• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

La fin de "How I Met Your Mother" : arnaque ou réussite ?

La fin de "How I Met Your Mother" : arnaque ou réussite ?

Attention spoilers ! Après neuf ans de bons et loyaux services, l’ultime épisode de "How I Met Your Mother" a fait polémique aux Etats-Unis. Mais la fin de la célèbre sitcom est-elle vraiment décevante ? On pèse le pour et le contre.

Pourquoi la polémique a éclaté

C’est un grand classique : les fins de séries, à l’exception notable de Six Feet Under, font rarement l’unanimité. Logique, au fond, qu’après des années partagées avec les personnages, les modalités de la séparation provoquent un sentiment de frustration. Dans le cas d’How I Met Your Mother, que les fans chérissent depuis dix ans, c’est pire que ça : la diffusion du grand final, le 31 mars dernier devant plus de 13 millions d’Américains, a été suivie d’un torrent d’indignation comme jamais vu depuis la fin de Lost. "Comment ils nous ont tous escroqués", assénait un Twittos vénère, résumant le sentiment général.

L’objet du scandale (ATTENTION SPOILERS, ne continuez pas à lire si vous n'avez pas fini la série) ? Principalement que Ted, après avoir enfin rencontré la mother, se recase avec Robin six ans après la mort de celle qu’on avait attendue pendant neuf saisons. Aussitôt trouvée, aussitôt enterrée ? On peut comprendre que le procédé paraisse un peu expéditif. Ajoutez-y l’habituel grief selon lequel certaines questions posées au cours de la série (la théorie de l’ananas et autre gimmicks) n’ont pas trouvé de réponse. Et la révolte est à son comble. Au point que les producteurs, pour calmer les esprits, ont révélé l’existence d’une fin alternative, qui sera visible dans les bonus du coffret DVD.

Pourquoi on a malgré tout apprécié

Si l’on attend d’une fin de série qu’elle règle la somme de nos attentes, on a des chances de se sentir floués. How I Met Your Mother paye le prix du consumérisme d’une partie des fans qui en veulent pour leur temps passé devant leur petit écran. A l’opposé de cette attitude comptable, on est de ceux qui adoptent une approche plus affective. Le final d’How I Met Your Mother est-il cohérent avec ce que l’on a appris à connaître des personnages ? La réponse est doublement oui. D’abord parce que Ted trentenaire a rencontré la mère parfaite qu’il cherchait depuis toujours (grâce au charme de l’excellente Cristin Milioti, cette rencontre n’a pas été décevante).

Ensuite parce qu’il était évident que Ted narrateur, en passant des années à s’étendre sur ses ratages avec Robin avant d’en venir au fait, trahissait une flamme mal éteinte. Crédible psychologiquement et malin narrativement, ce dénouement est parfaitement raccord avec l’esprit de la série, que les cinq derniers épisodes ont réussi à ranimer après plusieurs saisons de lourdeurs, de blagues pas drôles et de rebondissements usés.

Dans la dernière ligne droite, on a presque retrouvé ce qui faisait le génie d’How I Met Your Mother il y a dix ans : sa façon d’intégrer les twists temporels de Lost au cadre d’une sitcom générationnelle à la Friends, pour donner matière aux différentes strates de la vie de trentenaires perpétuellement nostalgiques des moments qui ont scellé leur amitié. Jusqu’au bout, How I Met Your Mother sera donc restée une série sur le temps qui, en passant, nous change, nous éloigne, et parfois nous unit à nouveau. En choisissant une fin adulte et ouverte plutôt qu’une morale de contes de fées, la série est restée fidèle à son mantra : l’important c’est le voyage, pas la destination.

Comment on va tourner la page

Après How I Met Your Mother, qui va reprendre le flambeau de la comédie de potes drôle et bien écrite ? Inédite chez nous, Happy Endings, lancée en 2011, était bien partie pour remplir la case, jusqu’à sa regrettable annulation deux ans plus tard. Cette année, deux nouvelles sitcoms tentent leur chance. La première, Mixology, suit les chassés-croisés amoureux d’une dizaine de célibataires le temps d’une seule soirée dans un bar de Manhattan. Le concept est prometteur sur le papier, mais en vrai, la série, misogyne et sans saveur, fout plutôt le cafard. Idem pour Friends With Better Lives. Situations stéréotypés, gags téléphonés et situations vaudevillesques : cette sitcom à l’ancienne, qui repêche les has been James Van der Beek (Dawson) et Kevin Connolly (Entourage), ne cherche même pas à faire semblant d’avoir du nouveau à proposer. Face à ces prétendants paresseux, on se fait du souci pour l’héritage de Friends, qu’How I Met Your Mother avait, malgré son essoufflement, si bien défendu.

LIRE LA SUITE
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.