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Cannes 2017 : tenue pénible exigée

Cannes 2017 : tenue pénible exigée

Bien sûr, à Cannes, il y a les files d’attentes. Et ces histoires de badges qui font passer le système de castes indien pour un modèle de coolitude. Mais il y a, en plus, le règlement sur les tenues. Chaque année, on croit qu’on l’a bien retenu. Eh bien, pas vraiment…

On est bien d’accord : les mecs, question fringues, il faut parfois les recadrer, car ils sont capables de tout : se pointer à une soirée chic en short et Birkenstock (véridique, je l’ai déjà vu). Je suis un mec commettant parfois, à mon corps défendant, des erreurs de casting vestimentaire. A Cannes, cette année, j’ai bien failli avoir tout bon. Comme je travaille pour un magazine féminin, je me suis fait prêter un beau smoking. Mais quelques minutes avant la montée des marches (pour le film Le Redoutable avec Louis Garrel) j’ai réalisé qu’un beau smoking ne faisait pas tout. Il me fallait aussi 1) Un nœud papillon, 2) Une attitude, 3) Du style…

Contrairement au second et au troisième, le premier s’achète. J’ai donc arpenté toute la rue d’Antibes - c’était un dimanche - pour en trouver un que je ne suis jamais parvenu à attacher correctement et que j’ai laissé pendouiller lamentablement à mon cou. Tandis que je faisais la queue, tel un manchot empereur sur la banquise, avec des centaines de mecs habillés tout comme moi, j’ai entendu un vigile dire à un autre vigile: "Tous ceux qui ont des chaussures marrons, faut pas les laisser entrer." J’ai alors regardé avec appréhension mes chaussures neuves en béton armé. Elles étaient noires. Puis j’ai médité sur ce rituel cannois qui insiste sur le fait qu’un garçon, c’est vraiment très différent d’une fille et j’ai confié à ma voisine de file d’attente, habillée en bonbon papillote saveur caramel, à quel point je l’enviais. Celle-ci m’a alors précisé que l’année précédente, elle avait été recalée deux fois de la montée des marches. La première parce qu’elle portait une robe trop courte. La seconde parce qu’elle avait aux pieds des chaussures compensées. On lui a dit : "non, madame, il faut des talons". Elle a beau avoir expliqué que ses problèmes de voûte plantaire lui interdisait d’en porter, ouste, par ici la sortie !

Mais revenons à nos moutons : après avoir croisé sur le tapis rouge un couple d’acteurs français qui semblaient en montée de MDMA (yeux exorbités, bouche de traviole) tant l’intérêt des photographes les galvanisait, je me suis retrouvé au troisième balcon. Comme mes copains pingouins, j’ai alors ôté mon nœud papillon et regardé Louis Garrel alias Jean-Luc Godard s’emporter contre les convenances et prôner la révolution. Redescendu de mon balcon, j’ai soudain réalisé : "zut, le nœud papillon, oublié sur le balcon" ! Bye bye les marches, mais après tout, les projections du matin à 8 h 30, me conviendront très bien.

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