En revanche, côté critique, c’est la bérézina. Certains ont lâché l’affaire depuis au moins trois ou quatre saisons. D’autres sont restés fidèles, et attendent la conclusion en trépignant...

Attention, ce qui suit peut contenir quelques petits spoilers...

Jan attend la fin de Dexter avec impatience, parce que...
- Parce que Dexter, malgré ses faiblesses, ses baisses de régimes, malgré ses dernières saisons plus faibles, reste largement au-dessus de la masse des séries américaines. Aussi improbable soit-elle, elle réussit toujours à nous captiver. Inutile de dire que sa dernière saison devrait être trépidante…

- Parce que c’est justement la dernière saison, et que les scénaristes n’ont donc plus rien à perdre, plus rien à attendre, plus rien à faire trainer en longueur ou à imaginer pour l’année prochaine. Autrement dit, ils vont mettre le paquet. Miam.

- Parce que, quoi qu’on pense de l’évolution de leurs personnages, Michael C. Hall (Dexter) et Jennifer Carpenter (Debra) sont deux des meilleurs acteurs en exercice à la télévision américaine.

- Parce qu’on va enfin savoir à quelle sauce Dexter va être mangé, ce qui est la plus belle des récompenses pour ceux qui sont restés fidèles : va-t-il réussir à faire taire son dark passenger, à cesser de tuer… voire à atteindre une certaine rédemption ? Ou va-t-il enfin être découvert, arrêté et condamné à mort ? Les derniers instants de la série promettent d’être très, très, très tendus et sans doute très, très, très émouvants.

- Parce que cette saison 8 propose une brochette d’invités très appétissante, à commencer par Charlotte Rampling, guest inattendue, qui interprétera une psychologue spécialiste des serial killers, qui pourrait causer quelques petits soucis à Dexter. Aussi attendus, Bethany Joy Lenz, autrefois dans Les Frères Scott, qui change radicalement de registre, et l’ancien The Shield Kenny Johnson.

- Parce que le second épisode de la saison marquera les débuts de Michael C. Hall à la réalisation. C’est anecdotique, mais c’est un événement quand même.

Mais il reconnaît que…
- Ça fait un bail que Dexter a perdu son mojo. Les trois dernières saisons n’ont pas réussies à retrouver la qualité des premières, les méchants manquent d’épaisseur, les histoires sont de moins en moins crédibles, la tension se relâche.

- La relation entre Dexter et Debra est complètement partie en sucette.

- Bon, au moins, dans "dernière saison", il y a "dernière", et la chute de Dexter va prendre fin. Avec un dernier sursaut, espérons.

Marion n’attend pas franchement la fin de Dexter, parce que...
- Parce que depuis la merveilleuse saison 4 (Trinity, quel personnage démentiel !), la série n’a su ni se renouveler, ni monter en puissance. Dexter ne s’est plus jamais confronté à un grand némésis flippant, et c’est bien dommage : on s’ennuie.

- Parce que même Michael C. Hall n’y croit plus, ça se voit à l’écran. L’acteur sous-joue, la monotonie de sa voix est devenue insupportable de même que sa tête de boudeur éternel. Un vrai gâchis.

- Parce que le meilleur personnage de la série, la fantastique Debra, a été totalement abandonnée par les scénaristes. Ramollie, faible, molle du genou, elle ne donne plus du tout envie d’adopter son vocabulaire de charretier et sa démarche de cow-boy. Les autres personnages souffrent du même laisser aller : Masuka, Batista, LaGuerta, Quinn et compagnie n’ont plus rien d’intéressant à faire, et nous, plus rien d’intéressant à regarder.

- Parce que cette année, en termes de séries, on frôle l’overdose de criminels : Hannibal, Bates Motel, Cult, The Following... Ça fait beaucoup. Et si elles ne sont pas toutes réussies, la nouveauté donne envie d’arrêter de regarder dans le rétro et de se consacrer à de nouvelles têtes.

- Parce que le coup du antihéros qui se retrouve chez le psy, ça a déjà été fait il y a près de 15 ans dans Les Soprano, et que personne ne pourra jamais faire mieux, alors autant ne pas s’y frotter. Même si, dans cette huitième et ultime saison, la psy en question est incarnée par Charlotte Rampling.

- Parce que vu la baisse de qualité de la série, on suppose que si elle a duré aussi longtemps, c’est juste pour essorer cette histoire jusqu’à la dernière goutte et remplir les grilles de programme de Showtime. Pourtant, on sait qu’il faut privilégier la qualité à la quantité…

Mais elle reconnaît que…
- On est forcément curieux de savoir comment tout cela va finir. Si l’on en croit les rumeurs de spin-off autour du personnage de Debra, on peut espérer qu’elle aura la vie sauve, si possible en tuant son frère.

- En tant que fan de série, on aime comparer les fins. Dexter battra t-elle Six Feet Under ou House ? Rien n’est moins sûr, mais c’est courageux d’essayer.

- Puisqu’on manque encore un peu de diffusions évènementielles l’été, ça fera du bien de retrouver nos amis de Miami pendant les vacances. Au pire, si nous n’avons pas de soleil, nous regarderons le leur.

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Marion Clerc et Jan Serpin
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