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Lit List : les 10 incontournables de la rentrée littéraire

Sous le soleil de Satan : "California Girls" de Simon Liberati BD féministe : "Culottées" de Pénélope Bagieu L’ado face au 11 Septembre : "Les règles d’usage" de Joyce Maynard Tu honoreras ton père : "Comment tu parles de ton père" de Joann Sfar 10

La rentrée littéraire millésime septembre 2016 est riche en émotions. Récit intime, conte réinterprété, BD inventive, roman émotionnel… Glamour a fait son choix !

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Sous le soleil de Satan : "California Girls" de Simon Liberati

Sous le soleil de Satan : "California Girls" de Simon Liberati

Les années d’insouciance cultivées par la vague hippie se sont brutalement arrêtées le 9 août 1969, jour où les disciples de Charles Manson ont décidé de faire un carnage. Ils se sont introduits dans la maison où vivaient Roman Polanski et sa femme Sharon Tate et, si le réalisateur n’était pas là, l’actrice et leurs amis furent sauvagement assassinés. Une succession de scènes ultra violentes narrées dans le détail par Simon Libérati, qui, pour s’être plongé dans les archives du procès et de la presse américaine, connaissait jusqu’à "l’impression nénuphar" du bikini de Sharon Tate. Un récit à la fois réaliste et irréel qui fait froid dans le dos. 

"California Girls" de Simon Liberati (Grasset)

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BD féministe : "Culottées" de Pénélope Bagieu

BD féministe : "Culottées" de Pénélope Bagieu

"Chaque lundi, une femme qui ne fait que ce qu’elle veut", annonce le désormais célèbre blog de Pénélope Bagieu, lancé en 2016 et qui raconte donc le destin de femmes de pouvoir. Il y a tous les genres et toutes les époques. Wu Zeitan, la première impératrice chinoise, Margaret Hamilton, une actrice spécialisée dans les rôles de méchantes sorcières, Agnodice, gynécologue de l’Antiquité, Tove Jansson, peintre et mère des Moumines, les sœurs Mariposas, opposantes à la dictature dominicaine, Clémentine Delait, femme à barbe… On les retrouve aujourd’hui dans un album également nommé Culottées. On se régale : c’est un intelligent mais léger, instructif mais non dépourvu d’émotions. Bref, du pur Pénélope Bagieu !

"Culottées" de Pénélope Bagieu (Gallimard) 

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L’ado face au 11 Septembre : "Les règles d’usage" de Joyce Maynard

L’ado face au 11 Septembre : "Les règles d’usage" de Joyce Maynard

11 septembre 2001. Quand elle part au collège, Wendy, treize ans, n’imagine pas qu’elle ne verra plus sa mère. Celle-ci travaille dans l’une des tours du World Trade Center… Elle se retrouve seule avec son beau-père, Josh, et son petit frère Louie. Dans l’attente d’un retour qui ne se fera jamais. Quand son père surgit et lui demande de vivre avec lui en Californie, elle accepte de quitter Brooklyn, sa famille et sa meilleure amie. Et va en apprendre autant sur elle-même que sur le couple formé par ses parents. Très loin d’être un roman pour teenagers (même si ceux-ci peuvent le lire), Les règles d’usage nous fait bénéficier du joli rythme de l’écriture de Joyce Maynard. L’auteur de Prête à tout ou Et devant moi le monde est décidément une des plus belles plumes féminines américaines.

"Les règles d’usage" de Joyce Maynard (Editions Philippe Rey)

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Tu honoreras ton père : "Comment tu parles de ton père" de Joann Sfar

Tu honoreras ton père : "Comment tu parles de ton père" de Joann Sfar

Son père est mort quelques mois plus tôt. Il lui avait demandé d’aller toutes les semaines à la synagogue prier à sa mémoire… Tout ceci, Joann Sfar le rumine alors qu’il est en vacances en Grèce avec ses enfants, loin de son ex-femme, dont il s’est récemment séparé, et de sa nouvelle fiancée. Face à son chagrin, ses souvenirs et son trait de crayon – l’un des rares domaines où il pouvait l’emporter sur son père. Avocat de renom, André Sfar était tombeur de femmes, courageux et téméraire. Pétri d’une admiration traversée par moult sentiments contradictoires (tendresse, agacement, colère, incompréhension), Sfar nous emporte dans un nouveau récit qui prouve qu’en plus d’être un dessinateur accompli, il sait écrire.

"Comment tu parles de ton père" de Joann Sfar (Albin Michel)

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Etre pris en otage : "S'enfuir, récit d'un otage" de Guy Delisle

Etre pris en otage : "S

En 1997, Christophe André, employé de l’ONG Médecins sans Frontières dans le Caucase, est kidnappé en pleine nuit… Des années plus tard, Guy Delisle, que l’on connaît grâce à Shenzhen (qui relatait son expérience professionnelle kafkaïenne en Asie) ou Le Guide du mauvais père (récit hilarant de son apprentissage de la paternité), recueille son témoignage et en tire cette bande dessinée qu’on ne lâche plus jusqu’à la dernière page. On se retrouve enfermés, nous aussi, aux côtés de Christophe André, menotté au radiateur, pris dans une attente pesante… Épure du dessin, petits détails qui font naître l’émotion au détour de pages à la fois monotones et haletantes : Guy Delisle signe l’une des BD les plus réussies de la rentrée.

