Série : The Hour, pile à l’heure

Sur les pas d’un trio de journalistes londoniens en quête de vérité en pleine Guerre Froide, cette cousine britannique made in BBC de Mad Men mêle suspense, Histoire, politique et élégance. On vous donne 5 bonnes raisons d’y jeter un coup d’œil.

The hour
© BBC (British Broadcasting Corporation -

1. Parce que The Hour revient sur la naissance d’une certaine télévision.

Celle du journalisme télé d’investigation, d’un véritable contre pouvoir, par opposition aux bonnes vieilles actualités, platement récitées et sans recul critique. La série débute à l’été 1956, quelques jours avant le début de la guerre de Suez. Freddie Lyon, un reporter intrépide, Bel Rowley, sa productrice, et Hector Madden, un présentateur, lancent The Hour, la première émission de journalisme d’investigation de la BBC. La série recréée, avec une grande minutie, les plateaux de l’époque, les vieilles caméras, les téléviseurs tremblotants, etc. Surtout, elle confronte l’envie de vérité des journalistes et les tentatives de censure du gouvernement, qui voit d’un mauvais œil que le nouvel opium du peuple serve à contredire ses décisions et à contester ses opinions.

2. Parce que c’est un thriller captivant.

En pleine Guerre Froide, on ne laisse pas les journalistes mener tranquillement l’enquête. Surveillé, suivi, menacé, Freddie Lyon est d’autant plus en danger qu’il fouille dans une affaire d’assassinats qui pourrait être liées aux services secrets anglais et soviétiques : un professeur et une de ses proches sont victimes d’un « accident » et d’un « suicide » suspects. Rues sombres, téléphones sur écoute, fumées de cigarettes, insomnies sur fond de musique jazz, The Hour reprend avec élégance les codes des classiques du cinéma d’espionnage.

3. Parce que les 50s et les 60s sont irrésistibles.

Depuis l’arrivée sur les petits écrans américains de Don Draper et de ses collègues de Mad Men, la télé se replonge dans les trente glorieuses, avec un appétit particulier pour les années 1955-1965. Dans The Hour, comme dans Mad Men, on fume, on boit du whisky sans retenu, on conduit vite et sans ceinture, on jouit sans retenue – ou presque. Les hommes portent la cravate avec classe et nonchalance, les femmes sont belles en jupes tulipes, les montures de lunettes sont subtilement larges, les cheveux savamment gominés. N’est pas Don Draper qui veut, mais Hector Madden et Freddie Lyon confirment la tendance : les 50s et les 60s sont chic.