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Litt List : 10 livres à lire après une rupture

Etat des lieux de l’abandonnée : "Beaux rivages" de Nina Bouraoui Casting 5 étoiles pour chagrin d’amour public : "Rien de grave" de Justine Lévy Etre seule plutôt que mal accompagnée : "Le journal de Bridget Jones" d Se faire prendre à son propre jeu : "L 10

En littérature aussi, on subit des déceptions amoureuses cuisantes, dont on se relève… ou pas. Panorama des romans d’hier et aujourd’hui racontant des chagrins qui pourraient être les nôtres.

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Etat des lieux de l’abandonnée : "Beaux rivages" de Nina Bouraoui

Etat des lieux de l’abandonnée : "Beaux rivages" de Nina Bouraoui

Lorsque la narratrice, A., se fait quitter par Adrian du jour au lendemain, elle est dévastée. Lassé par leur relation à distance (il vit à Zurich, elle à Paris), il l’a quittée pour une autre. On suit, comme si c’était nous, les hauts et surtout les bas de cette femme qui passe par les phases que l’on connaît si bien : espionner la rivale, fantasmer sur son ex, qu’on imagine à nouveau à soi, essayer tant bien que mal de se reconstruire... Fluide, épuré, empreint d’une vérité universelle. Dixit Nina Bouraoui : "J’ai écrit Beaux rivages pour tous les quittés du monde (…) Pour ceux qui pensent qu’ils ne sauront plus vivre sans l’autre et qu’ils ne sauront plus aimer."

 

"Beaux rivages" de Nina Bouraoui (JC Lattès).

2 /10

Casting 5 étoiles pour chagrin d’amour public : "Rien de grave" de Justine Lévy

Casting 5 étoiles pour chagrin d’amour public : "Rien de grave" de Justine Lévy

Avec ce livre où chacun a reconnu les protagonistes bien réels qui l’auraient inspiré, Justine Lévy retrace son chagrin lorsque son grand amour Adrien (alias Raphaël Enthoven) la quitte pour la compagne de son propre père (Jean-Paul Enthoven, donc), une certaine Paula (Carla Bruni), "belle et bionique, avec un regard de tueuse". Pétrifiée par un manque de confiance en elle, assez improbable connaissant l’aura de son père (BHL), Justine Lévy raconte avec une véritable justesse sa douleur, sa colère et son incompréhension face à cette triste situation : se faire quitter pour une plus belle et plus assurée que soi. D’où un gros carton en librairie pour ce roman à la fois VIP et profondément banal.

 

"Rien de grave" de Justine Lévy (Livre de Poche).

 

3 /10

Etre seule plutôt que mal accompagnée : "Le journal de Bridget Jones" d'Helen Fielding

Etre seule plutôt que mal accompagnée : "Le journal de Bridget Jones" d

La célibataire la plus célèbre du Royaume-Uni a fait de la déception sentimentale une expertise de haute volée. Les "enfoirés affectifs", Bridget Jones connaît bien. Entre son séduisant patron Daniel Cleaver et le brillant avocat Mark Darcy, son cœur ne balance pas vraiment, il bat plutôt la chamade, n’importe quand et n’importe comment. Bridget va devoir prévoir beaucoup de boîtes de Kleenex, de litres d’alcool et de crème glacée, rendant ainsi la thématique du chagrin d’amour drôle et caustique. Le summum de la chick lit.

 

"Le journal de Bridget Jones" d'Helen Fielding (Albin Michel/ J’ai Lu).

 

4 /10

Se faire prendre à son propre jeu : "L'amour dure trois ans" de Frédéric Beigbeder

Se faire prendre à son propre jeu : "L

"Après trois ans, un couple doit se quitter, se suicider, ou faire des enfants, ce qui sont trois façons d'entériner sa fin" : au moins, le message est clair dès le début. Pour Marc Marronnier, le héros fétiche de Frédéric Beigbeder, son histoire avec Anne est condamnée au bout de ces fameux trois ans. Et puis il rencontre la belle Alice, qui pourrait bien lui faire réviser son jugement péremptoire… Pour le meilleur et pour le pire ? Malgré sa mondanité extrême, son humour acerbe et sa fausse légèreté, Beigbeder brosse un portrait touchant de notre incapacité à aimer pour de bon, et pour longtemps. Quitte à en avoir le cœur brisé.

 

"L'amour dure trois ans" de Frédéric Beigbeder (Livre de Poche).

 

 

5 /10

Le théâtre de Racine comme remède : "Titus n'aimait pas Bérénice" de Nathalie Azoulai

Le théâtre de Racine comme remède : "Titus n

Lorsque Titus la quitte, préférant retourner dans le giron de sa femme, Bérénice est affreusement malheureuse. Pour tromper sa peine, elle essaye alors dans une drôle de thérapie : Racine. Son chagrin la rend folle amoureuse de la prose de l’auteur de Phèdre et d’Andromaque, celui qui savait mettre en scène la violence de l’amour comme personne. Roman singulier qui penche parfois vers l’écriture de l’essai, doté d’une écriture lisible et souple, Titus n'aimait pas Bérénice offre une clé à nos désespoirs amoureux contemporains en plongeant dans le passé de grands hommes de lettres. A essayer à la prochaine rupture ?

