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Litt List : 10 romans pour impressionner son voisin de métro

Le plus imposant : "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell Le plus culte : "Le crépuscule des idoles" de Nietzsche Le plus déjanté : "Pour en finir avec le jugement de Dieu" d Le plus intello : "Tristes Tropiques" de Claude Levi-Strauss 10

Tournez-vous et regardez votre voisin de strapontin : après avoir lu trois lignes par-dessus votre épaule, il vient de fermer son application Facebook. Voici 10 livres pour impressionner toute la rame de métro.

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Le plus imposant : "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell

Le plus imposant : "Les Bienveillantes" de Jonathan Littell

Affronter le métro avec un pavé de 1390 pages n’est déjà pas une tâche aisée, mais que le pavé en question soit un livre aussi brillamment cruel que Les Bienveillantes, voilà qui force le respect. Sept parties nommées d’après des genres musicaux du XVIIe, une Seconde Guerre Mondiale comme fil rouge, un officier S.S. nommé Maximilien Aue à la fois pathétique et terrifiant, une architecture impressionnante et un souffle qui transporte ce récit ultra documenté et parfois éprouvant, Les Bienveillantes ne s’oublient pas de sitôt. Un Grand prix du roman de l’Académie Française et un Goncourt (millésime 2006) amplement mérités.

"Les Bienveillantes" de Jonathan Littell, édité en 2006 par Folio.

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Le plus culte : "Le crépuscule des idoles" de Nietzsche

Le plus culte : "Le crépuscule des idoles" de Nietzsche

Ou comment on philosophe avec un marteau, nous dit sous le sous-titre. Résumant les grandes lignées de la pensée nietzschéenne, Le crépuscule des idoles propose une philosophie inédite et avant-gardiste, ni empêtrée dans une morale chrétienne ni corrompue par une décadence cultivée depuis Socrate. Entre formules choc ("Ce qui ne me tue pas me fortifie") et grandes envolées stylistiques, ce texte met en lumière les contradictions humaines et l’inutilité de ses idoles qui précipiteront la fin de notre monde.

"Le crépuscule des idoles" de Nietzsche, édité en 1888 par Folio.

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Le plus déjanté : "Pour en finir avec le jugement de Dieu" d'Antonin Artaud

Le plus déjanté : "Pour en finir avec le jugement de Dieu" d

À l’origine pensé comme une création radiophonique (l’émission souleva un petit scandale à l’époque), ce texte littéralement habité par ce fou furieux génial qu’était Artaud est à la fois poétique et iconoclaste. Le "corps-xylophène" de l’auteur, pour reprendre les termes d’Evelyne Grossman qui signe la préface, exprime un langage étrange et parfois secoué d’onomatopées. On se souvient alors qu’en plus d’être écrivain, il était aussi un comédien accompli. Le tout est suivi de lettres et d’autres textes tout aussi saisissants.

"Pour en finir avec le jugement de Dieu" d'Antonin Artaud, édité en 1948 par NRF poésie/Gallimard.

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Le plus intello : "Tristes Tropiques" de Claude Levi-Strauss

Le plus intello : "Tristes Tropiques" de Claude Levi-Strauss

Son but était de rendre l’anthropologie accessible au grand public. Mission accomplie, même si Tristes Tropiques reste frappé du sceau Levi-Strauss, celui d’un grand ethnologue qui a su repenser l’homme et ses sociétés. Doté d’une ouverture imparable ("Je hais les voyages et les explorateurs") et d’un vocabulaire certes soutenu mais compréhensible, cet essai mêle expériences personnelles, réflexions sur les différences structurelles entre Amérique tropicale et Inde, et études des rites de tribus amazoniennes. Sans oublier une critique bien sentie des religions occidentales… Idéal pour les transports en commun.

"Tristes Tropiques" de Claude Levi-Strauss, édité en 1955 par Pocket.

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Le plus pop : "Mythologies" de Roland Barthes

Le plus pop : "Mythologies" de Roland Barthes

Le bifteck, le catch, l’abbé Pierre, l’automobile, le music-hall ou le Tour de France : tout ce qui fai(sai)t  le quotidien des Français a été disséqué et analysé comme des mythologies par Roland Barthes au milieu des années 50. En 2015, ces 53 petits textes mordants, qui se dégustent comme des amuse-bouches sociologiques, sont toujours d’actualité dans un monde où l’on parle souvent pour ne rien dire, volontiers dévoré par les selfies, les réseaux sociaux, les supermarchés et la réinterprétation d’un passé glorieux. Super efficace.

