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Litt List : 10 livres à emporter dans sa valise pour les vacances d'été

Un premier roman : "En finir avec Eddy Bellegueule" d Des mémoires : "Suivez mon regard" d Un manga : "Sangsues" de Daisuke Imai Un récit impertinent : "La facture" de Jonas Karisson 10

Du premier roman au policier en passant par le recueil de poème ou le manga, "Glamour" a choisi dix livres à glisser dans votre sac à dos de randonneuse ou votre valise de jet-setteuse.

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1 /10

Un premier roman : "En finir avec Eddy Bellegueule" d'Edouard Louis

Un premier roman : "En finir avec Eddy Bellegueule" d

À 21 ans, le Normalien Edouard Louis a fait une apparition choc dans la littérature française en racontant l’histoire d’un garçon né dans la classe ouvrière du Nord de la France. Plus maniéré que les autres membres de sa famille, qui rivalisent de brutalité, Eddy Bellegueule est maltraité par les gamins sadiques et intolérants de son collège. Il va devoir se construire en subissant l’ignorance crasse de son entourage… Un style direct mais subtil, une rage savamment contenue, un fil narratif que rien ne semble dénouer : on se rapproche ici de l’autofiction dans tout ce qu’elle a de plus sincère et de saisissante.

"En finir avec Eddy Bellegueule" d'Edouard Louis, Points, 2015.

2 /10

Des mémoires : "Suivez mon regard" d'Anjelica Huston

Des mémoires : "Suivez mon regard" d

S’il n’y a qu’une autobiographie à emporter dans sa valise, ce serait celle-ci. On y trouve tout ce que l’on aime : saga familiale, passion artistique, amours contrariées. Le tout dans un cadre ultra people, la fascinante Anjelica n’ayant pas oublié d’avoir un carnet d’adresses 5 étoiles. De son enfance retirée dans la campagne irlandaise au bling des collines Hollywood, elle nous raconte son quotidien nourri d’anecdotes inattendues même si parfois dispensables (la fille de Mick Jagger qui demande du jus de fraises en novembre) et se montre étonnamment sincère lorsqu’elle évoque les grands amours de sa vie : Jack Nicholson et son père Jack Huston.

"Suivez mon regard" d'Anjelica Huston, les Editions de l’Olivier, 2015.

3 /10

Un manga : "Sangsues" de Daisuke Imai

Un manga : "Sangsues" de Daisuke Imai

Le trentenaire japonais Daisuke Imai est l’un des jeunes talents les plus prometteurs du manga. Pour preuve sa série Sangsues, dont le premier tome vient de paraître en France (les quatre autres seront publiés en août, octobre, janvier 2016 et mars 2016). La jeune Yoko passe sa vie à se glisser dans les appartements des autres pour y manger, se laver ou encore dormir. Ses retrouvailles avec un ancien camarade de classe la confronte à un monde qu’elle ne connaît pas, celui des sangsues… Avec son noir & blanc tout en contraste et un scénario bien ficelé, Imai signe un manga à suspens mais aussi à message social. À suivre de près…

"Sangsues" de Daisuke Imai, Casterman, 2015.

 

4 /10

Un récit impertinent : "La facture" de Jonas Karisson

Un récit impertinent : "La facture" de Jonas Karisson

En plus d’être un acteur doué, le Suédois Jonas Karlsson use de sa plume avec talent… Ce petit roman est un régal : le narrateur reçoit un beau jour une facture de 5 700 0000 couronnes pour avoir vécu une existence plutôt satisfaisante jusqu’ici. En effet, l’administration nationale a décidé d’imposer ses citoyens sur leur taux de bonheur ! À la fois fable sociale satirique et roman d’amour alambiqué, dotée d’un narrateur attachant et d’un humour nordique acide comme il faut, La facture nous fait prendre conscience à quel point notre vie est… précieuse.

"La Facture" de Jonas Karlsson, Actes Sud, 2015.

5 /10

Une recette du bonheur : "Lâcher prise sans laisser tomber" de Coco Brac de la Perrière

Une recette du bonheur : "Lâcher prise sans laisser tomber" de Coco Brac de la Perrière

Et si on profitait des vacances pour retrouver notre équilibre intérieur ? "S’il convient de travailler pour gagner sa vie, n’est-ce pas trop cher payer que de tomber malade ?" demande cette coach adepte de la Pleine Conscience. Du réveil au travail, du travail aux tâches ménagères, elle nous remet en question en nous indiquant méthodes, trucs et astuces pour savourer enfin la vie comme il se doit. "Un cerveau n’existe pas sans corps", dit-elle. La méditation et le lâcher-prise apprennent à prendre soin des deux.