"S'enfuir, récit d'un otage" de Guy Delisle (Dargaud)  

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Petits crimes entre amis : "Babylone" de Yasmina Reza

Petits crimes entre amis : "Babylone" de Yasmina Reza

Elisabeth, la narratrice du nouveau roman de Yasmina Reza, a 60 ans. Elle se perd facilement dans ses regrets existentiels et la contemplation des photos de Robert Frank. Elle se lie d’amitié avec son voisin du dessus, Jean-Lino. Lui est marié avec Lydie mais néanmoins seul, paumé et esclave du petit-fils de sa femme. Tout ce beau monde se retrouve à une "fête de printemps" chez Elisabeth. Une mauvaise blague et c’est le drame. Comme elle sait si bien le faire, Yasmina Reza met ici en scène (le théâtre n’est en effet jamais bien loin) un récit où un événement a priori mineur déclenche une catastrophe majeure – ou du moins déterminante pour le destin des personnages. Faussement léger, toujours juste.

"Babylone" de Yasmina Reza (Flammarion) 

7 /10

Conte revisité : "Riquet à la houppe" d'Amélie Nothomb

Conte revisité : "Riquet à la houppe" d

Voici le nouveau Nothomb, fidèle à son rendez-vous annuel de septembre. Si sa livraison de 2015, Le crime du conte Neville, nous avait enchantés, celui-ci nous convainc un peu moins. Encore un conte, détourné puisqu’il s’agit de revisiter celui de Riquet à la Houppe, avec les personnages de Déodat (terriblement laid mais si intelligent) et de Trémière (sublime mais peu loquace, voire bébête). On suit leurs destinées parallèles qui ne demandent qu’à se rejoindre… avec quelques bons mots de lady Nothomb. Un roman de rentrée qui se lit facilement et qui ne manque néanmoins pas de faire sourire.

"Riquet à la houppe" d'Amélie Nothomb (Albin Michel)

8 /10

Souvenirs de Marie : "La nuit avec ma femme" de Samuel Benchetrit

Souvenirs de Marie : "La nuit avec ma femme" de Samuel Benchetrit

"Que la vie est jolie quand on en a plusieurs", glisse Samuel Benchetrit, que l’on connaît pour ses romans tels Les chroniques de l’asphalte ou ses films comme J’ai toujours rêvé d’être un gangster. On le connaît aussi pour la place qu’il a tenue auprès de Marie Trintignant, celle d’un mari, puis d’un ex mari toujours aussi tendre. Le temps d’une nuit, il rêve de sa visite, et replonge dans leur passé commun, l’horreur de Vilnius, l’après qu’il dut affronter avec leur fils afin de se reconstruire une nouvelle existence. Sans nommer celui qui l’a tuée, il ne cache ni sa souffrance, ni sa volonté de l’apprivoiser. Peut-être le récit le plus sincère livré par Benchetrit, le plus émouvant aussi.

"La nuit avec ma femme" de Samuel Benchetrit (Plon)

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Jérusalem circa 1959 : "Judas" d'Amos Oz

Jérusalem circa 1959 : "Judas" d

Jérusalem, 1959. Suite à la faillite de son père, qui le prive de tout soutien financier, et au départ de sa fiancée, partie se marier avec un autre, Shmuel Asch abandonne la fac et ses recherches sur Jésus. Il va même quitter la ville lorsqu’il tombe sur une petite annonce offrant logement et petit salaire pour tenir compagnie à un septuagénaire infirme et cultivé. C’est ainsi qu’il rencontre Gershom Wald et sa belle-fille Atalia… dont Shmuel, bien sûr, tombe amoureux. Le temps d’un hiver long et douloureux, tous trois vont se perdre et, parfois, se retrouver, autour d’un sujet complexe qui les concerne tous de très près : Israël. Un beau cru d’Amos Oz, l’un des écrivains les plus réputés du pays, à la fois pacifiste et lucide, qui en profite pour nous donner sa vision du mythe de Judas Iscariote… Passionnant.

"Judas" d'Amos Oz (Gallimard)

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Récit d’apprentissage : "Soyez imprudents les enfants" de Véronique Ovaldé

Récit d’apprentissage : "Soyez imprudents les enfants" de Véronique Ovaldé

Atanasia Bartolome a 13 ans lorsqu’elle découvre l’œuvre du peintre (fictif) Roberto Diaz Uribe au musée de Bilbao. Sous le choc, elle lui voue dès lors un culte peu compris par sa famille. Et décide de consacrer sa vie à sa recherche, alors qu’elle remonte aux origines des Bartolome, drôle de famille dont l’adage, "soyez imprudents les enfants", est inculqué à sa progéniture. Sur 352 pages, ce roman d’apprentissage au féminin signé par la talentueuse Véronique Ovaldé nous emmène aussi bien au pays basque qu’à Paris ou dans les recoins des peintures de ce Diaz Uribe imaginé. Vif et porté par une inextinguible joie de vivre.

"Soyez imprudents les enfants" de Véronique Ovaldé (Flammarion)

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