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"How To Get Away With Murder" : la recette du succès de l’année

"How To Get Away With Murder" : la recette du succès de l’année

Avec 21 millions de téléspectateurs pour un épisode, "How To Get Away With Murder" de Shonda Rimes, vient de terminer sa mi-saison après avoir écrasé toutes les autres nouvelles séries durant neuf semaines. Quelles sont les clés de son succès ?

Le bon mix scénaristique

Est-ce un soap ? Un thriller ? Une série judiciaire ? Chaque épisode de la série  "How To Get Away With Murder" mêle enquêtes du jour et flash-forwards vers un avenir proche et peu réjouissant, pour s’assurer de ne jamais perdre une seconde de l’attention de son audience. Le pitch ? Les procès les plus sensationnels de Law and Order propulsés dans un campus chic d’étudiants aux hormones en feu et aux dents qui rayent le parquet. Une inspiration assumée par son créateur, Peter Nowalk, nostalgique auto-proclammé des "twists improbables et romances interdites" qui firent son éducation télévisuelle à grands renforts de séries judiciaires des années 1980.

Pour gagner les faveurs d’Annalise Keating, leur terrifiant professeur de droit campé par la charismatique Viola Davis, cinq étudiants que tout oppose (la lèche-botte, le playboy gay, le fils à papa cynique, le bon samaritain et le sosie de Jennifer Connelly) s’écharpent… au point de se retrouver eux-même liés à une affaire de meurtre. Parmi les suspects : une dealeuse emo beaucoup trop maquillée pour être honnête, le mari psy d’Annalise Keating (qui irait lui faire confiance ?) et un quaterback de l’université accroché à sa bague de chasteté. Aussi caricatural qu’efficace.

Crédit : ABC Studios

Le label ShondaLand

Chaque jeudi soir, la productrice Shonda Rhimes règne sans partage sur la télé américaine : la chaîne ABC domine les audiences américaines en diffusant à la suite trois des séries qu’elle a créé : le succès "Scandal", la culte "Grey’s Anatomy" et la petite nouvelle "How To Get Away With Murder". Cette dernière, qui - fait rarissime - a remporté à la fois l’adhésion du public et des critiques, porte la marque des productions estampillées ShondaLand : un guilty pleasure bien pensé et terriblement addictif.

Pas réaliste pour un sou, encore moins soucieuse de délivrer un message politique ou une critique de la justice américaine, "How To Get Away With Murder" est "l’anti-True Detective". À la série à Emmy Awards, Shonda Rhimes préfère emprunter les codes redoutablement efficaces du soap (cliffhangers grossiers mais assumés, retournements de situation dantesques, héros beaux et frais comme des mannequins Abercrombie) pour les transposer dans un univers de notables, qu’il s’agisse du bureau d’une puissante avocate ou de la Maison Blanche.

La polémique qui va bien

"La biographie de Shonda Rimes devrait s’appeler : How To Get away With An Angry Black Woman" déclarait le "New York Times" quand la série est sortie.

En la décodant à travers le prisme d’un stéréotype racial ridicule - l’Angry Black Woman, archétype de la pop culture américaine qu’on retrouve aussi bien dans les films de série B des années 1970 que dans n’importe quelle mauvaise télé-réalité US - le journal s’est attiré les foudres de la productrice. À raison : si ses castings sont célèbres pour leur diversité raciale, sociale et sexuelle, Shonda Rhimes ne les a jamais utilisés comme un message politique. La polémique à peine étouffée, "HTGAWM" a alors été taxée de propagande homosexuelle par les Christine Boutin locales, en raison de ses nombreuses scènes de sexe gay. En se jetant la tête la première dans les thèmes les plus sensibles du paysage audiovisuel, "HTGAWM" s’est assuré une aura sulfureuse suffisamment rare chez les networks US pour se retrouver en Une de tous les médias.

Crédit : ABC Studios

Viola Davis : l’actrice qui tue

Puissante, intimidante, c’est elle qui a inspiré au "New York Times" la convocation maladroite de l’Angry Black Woman. Viola Davis est impressionnante, il est vrai. Primée deux fois aux Tony Awards, nommée sept fois pour son rôle dans "La couleur des sentiments" (notamment à l’Oscar de la meilleure actrice) personne n’imaginait la voir accepter de faire une série télé.
Non seulement l’actrice a accepté le rôle, mais elle a travaillé main dans la main avec les scénaristes pour le faire entrer dans une toute nouvelle dimension, qui devrait lui valoir une nomination aux prochains Golden Globes. C’est d’ailleurs elle qui imagine la longue scène de démaquillage (déjà culte), inspirée de sa propre routine. Une scène qui en dira plus sur son personnage, la puissante avocate Annalise Keating, que n’importe laquelle de ses plaidoiries passionnées.

"How To Get Away With Murder", créée par Peter Nowalk, avec Viola Davis, Billy Brown, Alfred Enoch ... diffusée sur ABC.

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