"Mythologies" de Roland Barthes, édité en 1957 par Points.

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Le plus stylé : "Les yeux bleus cheveux noirs" de Marguerite Duras

Le plus stylé : "Les yeux bleus cheveux noirs" de Marguerite Duras

Tenir un livre de Duras entre les mains, même transpirante dans une rame bondée à 8h45 du matin, est un gage d’élégance. Evidemment, elle a ses détracteurs, mais elle reste un auteur incontournable, et le titre en lui-même est l’un des plus beaux de la littérature française. L’histoire de ce huis-clos est transcendée par la force de sa narration, ponctuée d’indications scéniques et par l’émotion de ses deux héros, hantés par le souvenir d’un homme aimé, qui "pleurent jusqu’au matin le chagrin mortel de la nuit d’été". Sublime, forcément sublime.

"Les yeux bleus cheveux noirs" de Marguerite Duras, édité en 1988 par les Editions de Minuit.

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Le plus poétique : "Les Souvenirs m'obsèdent" de Tomas Tranströmer

Le plus poétique : "Les Souvenirs m

Honoré du Prix Nobel de Littérature en 2011, le poète suédois Tomas Tranströmer nous a quitté le 26 mars dernier. Ayant étudié la psychologie à l’université de Stockholm, il écrivait tout en travaillant auprès de ceux qui réclamaient son aide, des toxicomanes aux délinquants en passant par les anciens prisonniers. Dans Les Souvenirs m’obsèdent, son seul récit en prose, il raconte son enfance et son adolescence, avec la fluidité d’écriture qui est la sienne : "On a toujours l’impression d’être plus jeune qu’on est. Je porte en moi tous mes visages passés, comme un arbre ses cernes. C’est leur somme qui fait de moi ce que je suis."

"Les Souvenirs m'obsèdent" de Tomas Tranströmer, édité en 2004 par Castor Astral.

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Le plus économiste : "Le Capital au XXIe siècle" de Thomas Piketty

Le plus économiste : "Le Capital au XXIe siècle" de Thomas Piketty

Ici, vous n’échapperez pas à des raisonnements économiques, mais une chose est sûre : vous croirez beaucoup moins à l’efficacité du sacro-saint capitalisme dont on nous a jadis rebattu les oreilles. Directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’École d’économie de Paris, Thomas Piketty a mené quinze ans de recherches pour finalement tirer un bilan lucide et assez catastrophique sur la répartition mondiale des richesses. Sous influence marxiste, Le Capital au XXIe siècle est un ouvrage de référence qui fait toujours son petit effet… même s’il est aussi sévèrement critiqué, attention aux débats à l’heure de pointe.

"Le Capital au XXIe siècle" de Thomas Piketty, édité en 2013 par Seuil.

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Le plus engagé : "Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique" de Naomi Klein

Le plus engagé : "Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique" de Naomi Klein

En voyant son nom inscrit en grandes lettres sur la couverture de l’ouvrage, beaucoup lèveront un souci réprobateur. Car elle en agace plus d’un, cette Canadienne auteur du célèbre No Logo et militante altermondialiste. Sa bête noire : le capitalisme, forcément. Ici, elle recentre le propos sur la question de l’environnement. Selon elle, la lutte contre le réchauffement climatique ne sera réellement efficace qu’en refusant le système capitaliste. Naomi Klein a certes le don de se rendre agaçante, certains de ses raisonnements sont d’une logique implacable.

"Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique" de Naomi Klein, édité en 2015 par Actes Sud.

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Le plus littéraire : "Les Nuits Blanches" de Fédor Dostoïevski

Le plus littéraire : "Les Nuits Blanches" de Fédor Dostoïevski

Cette longue nouvelle divisée en quatre nuits revient sur l’amour (impossible, cela va de soi) entre le narrateur et une jeune orpheline, Nastenka. Espoir, confessions, révélations et trahison, le tout à Saint-Pétersbourg : pas de doute, on est bien chez Dostoïevski. Moins effrayant que Crime et Châtiment, plus digeste et nettement plus transportable, Les Nuits Blanches témoigne du style sobre de l’écrivain russe, dénué de toute illusion sur la nature humaine. Ou comment insuffler un peu de grandeur des sentiments dans l’ambiance malodorante de cette rame de métro…

"Les Nuits Blanches" de Fédor Dostoïevski, édité en 1848 par Babel.

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