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Litt List : portraits de femmes

L’engagée restée dans l’ombre : "Noire" de Tania de Montaigne La star brûlée par Hollywood : "Blonde" de Joyce Carol Oates La photographe qui aimait les "freaks" : "Diane Arbus" de Patricia Bosworth La peintre au destin maudit : "Frida Kahlo" de Rauda Jamis 10

Art, politique, société… Chacune à leur manière, elles ont changé le monde. De Marie-Antoinette à Claudette Colvin en passant par Diane Arbus, découvrez 10 biographies de femmes d’hier et d’aujourd’hui.

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L’engagée restée dans l’ombre : "Noire" de Tania de Montaigne

L’engagée restée dans l’ombre : "Noire" de Tania de Montaigne

La vie méconnue de Claudette Colvin, tel est le sous-titre de ce récit qui a le mérite de nous faire découvrir celle qui, seulement âgée de 15 ans, refusa de se lever et de laisser sa place sous prétexte qu’elle était noire. Nous sommes en Alabama, en 1955, et la lutte anti ségrégation n’en est encore qu’à ses balbutiements. On apprend aussi pourquoi, enceinte d’un homme blanc marié, cette véritable héroïne fut moins mise en avant qu’une certaine Rosa Parks… En s’adressant très directement au lecteur, l’interpellant parfois, en faisant usage d’un style oral et néanmoins longuement réfléchi, Tania de Montaigne livre une biographie brève, sans pathos, mais bel et bien intense.

"Noire", de Tania de Montaigne, parution le 25 mars 2015 (Grasset).

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La star brûlée par Hollywood : "Blonde" de Joyce Carol Oates

La star brûlée par Hollywood : "Blonde" de Joyce Carol Oates

Marilyn Monroe est un mythe comme seul Hollywood peut le construire. Cette biographie très romancée de la célèbre auteure américaine s’ouvre sur la visite de la mort au 12305 Fifth Helena Drive, dernière demeure de l’actrice. De là coule l’histoire d’une petite fille en quête d’amour, dont les monologues intérieurs, remarquablement imaginés par Oates, trahissent les névroses d’abandon, terribles jusqu’à la tuer. Entre la vie tumultueuse de Norma Jean et les échos trouvés dans sa filmographie, on tient là plus de 1000 pages que l’on dévore sans s’ennuyer une seconde.

"Blonde" de Joyce Carol Oates, 2002 (Live de Poche).

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La photographe qui aimait les "freaks" : "Diane Arbus" de Patricia Bosworth

La photographe qui aimait les "freaks" : "Diane Arbus" de Patricia Bosworth

Eminente journaliste américaine, Patricia Bosworth est la seule à avoir autant fouillé dans les archives de Diane Arbus et avoir ainsi saisi toute la complexité de sa personnalité. Issue de la bourgeoisie new-yorkaise, Diane Nemerov (devenue madame Arbus à 18 ans) a très vite trouvé son indépendance dans l’ailleurs, le refus des conventions sociales, la photographie. Elle offrit un autre regard sur l’Autre, aussi monstrueux qu’il soit, mais aussi sur l’Amérique et ses blessures. Cette profonde empathie ne la sauva pas de son suicide, à l’âge de 48 ans. Une belle et sombre histoire racontée avec précision.

"Diane Arbus" de Patricia Bosworth, 2007 (Seuil).

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La peintre au destin maudit : "Frida Kahlo" de Rauda Jamis

La peintre au destin maudit : "Frida Kahlo" de Rauda Jamis

"J’aime beaucoup les choses, la vie, les gens (...) Je n’ai pas peur de la mort, mais je veux vivre. La douleur, ça non, je ne supporte pas " disait Frida Kahlo. Pourtant, des maladies enfantines au terrible accident de bus qui la traversa littéralement de part en part et aux fausses couches, les souffrances ne lui auront pas été épargnées. Si sa relation avec Diego Riviera lui permit d’affirmer plus encore sa forte personnalité artistique, elle la plongea aussi dans un désespoir aigu. Tout ceci, sa compatriote Rauda Jamis le raconte en alternant récit à la première personne et biographie plus classique - un style aussi original que celui de la peintre, inoubliable avec ses turbans et ses robes colorées.

"Frida Kahlo" de Rauda Jamis, 1999 (Babel).

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La rock star au féminin : "Sur la route de Janis Joplin" par Jeanne-Martine Vacher

La rock star au féminin : "Sur la route de Janis Joplin" par Jeanne-Martine Vacher

La route dont il est ici question n’est pas seulement celle qu’a suivi, avec toute la flamboyance qu'on lui connaissait, Janis Joplin jusqu’à sa mort en 1970. C’est aussi celle de la journaliste Jeanne-Martine Vacher, partie aux Etats-Unis sur les traces de la chanteuse, afin de rencontrer ses proches, ses connaissances… Ceux qui l’ont croisée, aimée, détestée parfois. Sexy, aussi masculine que féministe, dévastée par la drogue qui eut raison de son incroyable énergie, Joplin est aussi une icône d’une époque révolue où le peace & love se révoltait contre la guerre du Vietnam. Un beau tableau d’époque étudié à la lumière d’aujourd’hui.

