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Rentrée littéraire #2 : nos 5 coups de cœur

Le plus foudroyant Le plus stupéfiant Le plus cosy Le plus bourru 5

Coup d’audace ou coup de maître, révélation ou sensation, parmi les 555 romans de cette rentrée, Glamour.fr a tranché et sélectionné ses 5 préférés. Laissez-vous tenter.

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1 /5

Le plus foudroyant

Le plus foudroyant

L’invention de nos vies, de Karine Tuil.

Souvent sélectionnée pour les prix d’automne, mais jamais sacrée, Karine Tuil revient cette année avec un roman virtuose qui devrait lui valoir une pluie de lauriers.
On suit ici Sam Tahar, jeune ténor du barreau new-yorkais dont le succès fulgurant repose sur une imposture. Pour faire carrière aux U.S., ce Rastignac en Berlutti a usurpé l’identité de son ami d’enfance, Samuel, écrivain juif raté et mari fébrile de l’incandescente Nina, ex de Sam. Quand le trio se retrouve vingt ans après leur dernière rencontre, les contrastes sont flagrants et les mensonges encombrants.
Avec cette tragédie implacable dans laquelle elle enracine ses obsessions littéraires pour la duplicité identitaire et la menace du communautarisme, Karine Tuil signe la bombe romanesque de la rentrée. Impressionnant.

"L’invention de nos vie", de Karine Tuil, Grasset, 492 p., 20,90 €.

2 /5

Le plus stupéfiant

Le plus stupéfiant

Le Produit, de Kevin Orr.

Trentenaire à la voix cave et au regard métallique, Kevin Orr est scénariste et producteur. Pour sa première fugue littéraire, il signe un texte halluciné qui nous stupéfie par la fureur qui l’habite et le souffle sidérant qui s’en dégage.
Le Produit, c’est le carnet de sevrage, intime et enfiévré, d’un toxico qui décroche. S’extirpant de Paris et de ses nuits toxiques, fuyant un amour fracassé, le narrateur s’exile à New York, dans l’anonymat salvateur des buildings titanesques. Pour survivre et s’en sortir, le trentenaire crâmé écrit. En suivant les ressacs de la dépendance et du manque et au fur et à mesure que l’obsession s’estompe, l’écriture évolue, se structure et l’on voit s’esquisser alors le portrait d’un homme qui renaît et apprend à se pardonner. Addictif.

"Le Produit", de Kevin Orr, Seuil, 200 p., 17 €.

3 /5

Le plus cosy

Le plus cosy

Intérieur, de Thomas Clerc.

Sous l’égide de Xavier de Maistre et de son Voyage autour de ma chambre, l’essayiste et romancier à moustache Thomas Clerc nous fait faire le tour du propriétaire de son appartement parisien. Des moulures au parquet, de l’entrée à la chambre, de l’égouttoir à l’interphone, rien n’échappe à la précision frénétique, voire carrément obsessionnelle, de cet explorateur en pantoufles.
50 m2, trois pièces et même – comble du luxe - une baignoire ; à la faveur des mètre carrés qu’il dévoile, le trentenaire célibataire nous entraîne dans un voyage intime et réjouissant et dessine, en creux, un autoportrait singulier. Huis-clos audacieux et exercice de style excentrique, Intérieur s’impose comme l’OLNI réussi de l’automne. Suivez le guide.

"Intérieur", de Thomas Clerc, l’Arbalète Gallimard, 386 p., 22,90 €.

4 /5

Le plus bourru

Le plus bourru

Faillir être flingué, de Céline Minard.

Ecrivain tout terrain et électron libre des lettres hexagonales, Céline Minard s’est imposée en sept romans comme l’une des voix les plus atypiques du paysage littéraire français. Deux ans après le succès de So long, Luise (Denoël), elle investit la mythologie populaire américaine et revient avec un western calibré.
Sur fond de duels au Colt, de beuveries de saloon et de conquête de l’Ouest, la romancière croque la naissance d’un petit bled à flanc de colline. Voleurs de chevaux, cow-boys bourrus et gourgandines carrossées, d’une plume tantôt lyrique, tantôt burlesque, Céline Minard donne vie à ces pionniers du Nouveau Monde et signe une épopée époustouflante qui transpire bon le sang, la poudre et la poussière.

"Faillir être flingué", de Céline Minard, Rivages, 336 p., 20 €.

5 /5

Le plus pop

Le plus pop

Neverdays, d’Alizé Meurisse. 

Bercée au spleen baudelairien autant qu’aux riffs de rock londonien, Alizé Meurisse, 26 ans, est l’auteure de deux romans poétiques et aériens. Tois ans après son Roman à clef (Allia), le jeune femme revient avec un conte contemporain, variation glam-trash du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde.
Dans Neverdays, elle peint les métamorphoses d’une vedette mégalo-macho qui se shoote à l’anonymat grâce à des injections d’ADN neutre proposée par une clinique pour ultra-VIP. D’une plume cadencée et avec un sens jubilatoire de la métaphore, Alizé Meurisse mixe esthétique pop et codes fantastiques. Avec cette fiction culottée, elle nous précipite dans la ronde entraînante des apparences et fait résonner une "petite musique" charmante et envoutante. Let’s dance !

"Neverdays", d’Alizé Meurisse, Allia, 192 p., 9,20 €.

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