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La rentrée des séries US, épisode 4

La nouvelle série américaine "Insecure"

Les nouveautés de la rentrée continuent d’affluer du côté des chaînes américaines. Que valent celles de la semaine ? On vous dit tout !

On mate : l'irrésistible comédie "Insecure"

Le pitch

Employée dans une ONG aidant les adolescents défavorisés, Issa doit supporter des collègues racistes et un petit copain qui passe ses journées à trainer sur le canapé. En apparence plus assurée, sa meilleure amie Molly, employée dans un grand cabinet d’avocats, désespère de ne jamais trouver l’amour.

Notre avis

"Pourquoi parles-tu comme une fille blanche ?", lance une écolière à Issa dans la première scène. Cette question n'est pas anodine et fait écho à un des thèmes principaux de Insecure : l'identité. Inspirée en partie de la vie de sa créatrice et actrice principale (Issa Rae), le show s'évertue à montrer l'expérience d'une femme noire tiraillée entre les injonctions : accusée par ses pairs de rejeter sa culture, mais constamment renvoyée, dans son milieu professionnel, à sa couleur de peau. La série ne prétend pas représenter le point de vue de tous les Afro-américains, mais de deux personnages dont les préoccupations, les interrogations, le vécu, côtoient parfois des thématiques plus universelles. A la manière d'une Bridget Jones, insatisfaite de sa vie professionnelle et amoureuse, Issa s'interroge : "à quel point ma vie serait-elle différente si j'essayais vraiment d'obtenir ce que je désire ?" Il est question de fatalité, de la difficulté à sortir de l'inertie, ou encore de ce sentiment d'inadéquation qui hante certains d'entre nous. Le tout est raconté avec un irrésistible humour...et une bonne dose de rap.

Insecure d'Issa Rae. Saison 1 diffusée dès le 10 octobre à 23h20 sur OCS City en US+24.



On mate : la sitcom irrévérencieuse "Speechless"

Le pitch

Pour permettre à leur fils J.J, handicapé moteur, d’entrer dans une école plus adaptée à sa situation, les Di Meo déménagent dans un autre quartier. Entre leur nouvelle maison qui tombe en ruine et l’accueil un brin condescendant de ses camarades, l’enfant peine à prendre ses marques.

Notre avis

Depuis le lancement de Black-ish et Fresh off the boat, ABC est devenu the place to be pour les sitcoms familiales. La chaîne démontre encore son savoir-faire en la matière avec cette nouvelle comédie, qui brille par la présence de Minnie Driver. On aurait pu craindre que Speechless dégouline de bons sentiments… Heureusement, si les complications liées au handicap de J.J sont évoquées (les rampes, l’assistante vocale), les scénaristes ne se focalisent pas sur ces seuls éléments. Le garçon n'apparaît pas comme une victime, mais un adolescent dont l'unique souhait est d'être traité comme les autres. Comme pour faire un pied de nez aux spectateurs avides de pathos, l'épisode pilote laisse une large place à la storyline de Ray, l'autre fils, et ne manque pas une occasion de dénoncer le politiquement correct. Inattendu et plein d'intelligence.

Speechless de Scott Silveri avec Minnie Driver et John Ross Bowie. Inédite en France.

On teste : le drame ambitieux "Westworld"

Le pitch

Adaptée d'un film de Michael Crichton, la série met en scène un énorme parc d'attractions offrant l'opportunité à ses visiteurs de retourner dans le Far West. Moyennant 400 000 dollars, ces happy few peuvent réaliser tous leurs fantasmes, entourés de robots programmés pour répondre à leurs désirs. Mais ces hôtes, dont la mémoire est censée s'effacer chaque fin de journée, prennent peu à peu conscience de ce qui leur arrive...

Notre avis

Alors que son programme phare arrive en fin de course, HBO espère bien trouver la nouvelle poule aux œufs d'or. A peine la campagne promo lancée, Westworld était déjà vendu comme le nouveau Game of Thrones. Promesse tenue ? Comme la série fantasy, ce nouveau show déploie une intrigue dense et complexe dans un décor à couper le souffle. Au risque de perdre les spectateurs, la première heure détaille les mécanismes et les codes qui régissent les deux univers imbriqués (le parc et le centre où tout est planifié), ainsi que les relations entre les différents personnages. L'idée de voir des robots se rebeller contre leurs créateurs n'a rien de nouveau, ce retournement de pouvoir étant le fondement de la plupart des oeuvres de science-fiction. Ici, c'est l'occasion d'assister à de multiples effusions de violence et autres déluges d'hémoglobine qui, comme le sexe et les corps nus, forment les caractéristiques d'un programme typique de HBO. Malgré son potentiel addictif et l'excellente performance de son cast (notamment Evan Rachel Wood), cette fiction devra dépasser son concept de base, pousser davantage la réflexion amorcée sur l'intelligence artificielle ou la violence de l'industrie du divertissement, pour vraiment tenir la longueur. Espérons que l'ambition affichée par les créateurs Lisa Joy et Jonathan Nolan portera ses fruits. 

Westworld de Lisa Joy et Jonathan Nolan, avec Evan Rachel Wood et Thandie Newton. Saison 1 diffusée tous les lundis à 21h55 sur OCS City en US+24.

On mate : le show de superhéros "Luke Cage"

Le pitch

Victime d'une expérience scientifique, Luke Cage est devenu hermétique aux balles et doté d'une force incommensurable. Alors qu'il tente de reconstruire sa vie à Harlem, dans la plus grande discrétion, des événements l'amènent à révéler sa nature de superhéros.

Notre avis

En quelques apparitions dans Jessica Jones, Luke Cage avait déjà marqué les esprits, laissant deviner les possibilités narratives qu'offrait ce personnage enigmatique. Si la nouvelle série de Marvel répond aux codes habituels - un superhéros aux problématiques très humaines, un méchant charismatique (mais moins que Fisk ou l'homme pourpre), un cadre très new-yorkais - le showrunner Cheo Hodari Coker parvient à exprimer sa singularité. Nous voilà plongées dans un Harlem typique, entre la convivialité des discussions chez le barbier et l'intimité presque menaçante d'un club de jazz. Les accents hip-hop de la B.O ne sont pas les seuls hommages à la culture afro-américaine, la série revendiquant sa filiation avec les oeuvres de blaxploitation. Bien que le résultat soit parfois inégal, le show bénéficie d'une vraie vision artistique, d'une ambiance de film noir soignée, et d'un leading man (Mike Colter) à la prestation impeccable.

"Luke Cage" de Cheo Hodari Coker avec Mike Colter et Mahershala Ali. Saison 1 disponible sur Netflix France. 

 

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