 

"Titus n'aimait pas Bérénice" de Nathalie Azoulai (P.O.L).

 
6 /10

Trio tragique : "La princesse de Clèves" de Madame de Lafayette

Trio tragique : "La princesse de Clèves" de Madame de Lafayette

Ici, il ne s’agit pas d’un seul chagrin d’amour mais de trois ! La Princesse de Clèves est follement éprise du duc de Nemours, sans espoir puisqu’elle est mariée. Alors que ce dernier désespère de la conquérir, l’époux, lui, est accablé à l’idée qu’elle en aime un autre. Un malheur collectif qui se conclut en tragédie quasi grecque, malgré la bonne volonté de chacun à essayer (vainement) de surmonter ses sentiments. Un monument de la littérature d’une rare finesse psychologique qui a l’avantage de nous faire sentir plutôt chanceuses face à ce torrent dramatique.

 

"La princesse de Clèves" de Madame de Lafayette (Etonnants classiques).

7 /10

L’amour sacrifié à l’argent : "Eugénie Grandet" d'Honoré de Balzac

L’amour sacrifié à l’argent : "Eugénie Grandet" d

Tomber amoureuse d’un homme un peu perdu, fragile, dandy sur les bords, mais qui se révèle, avec la maturité, froid et calculateur. Schéma banal que subit la douce Eugénie Grandet, fille d’un homme viscéralement radin et folle amoureuse de Charles, à qui elle donne toutes ses économies... pour ne plus jamais les revoir ! Et sans être récompensée pour son abnégation. Grand roman balzacien dressant le bilan de la médiocrité des ambitions personnelles et de la souffrance des déceptions amoureuses, Eugénie Grandet est l’un des fleurons de La Comédie Humaine.

 

"Eugénie Grandet" d'Honoré de Balzac (Folio).

 
8 /10

L’amour malheureux dans toute sa souffrance : "Les souffrances du jeune Werther" de Goethe

L’amour malheureux dans toute sa souffrance : "Les souffrances du jeune Werther" de Goethe

"J’ai tant à souffrir ! Quoi ! Il y a donc eu déjà avant moi des hommes aussi malheureux !" Pas de chance pour le sensible Werther, apprenti artiste et grand amateur de poésie : l’objet de son affection, une dénommée Charlotte, est déjà fiancée. Et l’heureux élu est plutôt sympathique... Une histoire d’amour impossible, donc, qui va plonger Werther dans un profond désespoir. A l’époque de sa parution, à la fin du 18e siècle, ce roman épistolaire de Goethe choqua la morale mais s’imposa aussitôt comme un grand classique de la littérature amoureuse.

 

"Les souffrances du jeune Werther" de Goethe (Folio).

 
9 /10

Premier amour, premier chagrin : "La première défaite" de Santiago H. Amigorena

Premier amour, premier chagrin : "La première défaite" de Santiago H. Amigorena

"Je souffrais d’une souffrance minérale si solide qu’aucun autre sentiment, qu’aucune autre pensée, qu’aucune autre sensation ne me traversaient." Après deux ans de passion dévorante, Philippine quitte Santiago, encore fou amoureux d’elle. Pendant quatre ans, il va ressasser sa douleur, la traîner ici et là, à l’étranger ou dans les bars parisiens, avant de retrouver goût à l’amour – partagé, cette fois. Autofictionnel et non dépourvu de narcissisme, La première défaite narre remarquablement le pouvoir étrange du premier chagrin d’amour, celui dont on pense ne jamais pouvoir se remettre. Brillamment écrit.

 

"La première défaite" de Santiago H. Amigorena (P.O.L).

10 /10

Autopsie du chagrin d’amour : "Tout cela n'a rien à voir avec moi" de Monica Sabolo

Autopsie du chagrin d’amour : "Tout cela n

De l’aveuglement, des antécédents et de l’effondrement : en trois parties, Monica Sabolo nous dresse un cahier des charges digne de ce nom du chagrin d’amour. Elle aime passionnément XX et ce n’est pas réciproque. Mais Tout cela n'a rien à voir avec moi n’est pas un roman comme les autres, du point de vue formel : il se nourrit de mails, de SMS, de listes d’objets, de photographies personnelles (de son enfance, de sa mère ou du briquet qu’elle a volé à XX)…  Cependant, on dépasse le côté patchwork autofictionnel lorsqu’elle replonge dans les origines de sa naissance.

 

"Tout cela n'a rien à voir avec moi" de Monica Sabolo (Pocket).

 

Sophie Rosemont

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