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Interview : on a parlé de sexe avec Lizzy Caplan de "Master of Sex"

Interview : On a parlé de sexe avec Lizzy Caplan de "Master of Sex"

La saison 2 de "Masters of Sex" a débarqué lundi sur les écrans français. L’occasion d’avoir une discussion entre filles avec son actrice, la très cool Lizzy Caplan.

Lizzy Caplan peut se targuer d’être l’héroïne d’une des meilleures séries du moment. Quinze ans après Sex and the city et ses quadras jouissant sans entrave, Masters of Sex, où l’actrice interprète Virginia Johnson, moitié féminine d’un duo scientifique des années 60 spécialisé dans la sexualité, est la nouvelle référence sérielle en matière de libération féminine.###Twitter### En retraçant l’histoire vraie du gynécologue William Masters et de son alter ego Virginia Johnson, qui étudièrent quelque 10 000 accouplements in vivo pour en comprendre les mécanismes, la série interroge les prémices d’une révolution toujours en cours cinquante ans plus tard : celle qui autorise les femmes à disposer de leur corps. Une avancée qui doit beaucoup à la personnalité de Virginia Johnson, autodidacte libérée avant l’heure, dont l’appétit sexuel assumé et les idées proto-féministes poussèrent le rigide William Masters plus loin dans ses conclusions, au labo et en privé. Dans la peau de cette femme explosive, Lizzy Caplan, figure familière de la comédie post-teenage (de Freaks and Geeks à Bachelorette), trouve son premier vrai rôle adulte… et dévêtu. Un problème ? Pas pour cette fille studieuse et téméraire, tant que c’est pour la bonne cause.

Il y a beaucoup de scènes de sexe dans la série. Ça vous a fait peur ?

J’ai eu des doutes, mais plutôt sur ma capacité à être crédible dans ce rôle, vu qu’on me connaît plus dans des histoires modernes que dans des récits d’époque. Le sexe et la nudité, je savais d’entrée à quoi m’attendre, je n’aurais pas passé les auditions si ça me gênait trop ! Ceci dit, ça demande une préparation mentale bien particulière. J’ai la chance de me sentir en totale confiance avec l’équipe et d’avoir un partenaire on ne peut plus compréhensif (ndlr : Michael Sheen, qui interprète William Masters). Il y a tellement de scène de sexe dans la série qu’on finit par s’habituer ! Le plus important pour moi, c’est que ce ne soit jamais gratuit. En surface, notre série parle de sexe, mais en fait ça va beaucoup plus loin. On parle d’intimité, de relations humaines, d’amour, des complications que l’expérience sexuelle peut entraîner… Et puis je sais à quel point Virginia Johnson était à l’aise avec son corps et sa sexualité. C’est ma responsabilité de faire preuve de la même confiance en moi-même.

Vos parents regardent-ils "Masters of Sex" ?

(Rires) Toute ma famille adore la série ! Ils ont tous leur méthode pour contourner les scènes les plus embarrassantes. Pendant la première saison, la production leur a même fourni des épisodes purgés des scènes de sexe et de nudité pour qu’ils soient tranquilles. Quand on est entre nous, on essaye d’éviter le sujet… Mais ça ne les empêche pas d’être très fiers de moi et de me soutenir, comme ils l’ont toujours fait.

Et à quel genre de réactions avez-vous droit de la part du public ?

Je croise beaucoup de femmes d’âge mûr qui ont très envie de discuter du fond de la série, des questions de sexualité, des années 50-60, du féminisme. Ce sont des conversations passionnantes. Depuis que je joue dans Masters of Sex, je passe pas mal de temps à discuter de sexe avec des étrangères dans la rue !

Pensez-vous que montrer et parler de sexualité comme le fait Masters of Sex a une portée politique ?

Je l’espère ! Dès la première saison, nous sommes allés assez loin par rapport à ce qui est acceptable en Amérique. On vit quand même dans un pays où la culture est encore très puritaine, où évoquer ouvertement ses préférences sexuelles n’est pas toujours acceptable. Ce qui me tient le plus à cœur, c’est de parler des femmes et de la manière dont elles vivent leur sexualité. Je pense surtout aux jeunes filles qui commencent à découvrir le sexe et n’ont personne à qui en parler. La première fois est un moment très important dans une vie, ça façonne la personne que l’on va être. Il faut pouvoir s’y préparer en en parlant librement. Mais c’est loin d’être toujours le cas dans un pays où l’éducation sexuelle se résume trop souvent à des cours d’abstinence. Moi, j’ai grandi à Los Angeles et fréquenté des écoles progressistes où l’éducation sexuelle était obligatoire. Mais tout le monde n’a pas cette chance.

La deuxième saison de Masters of Sex démarre enfin. Quels sont les enjeux de ces nouveaux épisodes ?

La saison 2 sera forcément très différente de la précédente. Jusque-là Masters et Johnson étaient des étrangers, maintenant ils entretiennent une relation, qu’on ne peut pas qualifier de strictement sentimentale mais qui les engage l’un vis-à-vis de l’autre. La question, c’est de savoir comment ils vont composer avec ça. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’agira jamais d’une histoire d’amour au sens classique du terme. On sait que Masters et Johnson ont toujours eu des sentiments très ambivalents l’un envers l’autre. C’est cette confusion que nous voulons explorer car c’est ce qui est le plus passionnant.

Leur relation questionne la possibilité de séparer le sexe et l’amour. Y croyez-vous ?

Oui, je pense que c’est possible, mais ça ne peut pas durer très longtemps. Il y a toujours un moment où l’un des deux s’attache et commence à souffrir. D’ailleurs on dit toujours que c’est la fille qui développe des sentiments en premier mais c’est faux, ça peut être l’un ou l’autre. En tout cas, les relations sexuelles sont toujours compliquées. On a beau se la jouer cool, on ne peut pas mettre les sentiments de côté éternellement.

Parce qu’elle aimait le sexe et n’avait pas peur de le dire, Virginia Johnson était une femme hors du commun. Qu’avez-vous appris d’elle ?  

Les gens qui ont connu Virginia parlent tous de son charisme incroyable, de son sex-appeal, du magnétisme qu’elle dégageait et qui ne laissait personne indifférent. A l’époque, ce n’était pas forcément un atout, les femmes la jalousaient, les hommes essayaient d’en profiter… Ce qui est extraordinaire dans son histoire, c’est qu’elle est parvenue à trouver un homme, un travail et un projet qui lui ont permis d’exprimer pleinement cette liberté de corps et d’esprit que le reste de la société ne voyait pas du tout d’un bon œil. C’est ce qui m’impressionne le plus chez elle.

"Masters of Sex", saison 2, à partir du lundi 14 juillet à 22h35 sur OCS City

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Caroline Veunac
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