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Litt List : 10 livres parfaits à lire sur la plage

Un roman fleuve et choc : "Vernon Subutex" de Virginie Despentes Un portrait générationnel : "Une adolescence américaine" de Joyce Maynard Un recueil de nouvelles : "Ce qui est arrivé aux Kempinski" d Une saga girly : "Les Suprêmes" d 10

Enfin la plage… Et enfin le temps de lire les sorties récentes du printemps, en grand format ou en poche, et de s’acquitter de ses devoirs de vacances littéraires.

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1 /10

Un roman fleuve et choc : "Vernon Subutex" de Virginie Despentes

Un roman fleuve et choc : "Vernon Subutex" de Virginie Despentes

L’une des plus grandes réussites littéraires de cette année réside dans les deux tomes (qui devraient être rapidement suivis d’un troisième) de Vernon Subutex. À travers l’histoire d’un ancien disquaire qui se retrouve, par la force des choses sociétales, à errer chez les uns et les autres, puis dans la rue, Virginie Despentes brosse des portraits d’individus tour à tour attachants, répugnants, exaspérants, inquiétants... Si le deuxième volet fait preuve d’un rythme plus mesuré que l’ouverture de ces Rougon-Macquart 2.1., saupoudré de rock et de débats furieusement contemporains, on reste suspendu aux lèvres d’une conteuse qui se révèle aujourd’hui dans toute son exception.

"Vernon Subutex" de Virginie Despentes, 2015, Grasset.

2 /10

Un portrait générationnel : "Une adolescence américaine" de Joyce Maynard

Un portrait générationnel : "Une adolescence américaine" de Joyce Maynard

En 1971, la jeune Américaine Joyce Maynard est publiée dans le New York Times. Son article brosse le portrait d’une jeunesse qui est la sienne, mais à laquelle elle n’appartient pas vraiment : elle ne se drogue pas, elle est introvertie et contemplatrice... Ce qui lui permet, justement, un regard averti sur autrui. L’article séduit J.D. Salinger, pour qui elle plaquera ses études. Si on sent que l’auteur n’a que 19 ans par certaines formules immatures, elle signe ici un récit intemporel de ce qu’est la jeunesse, aussi cérébrale que frivole, obsédée par son apparence et sous l’emprise du futur à venir. Léger mais réfléchi.

"Une adolescence américaine" de Joyce Maynard, 2013, 10-18.

3 /10

Un recueil de nouvelles : "Ce qui est arrivé aux Kempinski" d'Agnès Desarthe

Un recueil de nouvelles : "Ce qui est arrivé aux Kempinski" d

Paru en poche peu avant l’été, ce recueil de 14 nouvelles est un petit bijou : on connaissait déjà la finesse de la psychologie d’Agnès Desarthe, sa plume légère comme la plume d’un oiseau (animal qu’elle semble beaucoup aimer) et sa disposition à raconter de vraies histoires sans tomber dans le récit attendu. Ici, on est particulièrement émues par Le disciple, qui suit l’attente de toute une vie et la nouvelle-titre, subtile réflexion sur la mémoire. Digeste, chacun des récits se lit vite, mais l’ensemble nous reste longtemps en tête tant il révèle sur ce qui nous passionne le plus au monde : la nature humaine.

"Ce qui est arrivé aux Kempinski" d'Agnès Desarthe, 2014, Points.

4 /10

Une saga girly : "Les Suprêmes" d'Edward Kesley Moore

Une saga girly : "Les Suprêmes" d

Le roman s’ouvre sur une mauvaise nuit d’Odette, qui se retrouve à discuter dans sa cuisine avec sa mère… enterrée six ans auparavant. Non, il ne s’agit pas d’une histoire de zombies, mais de copines liées comme les doigts de la main. Surnommées les "Suprêmes" en clin d’œil au trio féminin mené par Diana Ross, Clarice, Barbara Jean et Odette ont près de la cinquantaine, sont afro-américaines et vivent dans l’Indiana… Dense, à la fois dramatique et drôle, ce roman nous raconte leurs vies, leurs relations et leurs histoires amoureuses tout en offrant une réflexion sur le ségrégationnisme américain.

"Les Suprêmes" d'Edward Kesley Moore, 2014, Babel.

5 /10

Une BD qui prend aux tripes : "Catharsis" de Luz

Une BD qui prend aux tripes : "Catharsis" de Luz

Quand Luz a perdu ses collèges et amis le 7 janvier, il s’est retrouvé seul face à sa peur… et au dessin. « Ce livre n’est pas un témoignage, encore moins un ouvrage de bande dessinée, mais l’histoire de retrouvailles entre deux amis qui ont failli un jour ne plus jamais se croiser », annonce l’auteur en guise de prologue. De la boule dans le ventre à un pigeon atteint de diarrhée en passant par l’amour qu’il porte à celle qui l’a sauvé au matin de l’attentat ou le fait de (re)faire marcher ses petits bonhommes sur le papier, on suit le processus de deuil d’un artiste qui ne perd ni de sa verve, ni de sa sensibilité.

