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Litt List : les 10 nouveautés de janvier à ne pas manquer

S’imaginer en Audrey Hepburn : "Un instant de grâce" de Clémence Boulouque Balade urbaine et graphique : "Les spectateurs" de Victor Hussenot L’adieu à l’homme que l Bref inventaire façon Auster : "La Pipe d’Oppen" de Paul Auster 10

La rentrée littéraire ne se résumant pas aux mastodontes des librairies, Glamour a choisi l’éclectisme pour une sélection où se croisent roman et BD, amour et violence, fiction et réalité.

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1 /10

S’imaginer en Audrey Hepburn : "Un instant de grâce" de Clémence Boulouque

S’imaginer en Audrey Hepburn : "Un instant de grâce" de Clémence Boulouque

En 1964, alors qu’Audrey Hepburn et son mari de l’époque Mel Ferrer sont de passage à Dublin, celui-ci lui organise un rendez-vous avec son père. Un père qu’elle n’a plus vu depuis l’enfance et qui a abandonné sa famille pour vivre sa vie fasciste pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’occasion pour l’actrice, déjà une star, de se remémorer des souvenirs d’enfance douloureux… Sans spoiler le roman, on peut vous assurer que ces retrouvailles ne furent pas le début d’une longue et tendre relation avec son papa chéri – sans qu’il soit pour autan diabolisé. Mais le plaisir de partager l’intimité d’Audrey Hepburn, la grâce incarnée, est bel et bien là.

"Un instant de grâce" de Clémence Boulouque, Flammarion.

2 /10

Balade urbaine et graphique : "Les spectateurs" de Victor Hussenot

Balade urbaine et graphique : "Les spectateurs" de Victor Hussenot

Plusieurs fois remarqué au Festival d’Angoulême, ce jeune auteur et illustrateur nous avait déjà livré le labyrinthique Au Pays des lignes. Il revient avec Les Spectateurs (déjà paru en anglais), jolie promenade dans les rues d’une grande ville. Comment croise-t-on l’autre, le reconnaît-on (ou pas), comment nos pensées guident nos pas ? La ville devient alors le décor d’une histoire qui pourrait être la nôtre… ou celle de ceux qu’on regarde ! Un roman graphique qui évite le bavardage et mise surtout sur l’esthétisme et les émotions. Un ravissement pour les yeux.

"Les spectateurs" de Victor Hussenot, Gallimard.

3 /10

L’adieu à l’homme que l'on aime : "Chérie je vais à Charlie" de Maryse Wolinski

L’adieu à l’homme que l

"Chaque matin, les réveils sont difficiles. J’ai le sentiment d’être un soldat qui doit se hâter pour être au rendez-vous du prochain combat" : depuis le 7 janvier 2015, la femme de feu Georges Wolinski affronte au quotidien son deuil, ses angoisses et sa colère. Dans ce livre écrit d’une plume alerte et dépourvue de toute ambition tire-larmes, elle raconte le dernier échange avec son époux ce matin du 7 janvier, le déroulé minute après minute de l’attentat (grâce à de nombreux témoignages recueillis) et l’après : l’annonce de cette mort, impensable. Puis le 11 janvier. Et tous les autres mois... Un très beau récit, intime sans être impudique, un indispensable.

"Chérie je vais à Charlie" de Maryse Wolinski, Seuil.

4 /10

Bref inventaire façon Auster : "La Pipe d’Oppen" de Paul Auster

Bref inventaire façon Auster : "La Pipe d’Oppen" de Paul Auster

L’irrésistible écrivain new-yorkais nous revient avec un recueil de textes éclectiques (lettres, conférence, entretien, préface…) qui en dit aussi long sur lui que ses récentes Chroniques d’hiver. Car Paul Auster confie ici ses amours littéraires et artistiques – ce qui compte le plus, n’est-ce pas ? Du poète George Oppen à Nathaniel Hawthorne en passant par George Perec ou Jacques Dupin, il les raconte avec une émotion non feinte, sans oublier pour autant sa lucidité d’écrivain. Qu’il parle de Robbe-Grillet, avec qui il partage l’amour du cinéma au point d’en avoir réalisé des films, ou qu’il livre ses petites méthodes de travail (sur des cahiers quadrillés à petits carreaux), tout est passionnant.

"La Pipe d’Oppen" de Paul Auster, Actes Sud.

5 /10

La quête de soi : "Entre ici et ailleurs" de Vanyda

La quête de soi : "Entre ici et ailleurs" de Vanyda

À 28 ans, Coralie sort d’une longue histoire d’amour et profite de son célibat pour essayer de comprendre qui elle est vraiment : une Française d’origine laotienne cherchant à trouver sa raison d’être. En l’espace de quelques mois, elle se met à la capoeira, rencontre quelques garçons qui deviendront amis ou amant, et, peut-être, celui qui l’aidera à apprivoiser ses origines ? Avec ses jolis traits et ses couleurs douces, cette bande dessinée se lit d’une traite. C’est avec une facilité déconcertante que l’on s’identifie au personnage créé par Vanyda, auteure et illustratrice décidément très douée – qui révèle sans doute beaucoup d’elle-même ici…

"Entre ici et ailleurs" de Vanyda, Dargaud.

