• Minute Crush
  • Calendrier de l

Actuellement en kiosque !

GL cover mag Mai 2016 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir

Litt List : qui sont les signatures féminines de la BD française ?

Zeina Abirached Marion Montaigne Florence Dupré la Tour Marine Blandin 10

Suite à la polémique autour du manque de présence féminine au sein du Festival d’Angoulême, Glamour met les choses au clair : les dessinatrices de BD ne manquent pas en France ! La preuve avec ces dix talents dont on suit attentivement le travail.

LIRE LA SUITE
1 /10

Zeina Abirached

Zeina Abirached

Née à Beyrouth en 1981, Zeina Abirached a fait de la capitale libanaise le cœur narratif de ses livres. Tous publiés chez Cambourakis, Beyrouth Catharsis, 38 rue Youssef Semaani, Mourir Partir Revenir, Le jeu des hirondelles (qui la fait connaître du grand public en 2007), puis un Je me souviens façon Pérec explorent ses origines mais aussi son lien indéfectible à la langue française. Avec un style aisément comparable à celui de Marjane Satrapi, l’auteur et illustratrice a aussi bien étudié au Liban qu’aux Arts Déco de Paris. Son dernier ouvrage, le superbe Piano oriental (paru chez Casterman, sélectionné pour le Festival d’Angoulême 2016 et Prix Phénix de littérature 2015) raconte l’invention musicale de son grand-père, mais aussi ses deux amours : son pays natal et Paris.

© Casterman

2 /10

Marion Montaigne

Marion Montaigne

Née en 1980 à la Réunion, Marion Montaigne a très tôt été passionnée par les recherches scientifiques, l’anatomie des animaux… et le dessin. Elle intègre la prestigieuse école des Gobelins, lance en 2008 un blog de vulgarisation scientifique aussi drôle qu’informatif, Tu mourras moins bête, dont elle publie des planches depuis 2011 – chez Ankama puis Delcourt. Entre temps, elle aura aussi commis une Vie des très bêtes : deux tomes parus en 2008 et 2010 chez Bayard. Sélectionné pour le Festival d’Angoulême 2016, le dernier tome de Tu mourras moins bête, Professeur Moustache étale sa science, est un condensé de réponses désopilantes apportés à des questions cruciales sur Dark Vador, la pâtée pour chien ou la greffe d’une tête d’un être humain sur un autre corps.

© Delcourt

3 /10

Florence Dupré la Tour

Florence Dupré la Tour

Née en 1978 à Buenos Aires, Florence Dupré la Tour grandit entre la Champagne, la Guadeloupe et Lyon. Diplômée de l’école Émile-Cohl, elle s’illustre dans l’animation avant de se lancer dans la BD avec un humour acide juste comme on aime – son blog de critiques BD, Mea Culpa, en offre un bon exemple ! Après Borgnol (écrit avec sa sœur jumelle) ou Cigish ou le maître du je, l’auteur et illustratrice livre avec Cruelle (Dargaud) des drôles de confessions. Alors qu’elle est à l’hôpital, une conversation téléphonique avec sa mère lui rappelle des souvenirs d’enfance. Notamment ceux où elle martyrise (sans le vouloir ?) ses animaux domestiques, comme pour braver les valeurs morales de sa famille. Trait radical, presque caricatural, scénario performant… Cruelle devant être le premier d’une trilogie autobiographique, on a hâte de lire la suite !

© Dargaud

4 /10

Marine Blandin

Marine Blandin

Née en 1984 à Paris, cette espiègle dessinatrice a été formée à l’École européenne supérieure de l’image d’Angoulême. Après avoir participé à l’ouvrage collectif Ginkgo, elle publie ses Fables nautiques (Delcourt) en 2011. Le pitch : des habitués d’une piscine se croisent et empiètent sur le terrain des uns et des autres… En 2015, sa Renard (Casterman) imaginée avec Sébastien Chrisostome a fait grand bruit. L’héroïne est un animal à la fois lucide, cynique et drôle qui gobe sans aucune pitié les bébés de sa voisine la lapine– entre autres méfaits délectables…

© Professeur Cyclope

5 /10

Cati Baur

Cati Baur

Née à Genève en 1973, Cati Baur passe une maîtrise d'art plastique à la Sorbonne et devient libraire. Or, sa passion pour la bande dessinée la mène chez les éditions Delcourt, où elle commence par être manutentionnaire, puis hôtesse d'accueil et, enfin, assistante d'édition. En parallèle, elle lance en 2004 un blog nommé Princesse Capiton. Trois ans plus tard, elle franchit le cap des premières BD avec Vacance et J’arrête de fumer, qui raconte sa propre expérience :  idéal pour toutes celles qui veulent décrocher de la cigarette. Depuis 2011, elle réinterprète la série Quatre Sœurs de Malika Ferdjoukh pour les éditions Rue de Sèvres. Enid, Hortense, Bettina, Geneviève et Charlie prennent vie et visage sans perdre le souffle romanesque d’origine. Le dernier tome paru, consacré à Bettina, poursuit cette saga familiale avec des dessins à la joyeuse expressivité.

