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Livres : 5 faits divers angoissants mais fascinants
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Livres : 5 faits divers angoissants mais fascinants

Le succès de "Chanson Douce", prix Goncourt 2016, l’a prouvé : le fait divers reste une valeur sûre en littérature. Démonstration en cinq classiques du genre.

"De sang froid" de Truman Capote

"De sang froid" de Truman Capote

"A ce moment-là dans Holcomb qui sommeillait, pas une âme n’entendit les quatre coups de fusil qui, tout compte fait, mirent un terme à six vies humaines." C’est-à-dire une famille de quatre personnes, les Clutter, et deux jeunes voyous, Dick Hickock et Perry Smith. Le mobile : 50 dollars… Nous sommes en 1959, dans le Kansas, et Truman Capote, interpellé par ce crime pourtant vite élucidé, décide de revenir en détails et heure par heure sur le pourquoi du comment du meurtre, son jugement et son châtiment en 1965. Il suit les accusés, les soutient, les sonde et les accompagne jusqu’à la peine de mort. En 1966, lorsque paraît De Sang-froid, c’est un énorme succès, qui consacre Truman Capote comme un immense écrivain, lui que l’on ne connaissait que pour le charmant mais moins conséquent Petit déjeuner chez Tiffany.


De sang froid de Truman Capote, Folio.

"La Serpe" de Philippe Jaenada

"La Serpe" de Philippe Jaenada

On connaît l’écrivain Georges Arnaud pour ses romans comme le fameux Salaire de la Peur, adapté au cinéma. Mais en fait, il s’appelait Henri Girard et a jadis été soupçonné d’un triple meurtre : celui de son père, de sa tante et la bonne. A coups de serpe, de plus est, en pleine nuit, alors que lui-même dormait du sommeil du juste dans la maison familiale... Bizarre, n’est-ce pas ? Après avoir traité le destin de la tueuse Pauline Dubuisson dans La petite femelle, Philippe Jaeneda s’attache à cette personnalité ambivalente, reconstituant à la trace les conditions du crime – tout en expliquant ce qu’il est venu faire dans cette enquête. Passionnant !


La Serpe de Philippe Jaenada, Julliard.

 

"Laetitia" de Yvan Jablonka

"Laetitia" de Yvan Jablonka

Souvenez-vous, ce terrible fait divers de l’hiver 2011… Laëtitia Perrais, 18 ans, disparaissait dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011. On la retrouvera des semaines plus tard, en plusieurs morceaux, laissant sa sœur jumelle Jessica désemparée. Racontant son enfance (abandonnée et maltraitée), ses séjours en centre d’accueil puis en famille (pas si angélique qu’on voulait bien le croire), Yvan Jablonka signe un grand livre saisissant sur ce que c’est que d’être une femme, seule, sans soutien moral ni financier et à la merci d’hommes comme Tony Meilhon, l’assassin. Entre récit biographie, enquête et analyse socio-juridique, notre attention ne se relâche jamais.


Laetitia de Yvan Jablonka, Points.

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"L'adversaire" d'Emmanuel Carrère

En janvier 1993, Jean-Claude Romand tuait ses parents, sa femme et ses enfants avant d’essayer de se suicider. Sans succès. Pourquoi un tel acte ? Parce qu’il se faisait passer pour un médecin de l’OMS. Ce qu’il n’était pas, car il passait en réalité des journées entières à conduire ou sur des aires d’autoroutes, des parkings. Fasciné par cet atroce fait divers, ayant directement rencontré l’assassin et ses proches, Emmanuel Carrère signe un de ses plus grands succès de librairie (ensuite adapté au cinéma) où il explique : "J'ai essayé (…) de comprendre, enfin, ce qui dans une expérience humaine aussi extrême m'a touché de si près et touche, je crois, chacun d'entre nous." Dans ce journal de bord tenu par un Emmanuel Carrère parfois déstabilisé, Jean-Claude Romand nous paraît à la fois proche de nous et hors du monde…

 

L'adversaire d'Emmanuel Carrère, Folio. 

"Les Bonnes" de Jean Genet

"Les Bonnes" de Jean Genet

Deux sœurs, Claire et Solange Lemercier, s’amusent à parodier leur employeuse, Madame. Elles s’inventent des histoires, fouillent dans les biens de leurs maitres. Solange joue Claire, Claire joue Madame… Un jeu dangereux où on ne sait plus très bien qui est qui. Malgré ses dénégations, Jean Genet s’est de toute évidence inspiré d’un fait divers qui avait fait grand bruit. En 1933, les sœurs Christine et Léa Papin avaient assassiné leur Madame à elle, Mme Lancelin, ainsi que sa fille, après leur avoir arraché les yeux et les avoir préparé comme des volailles à cuire. De quoi donner des sueurs froides aux bourgeois amateurs de petit personnel… et inspirer cette pièce ambivalente et profondément dramatique.
 

Les Bonnes de Jean Genet, Folio.

Sophie Rosemont
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