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Rentrée littéraire #3 : les romans étrangers à ne pas manquer

La consécration La sensation La confirmation La révélation 5

Pour élargir nos horizons littéraires et découvrir ce qu’il se fait de mieux au-delà de nos frontières, Glamour.fr a fait sa sélection en matière de littérature étrangère. Embarquement immédiat.

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La consécration

La consécration

Canada, de Richard Ford.

En trente-sept ans de carrière, Richard Ford s’est imposé comme le portraitiste tout en style de la middle class américaine. Cinq ans après son dernier passage en librairie, il revient avec Canada, LE grand roman de la rentrée étrangère.
Ici, Dell Parsons, 66 ans, se souvient de l’année 1960 et du fait-divers tragi-stupide qui fit basculer sa vie de teenager des sixties : le hold-up foireux – et foiré – d’une banque du Montana par ses parents endettés. Pour éviter l’orphelinat, le jeune homme prend la fuite vers le Canada, ses grands espaces où se planquer et ses fugitifs en sursis. Stupéfiant de puissance narrative, Richard Ford déroule un roman magistral sur la fin de l’innocence enfantine et le poids de la filiation. Incontournable.

"Canada", de Richard Ford, Éd de L’Olivier, 476 p., 22,50 €.

Retrouvez la "rentrée littéraire #1" et la "rentrée littéraire #2" sur Glamour.fr.

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La sensation

La sensation

Le guide du loser amoureux, de Junot Diaz.

C’est en 2009 que l’on découvre le "spanglish" cadencé de Junot Diaz. Dans son premier roman La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao (Plon), l’auteur dominicain faisait résonner une langue étrange, mix séduisant de gangsta-rap caribéen et de néologismes pop. Aujourd’hui, il décline cette gouaille chaloupée dans un recueil de nouvelles inclassable et entérine sa passion littéraire pour les séducteurs maladroits et les chicas carrossées.
Ici, on suit les tribulations romantico-foireuses de Yunior : lascar latino chaud du slibard puis mari volage à la libido vorace. Qu’il drague ou trompe, s’enflamme ou se rétame, Yunior finit toujours malheureux. C’est drôle, féroce, torride et même tendre ; on aura tort de s’en priver. 

"Le guide du loser amoureux", de Junot Diaz, Plon, 204, 19 €.

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La confirmation

La confirmation

Le corps humain, de Paolo Giordano.

Physicien dans le civil, Paolo Giordano rencontre un succès foudroyant dès la parution de son premier roman La solitude des nombres premiers (Seuil, 2009). Auteur aux millions de ventes et plus jeune lauréat du prestigieux prix Strega, le romancier turinois croque aujourd’hui la valse des corps éprouvés dans l’enfer du conflit Afghan.
A travers le portrait d’une galerie de jeunes soldats envoyés au charbon, il nous propulse dans l’espace confiné d’une base militaire avancée. Entre désœuvrement aride et tensions internes, chacun attend la prochaine sortie armée, tiraillé entre une peur viscérale et l’envie absurde d’en découdre. Avec ce deuxième roman à l’audace percutante, Poalo Giordono confirme son statut de jeune prodige des lettres italiennes.

"Le corps humain", de Paolo Giordano, Seuil, 414 p., 22 €.

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La révélation

La révélation

Les cent derniers jours, de Patrick McGuinness.

Les cent derniers jours de ce premier roman, ce sont ceux qui précèdent la chute du dictateur roumain Nicolae Ceaușescu. En 1989, après 24 ans de totalitarisme, Bucarest est ravagée par le béton armé, le pays rationné et la contestation muselée. C’est dans cette ambiance déliquescente de fin de régime, qu’un jeune professeur anglais est nommé à la chaire de l’université de la ville. Guidée par un universitaire du cru un peu louche, le narrateur y découvre l’ennui et la corruption, mais aussi et surtout cette sourde envie de liberté qui émane du peuple opprimé.
Patrick McGuinness livre ici une radiographie fascinante du Bucarest de cette période charnière – qu’il connaît pour y avoir vécu – et signe un premier roman implacable et captivant.

"Les cent derniers jours", de Patrick McGuinness, Grasset, 494, 22 €.

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La succession

La succession

Triburbia, de Karl Taro Greenfeld.

TriBeCa, NYC. Dans cet ancien quartier d’entrepôts colonisé par les bobos, les lofts ont poussé aussi vite que les restos. Triangle "gentry arty" de Manhattan, il héberge une faune de branchés friqués. Producteur à succès, photographe de mode ou chef cuisinier millionnaire, avec humour et cruauté, Karl Taro Greenfeld scrute cette tribu créative, embourgeoisée par les golden nineties. Mais sous ce confort siglé Abercrombie, le malaise s’esquisse : tromperie, rivalité, désillusion et banqueroute, pour la clique de nantis la récré est terminée et la quarantaine s’annonce désenchantée.
En mixant une esthétique Sex and the city avec une acuité à la Jay McInerney, Karl Taro Greenfeld cultive une voix aussi hype que railleuse et pourrait bien s’imposer comme la coqueluche de la nouvelle génération d’auteurs new-yorkais. A suivre.  

"Triburbia", de Karl Taro Greenfleld, Philippe Rey, 283 p., 20 €.

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