6 /10

Les origines de la mode : "La vocation" de Sophie Fontanel

Les origines de la mode : "La vocation" de Sophie Fontanel

On connaît toutes la plume agile et piquante de Sophie Fontanel alias Fonelle, aussi bien dans la presse qu’en librairie, avec notamment son récit L’envie. Aujourd’hui, ce sont ses origines arméniennes qu’explore l’auteure, alternant le passé (celui de sa grand-mère, Méliné, puis de sa mère, Jacqueline) et le présent (lorsqu’elle est nommée rédactrice en chef de la mode de ELLE, qu’elle a quitté au printemps 2015) et une même fascination pour le beau vêtement, l’élégance et l’allure parisienne. Tour à tour drôle, acerbe, émouvant et parfois fantaisiste, La Vocation porte joliment son nom et consacre Mademoiselle Fontanel parmi les écrivaines françaises à suivre de près.

"La vocation" de Sophie Fontanel, Robert Laffont.

7 /10

Récit d’une métamorphose : "À la table des hommes" de Sylvie Germain

Récit d’une métamorphose : "À la table des hommes" de Sylvie Germain

L’un des plus beaux romans de la rentrée littéraire. Nous sommes dans un monde en guerre, au bord du gouffre. La nature, c’est ce qui compte le plus pour Babel, porcinet devenu homme, viscéralement attaché aux forêts, à la terre, et pour qui ses obscures origines ne sont pas matière à réflexion. Carpe diem… L’animal n’est pas celui que l’on croit. On aime déjà l’écriture de Sylvie Germain, d’une poésie singulière qui ne perd pas le lecteur en route, et ce récit nous réconcilie avec ce que nous sommes – en plus de nous permettre d’apprivoiser davantage notre époque. "La paille fraîchement répandue dans l’enclos forme un îlot doré qui luit au soleil du matin, elle exhale une odeur douceâtre…" Voici les premières lignes, on vous laisse maintenant vous inviter à cette Table des hommes.

"À la table des hommes" de Sylvie Germain, Albin Michel.

 

8 /10

Dessiner la solidarité : "L’esprit du 11 janvier" de Serge Lehman et Gess

Dessiner la solidarité : "L’esprit du 11 janvier" de Serge Lehman et Gess

Eté 2015. Pendant ses vacances en Espagne, un homme écrit sur son ressenti post 7 janvier. Ou plutôt post 11 janvier : "Tout est comme avant. Tout est pire qu’avant". Il s’interroge sur les coïncidences quasi surnaturelles qui ont pu avoir lieu, provoquant l’accident de la circulation à Montrouge (qui causa la mort de Clarissa Jean-Philippe) ou le réveil retardataire de Luz le jour de son anniversaire, qui fera de lui un grand absent lors de la tuerie du mercredi 7. Dans un noir et blanc sans équivoques, Lehman et Gess reviennent sur l’incroyable mouvement de solidarité qui a animé les rues parisiennes, et, prenant le contre-pied de la fable pessimiste de Michel Houellebecq, Soumission, incitent à croire aux miracles.

"L’esprit du 11 janvier" de Serge Lehman et Gess, Delcourt.

9 /10

Raconter le pire : "Histoire de la violence" d’Edouard Louis

Raconter le pire : "Histoire de la violence" d’Edouard Louis

Autant vous prévenir tout de suite : la lecture de ce récit (ce n’est pas un roman, pas non plus un récit, pas non plus une autobiographie en tant que telle) basé sur des faits réels pourra heurter les âmes sensibles. Un soir du 24 décembre, après un repas entre amis, Edouard rentre à pied chez lui, près de République, et se fait aborder par un jeune homme nommé Reda. Devant son insistance, il le fait monter chez lui. Pour le pire. En mêlant sa voix propre à celle de sa sœur, à qui il a raconté a posteriori son agression, Edouard Louis nous plonge dans l’infinie brutalité de ce qu’il a subi. Dérangeant mais d’une écriture qui, après Pour en finir avec Eddy Bellegueule, promet un grand talent.

"Histoire de la violence" d’Edouard Louis, Seuil.

10 /10

Kaniuk

Kaniuk

Ceci est le dernier roman livré par l’écrivain israélien Yoram Kaniuk (1930-2013) qui a vécu une vie pleine de péripéties entre Tel Aviv, le désert de la Guerre d’Indépendance et New York. Avant de s’éteindre dans le pays qui l’a vu naître, il nous a laissé ces 127 pages, récit bref et intense des vieux jours d’un artiste, Orlov, qui peint les morts. Un soir, une femme l’appelle, afin qu’il puisse faire le portrait de son époux, tout juste décédé. Dans cette maison où il était plus attendu qu’il ne l’aurait pensé, Orlov revient sur son enfance rocambolesque, (il est le fils d’une Juive européenne et d’un nazi, demi-frère d’israéliens musulmans) et, surtout, sur ce que c’est d’être accompli – tant artistiquement que sentimentalement. Très juste.

"Presque" de Yoram Kaniuk, Fayard.

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