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"American Crime Story" : le premier choc série de l'année

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Pour sa 1ère saison, "American Crime Story : The People v. O.J. Simpson" revient avec brio sur le procès de la star du football. Bien ficelé, peuplé de têtes connues (John Travolta, Cuba Gooding Jr.), l'épisode pilote répond à nos attentes.

17 juin 1994. Suspecté du meurtre de son ex-épouse Nicole Brown et de son ami Ronald Goldman, O.J. Simpson fuit au volant de sa Ford Bronco. 95 millions d'Américains assistent devant leur télévision à la folle course-poursuite entre l'ancienne star du football américain et les forces de l'ordre. Le premier rebondissement d'une affaire qui a divisé et passionné les Etats-Unis.

Produite par Ryan Murphy (Scream Queens, American Horror Story, Glee), la série d'anthologie American Crime Story s'attaque pour sa première saison à ce procès médiatique. Basée sur une enquête de Jeffrey Toobin, journaliste au New Yorker, l'intrigue débute avec la découverte des corps des victimes dans une villa de Los Angeles. Une séquence nocturne, filmée caméra à l'épaule, nous embarque au côté d'un policier sur les lieux du crime. Des empreintes de pas, des traces de sang, un gant retrouvé près de la maison du sportif… Dans son premier quart d'heure, l'épisode pilote présente avec fluidité les éléments déterminants de l'affaire... dans une ambiance digne des meilleurs thrillers.

Les coulisses de l'affaire

Si American Crime Story surfe l'engouement pour les enquêtes criminelles, à la différence de Serial ou de Making a Murderer, elle aborde une affaire n'ayant plus aucun secret pour les Américains. Peu importe, l'idée est moins de se prononcer sur la culpabilité d'O.J. Simpson (Cuba Gooding Jr.) que de comprendre ce qui a mené à l'acquittement très controversé du sportif. Le tout, sans jamais minimiser l'horreur du crime, ni son impact sur les proches de la victime et de l'accusé, les membres de la police ou de la justice.

Dans les deux camps, on retrouve d'ailleurs des acteurs de choix. David Schwimmer est convaincant en Robert Kardashian, ami fidèle d'O.J. Simpson, tout comme Courtney B. Vance qui incarne son avocat Johnnie Cochran. Quant à John Travolta (et ses sourcils ultra-épais), son jeu colle parfaitement à la personnalité bigger than life de Robert Shapiro, autre membre de la défense. Mais la vraie révélation du casting est Sarah Paulson, impeccable dans la peau de Marcia Clark, cette procureure déterminée à défendre la mémoire de Nicole Brown (petit bémol pour cette perruque distrayante). Seule l'interprétation de Cuba Gooding Jr. manque de nuances et fait apparaître le sportif comme un gamin pris en faute, alternant entre crises de larmes et de colère. Ce qui n'est pas préjudiciable au show, O.J étant un protagoniste parmi d'autres.

 

L'affrontement entre deux Amériques

Drogue, sexe, crime passionnel, célébrité… L'affaire O.J. Simpson contient tous les éléments d'une histoire formatée pour captiver les audiences, mais elle révèle aussi les maux qui gangrènent les Etats-Unis. L'épisode pilote débute avec la vidéo de la mort de Rodney King, un homme noir passé à tabac par des policiers de Los Angeles en 1991, et les images des émeutes qui feront suite à l'acquittement des officiers. Un choix compréhensible vu que ces événements hanteront le procès de la star, marqué par les tensions raciales. Difficile aussi de ne pas y voir un écho à des faits très contemporains, à l'affaire Trayvon Martin ou aux manifestations de Ferguson. American Crime Story capture aussi un autre moment-clé de la culture américaine : l'avènement de la télé-réalité, représenté moins par la présence du clan Kardashian que par l'omniprésence des médias. Un spectacle perpétuel symptomatique de ce culte de la célébrité qui a autant desservi que profité au suspect.

Ryan Murphy, qui réalise l'épisode pilote, n'est pas connu pour son sens de la mesure. Pourtant, il reconstitue les faits avec pudeur tout en apportant une vraie tension dramatique. La série a beau avoir été créée par Larry Karaszewski et Scott Alexander, son influence est indéniable, du casting XXL aux références à la pop culture, en passant par les touches d'ironie. Le choix de la chanson I Shall be released (Je dois être libéré en français) pendant la fuite d'O.J. Simpson ou les prestations mélodramatiques de Connie Britton (Faye Resnick) et Selma Blair (Kris Jenner) pendant l'enterrement. Mais c'est sans aucun doute son meilleur cru depuis la saison 2 d'American Horror Story. D'ailleurs, les spectateurs étaient au rendez-vous : l'épisode pilote a attiré plus de 5 millions de spectateurs, un lancement record pour la chaîne FX.

"American Crime Story : The People v. O.J. Simpson" créée par Larry Karaszewski et Scott Alexander avec Cuba Gooding Jr., David Schwimmer et John Travolta.


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