• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
Inboard

"House of Cards" vs "The Americans" : on repart pour une saison ?

House of cards saison 2 : encore !

"House of Cards" est de retour sur nos écrans jeudi 13 mars tandis que la nouvelle saison de "The Americans" a déjà commencé. On avait adoré leur première saison, mais passeront-elles le test fatidique de la deuxième ? On dit stop ou encore ? Verdict.

House of cards saison 2 : encore !

Ce qu’on avait aimé dans la saison 1
David Fincher, Kevin Spacey, Robin Wright, Kate Mara… La liste des bons points de House of Cards est longue comme le bras. Avec sa réal’ coupante comme un diamant, son scénario aussi retors que le double langage d’un animal politique en liberté et son diffuseur nouvelle génération (le site de streaming Netflix) House of Cards a fait trembler le petit monde des séries. Ce remake à Washington d’une minisérie British du début des années 90 visite les coulisses nauséabondes du gouvernement américain, sur les pas de Frank Underwood, député démocrate prêt aux pires saloperies pour gravir les échelons du pouvoir. Terrifiant de machiavélisme onctueux et de cruauté matoise, Kevin Spacey semble fait pour porter le costume de ce loup à la Maison Blanche. Entre le power couple qu’il forme avec la réfrigérante Claire, interprétée par une Robin Wright en plein come-back, et le rapport de force pervers qu’il noue avec Zoe Barnes (Kate Mara), jeune journaliste en quête du scoop qui fera sa renommée, il y avait vraiment, dans les treize premiers épisodes, de quoi se mettre sous la dent. Et après ?

Pourquoi il faut voir la suite
Devenir vice-président n’a pas vraiment calmé les ardeurs de Frank Underwood. Sur la route des sommets, on arrête plus sa soif de pouvoir. Dès le premier épisode, qui réserve une surprise particulièrement shocking, les scénaristes, on fire, donnent le ton : ça va aller vite, ça va faire mal, et il va y avoir du sang. Pratiquant avec entrain le speed-plotting (la tendance actuelle aux rebondissements permanents), la sexuelle des Underwood et les traumas passés de Claire. On peut regretter que certaines intrigues passent trop vite à la trappe ou que certains personnages restent sur le bas-côté. Mais à l’image d’un milieu où il faut s’adapter pour survivre, c’est dans la nature même de la série de se renouveler en permanence. Et de foncer bille en tête vers l’objectif final, qui pourrait bien vous laisser sans voix.

"House of Cards", saison 2, le jeudi soir à 20h55 sur Canal+.

The Americans saison 2 : encore !

Ce qu’on avait aimé dans la saison 1
En 2013, The Americans offre une alternative à Homeland, dont l’hystérie narrative commence à virer au grand n’importe quoi. On y suit, dans les années 80, la double vie d’Elizabeth et Philip Jennings, espions russes infiltrés aux Etats-Unis sous la façade d’une famille américaine normale. Créée par une véritable barbouze, l’ex de la CIA Joe Weisberg,  la série mêle habilement drame familial (nés en Amérique, les enfants Jennings ignorent l’identité de leurs parents) et thriller d’espionnage sur fond de Guerre Froide. La force de The Americans ? Ajouter au suspense classique – le secret menace sans cesse d’être mis à jour – un suspense intime sur la destinée du couple Jennings. A force de faire semblant, les époux de circonstances finiront-ils par s’aimer pour de bon ? Avec la mystérieuse Keri Russell (enfin de retour quinze ans après Felicity) et le charmant Matthew Rhys (vu dans Brothers & Sisters), on ne pouvait qu’être captivé par cette parade conjugale. Ajoutez-y une savoureuse ambiance eighties et une impressionnante collection de looks undercover : aussi divertissante que profonde, The Americans avait tout bon.

Pourquoi il faut voir la suite
Retour à la case départ : après les remous de la saison dernière, les Jennings sont à nouveaux réunis sous le toit familial, à quelques mètres de leur voisin enquêteur à la CIA. Mais, comme d’hab’, c’est à l’intérieur de la maison que la tension est à son comble. Paige, la fille aînée des Jennings, commence à être trop grande pour ne pas avoir la puce à l’oreille. Quant à Elizabeth et Philip, en plein retour de flamme, ils se lancent dans une exploration du Kamasutra. Résultat : quand la première surprend les seconds dans une position compromettante (la 69ème du célèbre manuel érotique), on comprend qu’une limite est franchie. Si la jeune fille ouvre sans prévenir la porte de la chambre parentale, c’est qu’elle est prête à franchir la frontière qui la sépare de la vérité. Jouant constamment sur cette double lecture, The Americans continue ainsi de tisser avec brio ses enjeux familiaux, identitaires et géopolitiques. La série se densifie, renforce ses intrigues secondaires (le naufrage conjugal de Stan – excellent Noah Emmerich – flic mélancolique amoureux de son informatrice russe)… Le tout dans une forme agréablement old-school, qui l’apparente plus au divertissement haut de gamme qu’à la série auteuriste. On en redemande.

"The Americans", saison 2, le mardi soir à 20h50 sur Canal+ Séries.

LIRE LA SUITE
Inread
Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.