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Juste avant l’apocalypse : "London Fields" de Martin Amis Histoires d’amour victoriennes : "Orgueil et Préjugés" de Jane Austen Dynastie anglaise : "Testament à l’anglaise" de Jonathan Coe Le plus célèbre des petits orphelins : "Les Aventures d’Oliver Twist" de Charles Dickens 10

L’Angleterre, c’est le thé à toute heure de la journée, l’Arsenal et les Beatles, mais c’est aussi une littérature high level. Explications avec 10 auteurs incontournables.

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1 /10

Juste avant l’apocalypse : "London Fields" de Martin Amis

Juste avant l’apocalypse : "London Fields" de Martin Amis

1999. Les crises mondiales sont politiques, nucléaires, sociales et environnementales. Londres est sous tension : la fin du monde est annoncée. Tout comme un assassinat à venir dans ce roman à tiroirs, celui que doit raconter l’écrivain américain Sam Young, gravement malade et peu confiant en son art. Parmi les personnages qu’il rencontre alors, le dangereux Keith Talent ou le trop gentil Guy Clinch. Dans cet étrange récit dont l’étonnante complexité s’avère de plus en plus séduisante au fil des pages, chaque (anti) héros tient son rôle tout en brouillant les cartes… Prenant.

London Fields de Martin Amis, 1989 (Folio).

 

2 /10

Histoires d’amour victoriennes : "Orgueil et Préjugés" de Jane Austen

Histoires d’amour victoriennes : "Orgueil et Préjugés" de Jane Austen

Sud de l’Angleterre, fin du 18ème siècle. Les cinq sœurs Bennett évoluent dans un milieu fermé, conventionnel et volontiers mesquin. Leur mère veut absolument les marier, or le cœur a ses raisons que la raison ignore : en témoignent les couples, d’abord improbables, formés par Jane et Mr. Bingley ou Elizabeth et Mr. Darcy – dépassant les préjugés étouffants et l’orgueil souvent mal placé. C’est beau, d’une lucidité sans fards sur la société d’alors et, surtout, extrêmement bien écrit par la fine mouche qu’était Jane Austen. Une peinture de caractères absolument moderne.

Orgueil et Préjugés de Jane Austen, 1813 (Folio).

3 /10

Dynastie anglaise : "Testament à l’anglaise" de Jonathan Coe

Dynastie anglaise : "Testament à l’anglaise" de Jonathan Coe

Ecrivain raté à tendance dépressif, Michael Owen est un jour contacté par une vieille dame, Tabitha Winshaw, qui lui demande de coucher sur papier l'histoire de sa famille. Le trafiquant d’armes sans scrupules, le politicien hypocrite, la journaliste opportuniste… Entre lutte de pouvoirs et machiavélisme familial, les intrigues des Winshaw pourraient être comparables à celle d’un Dallas version anglaise. L’occasion pour Jonathan Coe, l’un des auteurs phares du Royaume-Uni contemporain, de critiquer sans scrupules les rouages de la société britannique.

Testament à l’anglaise de Jonathan Coe, 1996 (Folio).

4 /10

Le plus célèbre des petits orphelins : "Les Aventures d’Oliver Twist" de Charles Dickens

Le plus célèbre des petits orphelins : "Les Aventures d’Oliver Twist" de Charles Dickens

"S’il vous plaît, monsieur, j’en veux encore" : lorsqu’Oliver Twist ose réclamer une part de gruau supplémentaire, la direction de son orphelinat l’envoie en apprentissage chez un croque-mort. Brimé par l’épouse de celui-ci, il s’enfuit pour Londres où il rencontre une bande de pickpockets… C’est une peinture très noire de l’Angleterre du 20ème siècle que nous livre ici Charles Dickens, qui n’a pas son pareil pour révéler les parties les plus obscures de l’âme humaine. Heureusement, tout est bien qui finit bien… Un classique à lire à tout âge.

Les Aventures d’Oliver Twist de Charles Dickens, 1838 (Livre de Poche).

5 /10

Au plus sombre de l’Angleterre : "Jude l’Obscur" de Thomas Hardy, 1895

Au plus sombre de l’Angleterre : "Jude l’Obscur" de Thomas Hardy, 1895

Thomas Hardy, c’est Tess, c’est Loin de la foule déchaînée mais c’est aussi Jude l’Obscur, sans doute son roman le plus impressionnant. Jeune campagnard en soif d’apprendre, Jude veut étudier à l’université de Christminster (cité universitaire inspirée par Oxford). Mais, après un mariage raté, il tombe amoureux de sa cousine, Sue. Leur couple est très vu, et la misère sociale s’abat sur eux, causant leur perte… Une réflexion sur l’amour maudit mais aussi une critique abyssale de ce qu’étaient les conventions dans une Angleterre de jadis, bien-pensante mais cruellement égoïste.