© Rue de Sèvres

6 /10

Claire Fauvel

Claire Fauvel

Diplômée de l’école Estienne, en illustration, puis des Gobelins, section cinéma d’animation, Claire Fauvel publie aujourd’hui sa première bande dessinée, après avoir travaillé sur une série d’animation. Et c’est beau ! En racontant l’histoire du Russe Sacha et du Français Alexandre, partis découvrir des paysages d’ailleurs, Une saison en Egypte (Casterman) témoigne d’un amour et d’une connaissance de l’orientalisme assez bluffants. Aussi bien influencée par le manga que par la littérature du XIXe siècle, la dessinatrice semble promise à un bel avenir. A suivre.

© Casterman

7 /10

Annabel

Annabel

Née à Rouen en 1975, Annabel a d’abord fait ses armes dans la publicité et le graphisme avant de se consacrer entièrement à la bande dessinée. En 2008, elle se fait remarquer grâce à la série en deux volets Magus, réalisée avec Cyrus et François Debois, et ne cesse depuis de travailler : La Javanaise (dyptique dont le scénario est signé Debois et Cyrus), et aujourd’hui Rome, saga historique initiée par feu Gilles Chaillet. Publiée deux fois par an, cette série de 13 volumes bénéficie pour chaque volet des illustrations d’un dessinateur différent. Le tome 3,  récemment paru chez Glénat, est l’œuvre d’Annabel, qui capture, avec son sens inné de la physionomie et du détail, la passion dévorante entre César et Cléopâtre

© Glénat

8 /10

Miss Paty

Miss Paty

Née en 1979 à Marseille, Miss Paty dessine depuis l’adolescence et a suivi les cours de l'EMCA (Ecole des métiers du cinéma d'animation) à Angoulême, ville parfaite pour flatter ses penchants pour la BD. Ainsi, si elle travaille comme character designer en studio, elle prend aussi crayons et pinceaux pour exécuter des illustrations presse où s’agitent ses personnages aux grands yeux ronds façon manga. Débutée en 2014, sa série Les Sœurs Moustache (Sarbacane) est un plaisir pour les yeux : la couleur foisonne, les mouvements rythment la cadence… Et les aventures des adorables Maya, Mia et Maï, qui vivent dans la forêt, captivent petits et grands.

© Sarbacane

9 /10

Rachel Deville

Rachel Deville

Née en 1972 dans le Massif Central, Rachel Deville dessine ses premières planches alors qu’elle n’a que 10 ans. Après avoir étudié les arts plastiques à Saint-Etienne, elle part vivre à Barcelone en 2000. Sa première bande dessinée autobiographique (elle y évoque notamment sa relation complexe avec sa sœur jumelle), Lobas, y est publié en Espagne en 2007. De retour en France à la fin des années 2000, elle s’installe là où bat le cœur de la BD, à Angoulême. Depuis, elle a travaillé pour la presse et a aussi publié L’Heure du loup (éditions l’Apocalypse) puis La Maison circulaire (Actes Sud) en 2015, dans lesquels elle raconte ses rêves et surtout ses cauchemars : hypnotisant, tant du point de vue narratif qu’esthétique.

© Actes Sud BD

10 /10

Mai-Li Bernard

Mai-Li Bernard

Faisant partie de la Sélection officiel du Festival d’Angoulême, Mortelle Vinasse (The Hoochie Coochie) est la première bande dessinée réalisée par Mai-Li Bernard, qui comptait déjà Pigmentation d’un discours amoureux à son actif (Dédales, 2014). Contrairement à ce que son nom indique, on a affaire à un objet d’un graphisme aussi minimaliste qu’élégant, décliné en sept actes vaudevillesques, sans dialogue mais néanmoins très expressif. Les trois couples ici contés sont en crise, et les femmes ne comptent pas se laisser faire… Après avoir fait ses études à l’EESI (Ecole Supérieure de l’Image) d’Angoulême, Mai-Li Bernard y a posé ses valises et ses croquis, et semble bien partie pour imposer son trait d’une finesse toute radicale.

© The Hoochie Coochie

Sophie Rosemont

Dans ce diaporama :

Loginnn

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.