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5 bonnes raisons de regarder "Mob City"

5 raisons de regarder Mob City

Après "The Walking Dead", Frank Darabont a lancé la semaine dernière "Mob City". La série nous plonge dans le Los Angeles de l’après-guerre. Un bel hommage au film noir, chic et choc.

1. Pour son hommage au film noir
Au départ, Mob City devait s'appeler L.A Noir en référence au livre dont elle s'inspire, L.A. Noir : The Struggle for the Soul of America's Most Seductive City, de John Buntin. Mais aussi en hommage au film noir. On navigue en plein dans l'univers de Raymond Chandler et de son héros Philip Marlowe, le Los Angeles interlope des années de guerre et de l'après-guerre – on est ici en 1947. Ruelles obscures, clubs de jazz enfumés, héros mystérieux et inquiétants, femmes fatales, flics pourris, tout y est. L'hommage est particulièrement appuyé côté style : on jurerait que Frank Darabont tourne en noir et blanc, et épouse les mouvements de caméra du genre, sensuels et patients. Image contrastée, ombres, utilisation de la voix-off, tout est fait pour nous donner l'impression d'être dans un film d'Howard Hawks, Billy Wilder ou John Huston. Les cinéphiles qui connaissent moins le cinéma classique retrouveront aussi l'univers de L.A Confidential et, plus récemment encore, celui de Gangster Squad.

2. Pour la classe des 40's
Les sixties de Mad Men, c'est beau. Les eighties de The Americans, c'est chouette. Mais la fin des années 1940 à Los Angeles a une classe difficilement égalable. Costards sombres, borsalinos, cigarettes aux becs, voitures classieuses et colorées, clubs sélect' sur trottoirs bordés de palmiers, héros ténébreux, brutaux et sensibles à la fois, héroïnes sublimes... Dans cette nuit-là, même les méchants sont beaux, et il y a chez les gangsters autant de belles gueules que de balafrés. Et puis, y'a pas à dire, une balade sur Sunset Boulevard après la pluie, une trompette étouffée balayant l'air humide, ça en jette.

3. Parce que les gangsters, c'est tendance
Ils sont partout, ils sont méchants, et c'est pour ça qu'on les aime. Les mafieux, les gangsters, les truands sont à la mode à la télé, des deux côtés de l'Atlantique. Boardwalk Empire, la série produite par Martin Scorsese pour HBO, a désormais une petite sœur anglaise renversante, Peaky Blinders (avec le magnétique Cilian Murphy). NBC prépare une série sur Eliott Ness, et à l'occasion des 80 ans de la mort de Bonnie & Clyde, une minisérie est diffusée ces jours-ci aux Etats-Unis, avec Emile Hirsch et Holly Hunter notamment. A bien y réfléchir, les plus grandes séries de l’Histoire en sont truffées : Les Sopranos, bien sûr, mais aussi The Wire et, plus près de nous, Breaking Bad – le modèle inconscient de Walter White, c'est Scarface. Mob City, qui se veut réaliste, a deux vrais gangsters en son cœur : Mickey Cohen et Bugsy Siegel.

4. Pour son beau casting
Les fans de séries pourront jouer à "mais où est-ce que j'ai déjà vu cet acteur ?" dans presque toutes les scènes. Au cœur de l'intrigue, ils reconnaîtront John Bernthal, le Shane de The Walking Dead, dans la peau de Joe Teague. Il a été embauché par Frank Darabont, le créateur de la série de zombies, qui s'est attaqué à Mob City aussitôt viré de sa propre série. Lui aussi ancien de The Walking Dead, Jeffrey DeMunn incarne ici Hal, le supérieur de Teague. Autre revenant, Milo Ventimiglia, porté disparu depuis la fin de Heroes. L'ancien Peter Petrelli incarne Ned Stax, un avocat qui fait de (sales) affaires avec la mafia, et leur sert d'intermédiaire. Aussi au casting, Robert Knepper, le T-Bag de Prison Break, qui n'arrive toujours pas à jouer autre chose que des salops, sous le chapeau du cruel gangster Sid Rothmen. Bonne nouvelle : ils ont beaux singer les méchants des films noirs, tous ces comédiens sont ici plutôt bons.

Le réalisateur Frank Darabont entouré de ses acteurs

5. Pour Frank Darabont
Si dans Mob City les comédiens sont performants, l'atmosphère soignée, la réalisation stylisée, la musique envoûtante, c'est sans doute grâce à Frank Darabont. Le réalisateur des Evadés et de La Ligne Verte, pas toujours génial sur le grand écran, s'est trouvé des atomes crochus avec la télévision. Quoi qu'on pense des hésitations de The Walking Dead, il en a fait une série majeure – avant de prendre la porte. Cinéphile, grand amateur d'œuvres de genre – l'horreur, ici le film noir – Darabont est, à défaut d'être un réalisateur génial, un brillant artisan, qui sait raconter des histoires avec style. Pour ne rien gâcher, c'est une grande gueule, qui a assez d'impact à Hollywood pour imposer sa vision et envoyer paître ceux qui voudraient la contester. Mob City n'a pas fait un carton lors de sa première soirée de diffusion, et, du coup, ne durera peut-être pas très longtemps. Gageons que Darabont s'en remettra, et continuera de proposer des séries originales.                                                                         

Mob City, saison 1, le mercredi sur TNT, aux Etats-Unis.

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