"Lâcher prise sans laisser tomber" de Coco Brac de la Perrière, Fayard, 2015.

6 /10

Un policier : "Dans la ville en feu" de Michael Conelly

Un policier : "Dans la ville en feu" de Michael Conelly

Le dernier roman du maître du polar américain met une nouvelle fois en scène l’inspecteur Harry Bosch. Il doit ici se replonger dans le dossier opaque de la mort d’une journalise danoise, en 1992, alors que Los Angeles était secouée par des émeutes raciales d’une rare violence, suite à l’acquittement de deux policiers ayant battu un jeune noir. L’histoire se répète, dans la réalité comme dans la fiction… Le récit surfe entre les deux époques avec brio tout en fouillant dans les affres psychologiques d’Harry Bosch lui-même, vétéran traumatisé du Vietnam.

"Dans la ville en feu" de Michael Connelly, Calmann-Levy, 2015.

7 /10

Un recueil de poèmes : "Poésies" de Marceline Desbordes-Valmore

Un recueil de poèmes : "Poésies" de Marceline Desbordes-Valmore

La trop longtemps mésestimée Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) a pourtant influencé Verlaine, Anna de Noailles ou Renée Vivien. Une vie faite de séparations, de deuils et de déceptions ne l’a pas empêché de trouver des véritables illuminations : la finesse de ses poésies nous bouleverse encore aujourd’hui. Des fréquentes éditions annotées comme celle de Folio Classique rend justice à des pièces telles que Les Séparés (chantés par Julien Clerc ou Benjamin Biolay) : "N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes/ Ne demande qu'à Dieu...qu'à toi, si je t'aimais!/ Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes/C'est entendre le ciel sans y monter jamais."

"Poésies" de Marceline Desbordes-Valmore, Folio,1983.

8 /10

Un Prix Nobel : "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" de Patrick Modiano

Un Prix Nobel : "Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" de Patrick Modiano

Quand, pour accéder à la requête d’un homme qui lui a retrouvé son carnet de notes, Jean Daragane se retrouve à devoir enquêter sur une personne dont il pensait ne rien savoir, il ouvre la porte sur un passé enfoui très, très loin… "Je ne puis pas donner la réalité des faits, je n’en puis présenter que l’ombre" : cette citation de Stendhal ouvre le dernier roman en date de Modiano. En effet, Pour que tu ne te perdes pas… fait singulièrement écho au sublime Rue des Boutiques Obscures, qui avait consacré l’auteur français en 1978. Le temps doit être retrouvé et les souvenirs à reconquérir et, comme d’habitude, c’est très beau.

"Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier" de Patrick Modiano, Gallimard, 2014.

9 /10

Une BD historique : "Les rêveurs lunaires" de Cédric Villani et Edmond Baudoin

Une BD historique : "Les rêveurs lunaires" de Cédric Villani et Edmond Baudoin

Nous sommes pendant la Seconde Guerre Mondiale. Deux Anglais (Alan Turing et Hugh Dowding), un Allemand (Werner Heisenberg – aucun rapport avec Breaking Bad) et un Polonais (Leo Szilard) ont, chacun à leur manière et sans communiquer entre eux, participé à des tournants décisifs du conflit. En plus de gérer leurs tourments existentiels… Leur point commun ? Ce sont des génies pas ou peu reconnus de leur vivant. Cette bandes-dessinées très documentée leur rend aujourd’hui justice, tandis que son graphisme fluctuant réussit à créer une atmosphère spécifique à chaque personnage. Passionnant.

"Les rêveurs lunaires" de Cédric Villani et Edmond Baudoin, Gallimard/Grasset, 2015.

10 /10

Un roman d'amour : "Adultère" de Paulo Coaelho

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La vie ne vaut d’être vécue sans amour – ou, plutôt, sans passion ? C’est la question que se pose Linda, une brillante journaliste dont la vie sentimentale bascule lorsqu’elle revoit Jacob, un ancien petit ami. Doit-elle mettre en danger son existence confortable (belle maison, mari agréable et gentils enfants) pour conquérir ce dernier ? Plongée dans les pensées intimes d’une femme qui n’arrive plus à savourer son quotidien, Adultère est un faux roman d’amour qui se lit avec aisance sans être inoubliable. Parfait pour la plage.

"Adultère" de Paulo Coelho, J’ai Lu, 2014.

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