"Catharsis" de Luz, 2015, Futuropolis.

6 /10

Une biographie glamour : "Ingrid Bergman, Le feu sous la glace" de Marine Baron

Une biographie glamour : "Ingrid Bergman, Le feu sous la glace" de Marine Baron

Grande dame chic et audacieuse qu’Ingrid Bergman. Orpheline de mère à trois ans et de père à l’aube de l’adolescence, élevée par des tantes et des oncles, cette Suédoise aux envies d’ailleurs joue très tôt la comédie – son deuxième souffle. S’il s’agit d’une actrice fabuleuse qui a inspiré les plus grands réalisateurs et détentrice de deux Oscars, elle était aussi une amoureuse passionnée : pour Robert Rossellini, elle affronte le scandale, quittant mari et enfant pour le suivre en Italie… Un récit documenté et, surtout, une vie palpitante retranscrite par la chercheuse Marine Baron.

"Ingrid Bergman, Le feu sous la glace" de Marine Baron, 2015, Les Belles Lettres.

7 /10

Un roman sur l'identité : "Americanah" de Chimamanda Ngozi Adichie

Un roman sur l

La très douée Chimamanda Ngozi Adichie revient avec un nouveau roman où elle narre le statut d’immigrant africain aux Etats-Unis à travers le personnage d’Ifemelu, Nigériane qui, après des longues années à batailler pour (faire) oublier sa couleur de peau, revient au pays. On replonge, en même temps qu’elle, dans tout ce qu’elle y avait laissé, y compris son grand amour Obinze… Malicieux, émouvant, ironique, ce récit explore les complexités de la condition noire, en Afrique et ailleurs, et de l’identité au sens le plus large du terme.

"Americanah" de Chimamanda Ngozi Adichie, 2013, Gallimard.

8 /10

Un vaudeville amoureux : "A toi" de Claudia Piñeiro

Un vaudeville amoureux : "A toi" de Claudia Piñeiro

Quand Inès trouve un cœur dessiné au rouge à lèvres dans la sacoche de son mari, son monde s’écroule. Mais elle n’a pas le temps de se morfondre : en suivant son Ernesto chéri, elle le voit tuer accidentellement ce qui semble être sa maîtresse. Pendant ce temps-là, leur fille ado, Lali, se retrouve confrontée à une grossesse non désirée. Ce n’est que le début d’un récit vaudevillesque où se croisent les intrigues parentales et les pérégrinations de la jeune fille – dont ils ne savent rien… Le tout dans un souci des apparences parfaitement bourgeois. Un peu thriller sur les bords, plutôt drôle, vif et rondement bien mené, À toi est à dévorer sur la plage.

"A toi" de Claudia Piñeiro, 2015, Actes Sud.

9 /10

Des confessions intimes : "Histoire d'une femme libre" de Françoise Giroud

Des confessions intimes : "Histoire d

1960. Françoise Giroud vient d’essayer de se suicider : son grand amour, Jean-Jacques Servan-Schreiber, l’a congédiée de L’Express après leur rupture. Mais on force la chambre où elle s’était calfeutrée et on la ramène à la vie. En convalescence, elle n’a d’autre choix que de coucher par écrit ce qui l’a conduit jusque-là : son enfance sans père ou presque, les méfaits dont elle fut accusée à tort au pensionnant, ses débuts de dactylo, la rencontre avec Marc Allégret, son expérience fondatrice au ELLE et, bien sûr, l’immense collaboration, passionnelle et absolue, avec JJSS. Des confessions pudiques, rédigées par une femme à la tête très froide, mais qui n’en perdent pas leur force émotionnelle.

"Histoire d'une femme libre" de Françoise Giroud, 2002, Folio.

10 /10

Un polar 2.1 : "Ce qu'il reste d'Alice" de T.R. Richmond

Un polar 2.1 : "Ce qu

Si vous vous déconnectez sur la plage (et vous avez bien raison), ce livre vous empêchera toute sensation de manque tant il se nourrit des systèmes narratifs des réseaux sociaux. Quand on retrouve le corps sans vie d’Alice Salmon, brillante journaliste de 25 ans, son ancien professeur Jeremy Cooke part à sa recherche… via des tweets, statuts Facebook et autres Spotify. Tout est bon pour retrouver sa trace à travers ses écrits, ses playlists musicales ou ses SMS. Si la construction peut en surprendre plus d’un par son aspect fragmenté et très hétérogène, le cheminement de cet homme en fin de course, en quête du moindre détail, accroche le lecteur pour ne plus le lâcher.

"Ce qu'il reste d'Alice" de T.R. Richmond, 2015, Calmann-Lévy.

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