"Sur la route de Janis Joplin" par Jeanne-Martine Vacher, 2010 (Jbz & Cie).

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La reine guillotinée : "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig

La reine guillotinée : "Marie-Antoinette" de Stefan Zweig

Bien avant Sofia Coppola, l’écrivain autrichien Stefan Zweig s’est attaché comme personne ne l’avait fait auparavant à la reine la plus incomprise de l’histoire de France. Avec son sens de l’histoire (avec et sans grand H), il ressuscite l’enfant étrangère mariée à un autre gamin peu balourd qu’elle ne connaît qu’à peine, devenue une adolescente en soif insatiable d’amusements et une femme ambivalente, partagée entre la passion et le devoir… Parmi Marie-Stuart, Balzac ou encore Magellan, il s’agit de la biographie la plus passionnante de Zweig.

"Marie-Antoinette" de Stefan Zweig, 1933 (Grasset, Les Cahiers Rouges).

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L’aventurière au grand cœur : "Baronne Blixen" de Dominique de Saint Pern

L’aventurière au grand cœur : "Baronne Blixen" de Dominique de Saint Pern

"Une poignée de minutes avaient suffi pour savoir qu'entre elle et ce pays totalement inconnu des liens se tisseraient dont il lui avait été impossible d'imaginer la force" : ce pays, c’est évidemment le Kenya, qui hypnotise Karen Blixen. Il lui offrira l’aventure, l’amour mais aussi l’inspiration littéraire... Mais que s’est-il passé avant et après la période Out Of Africa, immortalisée au cinéma par Meryl Streep ? D’une plume alerte, la journaliste Dominique de Saint-Pern revient sur le destin singulier d’une baronne danoise nomade, mondaine, indépendante et libérée.

"Baronne Blixen" de Dominique de Saint Pern, 2015 (Stock).

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L’indétrônable reine du style : "Coco Chanel" de Henry Gidel

L’indétrônable reine du style : "Coco Chanel" de Henry Gidel

Grâce aux biopics qui lui furent récemment consacrés, nous avons découvert l’enfance difficile de Gabrielle Chanel, sa soif de réussite et, surtout, son talent à révolutionner, sans frou frous ni fioritures, l’allure de la femme en la libérant de ses contraintes stylistiques. Cette biographie classique mais qui ne perd pas de vue le pouvoir de l’anecdote et des dialogues raconte, plus en profondeur, son parcours. De la Belle Epoque au début des années 1970, où elle meurt, seule mais respectée, Coco imposa un nouveau langage et garda, en toutes circonstances, la tête haute !

Coco Chanel de Henry Gidel, 2002 (J’ai Lu).

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La plus grande romancière française : "Marguerite Duras" de Laure Adler

La plus grande romancière française : "Marguerite Duras" de Laure Adler

On apprend tout ce que l’on n’avait pas encore deviné en lisant Marguerite Duras, née Donnadieu : son enfance en Asie, l’Amant bien sûr, l’arrivée en France, la Résistance, ses nombreux engagements, ses amours avec Robert Antelme, Dionys Mascolo, et le dernier avant sa mort, Yann Andréa. Brillante journaliste, Laure Adler met aussi en exergue la pluridisciplinarité de Duras, de la poésie de son cinéma à cette écriture blanche qui inspire, encore aujourd’hui, la plupart des auteurs français. Une biographie fleuve et un monument narratif qui s’avère à la hauteur d’une femme exceptionnelle.

"Marguerite Duras" de Laure Adler, 1998-2014 (Folio).

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La princesse des temps modernes : "Kate Middleton" d'Elodie Petit

La princesse des temps modernes : "Kate Middleton" d

Comment cette roturière a réussi à se faire aimer du jeune Anglais le plus convoité du royaume ? En restant simple, réservée, et toute dévouée à l’homme qu’elle aime. Pas très contemporain, certes, mais derrière le joli visage un peu sage de Catherine Middleton se révèle une volonté de fer, une générosité réelle et un appétit de vivre qui, eux, témoignent de la bouffée d’air frais qu’elle apporte à la Couronne britannique. Légère et renseignée, une biographie écrite par une jeune journaliste séduite par cet improbable conte de fées. To be continued.

"Kate Middleton" de Elodie Petit, 2015 (Fayard).

Sophie Rosemont

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