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On a interviewé Vince Gilligan, le créateur de "Breaking Bad"

Breaking Bad

Avec l’arrêt de "Breaking Bad", plus dure sera la descente. Pour se consoler, on a interviewé son créateur, Vince Gilligan.

C’est l’histoire de Walter White, un petit prof de physique dans un petit lycée d’une petite ville du Nouveau-Mexique. Un père de famille discret qui découvre qu’il est atteint d’un cancer. Un quadra timide qui décide de payer son traitement et d’assurer l’avenir de ses enfants en fabriquant de la méthamphétamine avec l’aide d’un de ses anciens étudiants et devenir ainsi, Heisenberg, le plus gros dealer de drogue du sud du pays. Au cours de ses cinq saisons, Breaking Bad, série noire et western moderne, est entrée au panthéon des chefs-d’œuvre télévisuels. Walter White/Heisenberg restera dans le cœur des fans comme l’un des plus grands antihéros de la télé à l’instar de Tony Soprano. OCS diffuse les huit ultimes épisodes de ce monument télévisuel, qu’on a souvent regardé debout sur le canapé. Retour sur le phénomène avec son créateur, Vince Gilligan, un type cool, chaleureux… et accro à l’Ice Tea.


Glamour : Avec Walter White alias Heisenberg, vous avez conscience d’avoir créé un personnage mythique ?
Vince Gilligan : Il m’a fallu du temps pour réaliser que la série était un succès car les studios avec lesquels je travaillais me disaient : "On adore Breaking Bad mais ça ne nous rapporte pas un sou." [Rires.] Avec les scénaristes, on est fans du Parrain et on a construit le personnage en s’inspirant de Don Corleone. Quand on écrivait, on se posait toujours la question de savoir comment il réagirait dans la même situation. Je suis très fier qu’Heisenberg soit devenu un mythe.

N’avez-vous pas eu peur que les spectateurs se détournent d’un personnage aussi monstrueux ?
C’était le risque. Je désapprouve totalement ses actes et suis passé de l’empathie au rejet. Humilié à longueur de temps par ses élèves, son supérieur, on s’identifie à lui au début de la série avant d’être horrifié par ses actes ensuite. C’était important de montrer sa noirceur, assez
tôt dans la série. Ça a d’ailleurs affolé les chaînes qui m’ont téléphoné pour me demander si nous n’étions pas allés trop loin. Ce n’était rien comparé à la suite. Mais curieusement le public a suivi.

Que pensez-vous de la haine suscitée par le personnage de Skyler (la femme du héros) sur les réseaux sociaux, que dénonce l’actrice Anna Gunn ?
Ça m’attriste que ce rôle ait été si perturbant pour elle. C’est une chose de ne pas aimer un personnage mais lire des commentaires haineux sur sa personne en est une autre. C’est d’autant plus injuste que Skyler s’efforce de faire ce qu’il y a de mieux pour sa famille. Pour moi, c’est l’égale de Walter. C’est une femme puissante, dans la lignée des femmes fatales, sorties des films noirs.
A lire sur Glamour.fr : Polémique : les séries rendent-elles macho ?

Comment vivez-vous la fin de Breaking Bad qui laisse, à travers le monde, des milliers de fans inconsolables ?
Désolé, mais la série devait s’arrêter. Oui, on aurait pu encore continuer mais je ne voulais pas que les spectateurs se lassent.

Un mot sur la fin ?
Je crois que les trois derniers épisodes sont les meilleurs que nous avons réalisés. Votre cœur risque de lâcher quand vous les verrez !

Breaking Bad, saison 5, à partir du 14â?¯décembre sur OCS.

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Sandrine Marques
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