Jude l’Obscur de Thomas Hardy, 1895 (l'Archipel).

6 /10

D’après une chanson d’Elvis Costello : "Haute Fidélité" de Nick Hornby

D’après une chanson d’Elvis Costello : "Haute Fidélité" de Nick Hornby

Championship Vinyl, tel est le nom du magasin de disques tenus par Rob, Londonien de 35 ans, immature, égoïste et amateurs de classements musicaux… Lorsque la délicieuse Laura le quitte, il souhaite se remettre en question et, après avoir fait le top de ses ex, décide d’aller les revoir. Entre pubs enfumés, humour cynique et mélomanie féroce s’impose un roman servi par la drôlerie typiquement british de Nick Hornby mais aussi générationnel, intemporel et universel. D’ailleurs, l’adaptation cinématographique de Stephen Frears se déroule à Chicago.

Haute Fidélité de Nick Hornby, 1999 (10/18).

7 /10

De l’amour à la politique : "Le Roi Lear" de William Shakespeare

De l’amour à la politique : "Le Roi Lear" de William Shakespeare

Le Roi Lear est l’une des pièces les plus complexes du célèbre dramaturge anglais. L’intrigue est double : d’un côté, le Roi Lear partage son trône entre ses trois filles, en leur demandant en contrepartie leur amour dévoué. L’une d’elle, Cordelia, refuse de jouer la comédie, même si elle adore son père… De l’autre, le comte de Gloucester est manipulé par son fils illégitime Edmund, selon lequel son autre fils Edgar (légitime celui-ci) comploterait contre lui. Evidemment, tout ceci va se terminer dans le sang, après moult trahisons et affrontements. Du grand Shakespeare : beaucoup joué, souvent imité mais jamais égalé.

Le Roi Lear de William Shakespeare, 1606.

8 /10

Métissage made in London : "Sourires de loup" de Zadie Smith

Métissage made in London : "Sourires de loup" de Zadie Smith

Jamaïcaine par sa mère, Anglaise par son père, cette jeune auteure a fait grand bruit avec ce premier roman devenu culte dès sa sortie. Et pour cause : porté par une forte oralité, son style est aussi bariolé, dense et foisonnant que son quartier natal de Willesden, situé en banlieue nord de Londres. "Il n'y a pas plus Anglais que l'Indien, et pas plus indien que l'Anglais…", toutes les cultures se croisent dans Sourires de loup (White Teeth en VO, ce qui n’est pas tout à fait pareil) : orientales, africaines et occidentales. Un hymne au métissage et à la tolérance.

Sourires de loup de Zadie Smith, 2000 (Gallimard / Folio).

9 /10

Jeux interdits à Cambridge : "Le Complexe d’Eden Bellwether" de Benjamin Wood

Jeux interdits à Cambridge : "Le Complexe d’Eden Bellwether" de Benjamin Wood

Étudiant très doué, Eden Bellwether est aussi un organiste virtuose dont la sœur, Iris, tombe amoureuse d’Oscar. Or, ce jeune aide-soignant issu de la middle-class n’a rien à avoir avec leur milieu élitiste… et va payer très cher cette rencontre. Musique classique, tensions sociales, manipulations et hypnose malveillante sont au cœur de ce roman inclassable, situé quelque part entre le roman de mœurs, le récit psychologique et le thriller. Signé par un auteur inconnu de 34 ans, ce premier livre a été salué à juste titre par la critique et par les prix littéraires.

Le Complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood, 2014 (Zulma).

10 /10

Chacun cherche son moi : "Mrs Dalloway" de Virginia Woolf

Chacun cherche son moi : "Mrs Dalloway" de Virginia Woolf

 "Lorsqu’on habite Westminster — depuis combien de temps, en somme, plus de vingt ans? — même au milieu de la circulation, ou lorsqu’on se réveille la nuit, on ressent, Clarissa en avait l’intime conviction, une certaine qualité de silence, quelque chose de solennel; comme un indéfinissable suspens (…) juste avant que ne sonne Big Ben". Un mercredi de juin 1923, Londres. Grande bourgeoise de 50 ans, Clarissa Dalloway revient, le temps d’organiser une soirée chez elle, sur l’histoire de sa vie. Une belle réflexion sur les notions de temps et de destinée, où se croisent moult personnages évoluant dans la capitale anglaise encore marquée par la Première Guerre Mondiale.

Mrs Dalloway de Virginia Woolf, 1929 (Livre de Poche).

Sophie Rosemont

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