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"Extant" / "The Strain" : le match de l’été spécial frissons

Séries fantastiques : le match de l’été

Le climat estival est propice aux séries de genre. Vampires-zombies dans "The Strain", astronaute et robots dans "Extant" : où trouver le meilleur frisson des vacances ?

Les créateurs : Steven Spielberg versus Guillermo del Toro

Spielberg et les séries, c’est une longue histoire. Le cinéaste a toujours considéré la télé comme son second terrain de jeu, qu’il s’agisse d’y donner libre cours à son imaginaire de gosse (Histoires Fantastiques dans les années 80) ou d’y poursuivre son grand-œuvre mémoriel sur la Seconde Guerre Mondiale (Band of Brothers et The Pacific). Mais depuis quelques années, Spielby se contente de produire de loin des séries pilotées par d’autres, dont certaines, comme Falling Skies ou Terra Nova, recyclent benoîtement les motifs de son œuvre (E.T., dinosaures et compagnie), tels des produits dérivés affadis. D’Extant, on n’attendait pas plus que ça.

Degré d'attente : 25%

A priori, on misait davantage sur la série de Guillermo del Toro. En premier lieu parce que son implication dans The Strain, adaptée de sa trilogie littéraire du même nom, cosignée avec Chuck Hogan, est plus manifeste. Producteur, mais également auteur d’une partie de la première saison et réalisateur de trois épisodes, del Toro est bien la tête pensante de The Strain. On avait donc toutes les chances que le poète geek de Hellboy et du Labyrinthe de Pan y distille son mélange unique d’humour potache et de merveilleux à tendance mélancolique. Hébergée par la chaîne câblée FX, et donc potentiellement plus libre de ton qu’Extant (sur CBS), The Strain avait tout pour être le carton pop de l’été.

Degré d'attente : 90%

L’histoire : Astronaute déphasée versus zombies affamés

Extant s’attache, dans un futur relativement proche, au retour sur terre d’une brillante astronaute, après un séjour solitaire de treize mois dans l’espace. Elle y retrouve son fils et son mari, un ingénieur spécialisé dans les robots humanoïdes, mais à tous elle cache l’incident qui est venu perturber sa mission et dont elle porte une séquelle, encore invisible. On n’en dira pas plus, tant la série repose sur la surprise – il y en a plusieurs dans le pilote – et le mystère. Sans révolutionner le genre SF fantastique dans lequel elle s’inscrit modestement, Extant parvient à surfer sur les mythologies spielbergiennes (on pense à Rencontres du Troisième Type et à A.I.) avec une élégance et une sensibilité que l’on doit peut-être à son créateur, l’inconnu Mickey Fisher. On attend de voir si la suite tient les promesses du pilote, mais c’est déjà une bonne surprise.

Taux de conviction : 70%

A New York, tous les passagers d’un avion en provenance de Berlin sont retrouvés mort, sans cause apparente. Un épidémiologiste en instance de divorce est mis sur le coup, tandis qu’un milliardaire louche complote avec un ancien Nazi, qu’un vieux prêteur sur gage se prépare à déjouer l’Apocalypse et que les macchabés se réveillent. N’importe quoi ? Un peu, oui. Mais ce n’est pas tant le pitch délirant de The Strain qui nous dérange. On n’en attendait pas moins du cerveau foisonnant de Guillermo del Toro. Si la série déçoit, c’est plutôt par sa paresse formelle et son global manque d’inventivité. Ratissant large, The Strain a deux-trois idées originales (on aime beaucoup le cœur en bocal qui bouge quand on lui parle) et quelques fulgurances gore (âmes sensibles s’abstenir), mais le reste du temps, elle se contente de ressasser des motifs vus et revus ailleurs. Avec ses finitions grossières et son rythme mou, la série frise trop souvent le nanar, sans la dose de fun qui va avec. Pour l’instant, un pétard mouillé.

Taux de conviction : 45%

Les acteurs : Halle Berry versus… nobody

Oscarisée en 2001 pour A l’Ombre de La Haine, Halle Berry n’a pas la carrière qu’on avait rêvé pour elle. Puisque les premiers rôles ciné lui glissent entre les doigts, l’ex-James Bond Girl opte pour la télé, qui a permis à pas mal de ses collègues acteurs de réussir leur come-back. Son personnage de maman astronaute dans Extant, qui évoque celui de Sandra Bullock dans le récent Gravity, lui offre une large palette que l’actrice utilise avec un bonheur inégal. Très émouvante dans les scènes de solitude spatiale, elle est étrangement, comme son personnage, moins à son aise sur terre, aux prises avec les enjeux familiaux. Reste qu’Halle a un charisme indéniable et que son partenaire Goran Visnjic (le ténébreux docteur Kovac d’Urgences) n’est pas mal non plus. C’est déjà ça.

Taux de séduction : 55%

Histoire d’afficher son statut de série B, The Strain se passe de stars, au profit d’une batterie d’acteurs habitués aux seconds rôles. On y reconnaît notamment, dans le rôle de l’épidémiologiste obsessionnel, Corey Stoll, repéré en sénateur alcoolique dans House of Cards, ou encore Richard Sammel, interprète officiel de tous les Nazis de la fiction internationale (vous l’avez sûrement vu dans Un Village français). Si cet ensemble sympathique et approximatif contribue au charme foutraque de la série, il manque quand même à The Strain une vraie tête d’affiche.

Taux de séduction : 30%

"Extant", de Mickey Fisher, avec Halle Berry et Goran Visnjic.

The Strain, de Guillermo del Toro et Chuck Hogan, avec Corey Stoll, David Bradley, Kevin Durand et Mía Maestro.

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