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Les têtes à claques de la rentrée littéraire

Christine Angot Florian Zeller Philippe Delerm Max Monnehay 5

Etalés dans toutes les vitrines, omniprésents dans les gares et les supermarchés, on se les dispute déjà dans les médias. Bientôt, ils seront votre pire cauchemar.

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1 /5

Christine Angot

Christine Angot

Les claques, elle les attendait. Depuis le début de l’été, son nouveau roman Une semaine de vacances, court roman sur l’inceste et la domination, fait l’objet d’un gigantesque lol-concours sur les réseaux sociaux et les sites de presse. D’abord, il y a eu l’argumentaire marketing et sadomaso reçu par les critiques : « une audace à couper le souffle, un morceau de littérature dont on ne sort pas indemne (sic)». Puis, la fuite de quelques « bonnes feuilles » : « il est assis sur la lunette en bois blanc des toilettes, la porte est restée entrouverte, il bande ». Finalement, retournement de tendance le jour de la sortie du roman, le 5 septembre : Libération et Médiapart crient au chef d’œuvre et au « grand retour » d’Angot. Un sursaut qui ne lui permet pas une place dans la première sélection du Goncourt.

Vous la verrez sûrement : Comme Olivier Adam, également absent de la sélection Goncourt, Angot sera affichée en grand format sur les vitres des boutiques Relay, portée aux nues ou taillée en pièces dans les hebdos généralistes et culturels.

2 /5

Florian Zeller

Florian Zeller

Souvent les têtes à claque tendent l’autre joue. Le jeune auteur à mèche n’a pas démérité en présentant son roman sous un titre kundérien, La Jouissance, et en soulignant bien par le sous-titre qu’il s’agissait - c’est à la mode - d’un livre sur le réel et sur son temps. Bref, "un roman européen". Ambitieux, Zeller met en parallèle l’histoire d’un couple et celle de la construction européenne : étincelles, construction, lassitude, boucherie. Au final, le lecteur subit à peu près le même sort.

Vous le verrez sûrement : au Grand Journal, à On n'est pa couché... Bref, sur tous les plateaux télé où la mèche blonde est de mise. Ou pas. Le pauvre vient de recevoir le dix-septième prix des Forêt des Livres en Touraine...en même temps que Valéry Giscard d'Estaing. De quoi le faucher en pleine jeunesse.

3 /5

Philippe Delerm

Philippe Delerm

Il y en a qui tendent l’autre joue et d’autres qui se mettent eux-mêmes les claques. Non content de sa première gorgée de bière, Philippe Delerm remet le couvert en s’attaquant à nos "petites phrases toutes faites". Il en est malheureusement la première victime et passe "pour un vieux con", comme il le prédit dans son titre (Je vais passer pour un vieux con, donc).

Vous le verrez sûrement : chez votre grand-mère, à Noël dans le top 10 des meilleures ventes du supermarché, dans les toilettes de votre médecin traitant.

4 /5

Max Monnehay

Max Monnehay

Vous commencez à avoir suffisamment d’expériences pour vous méfier des argumentaires des éditeurs (ici, on nous vantait « un style acéré ») et savoir que la tête à claques est bien souvent masochiste. Ici le titre, Géographie de la bêtise, aurait dû activer vos warning.

Vous la verrez sûrement : aux mêmes endroits que Zeller, si elle ne commet pas l’erreur de s’afficher aux côtés de VGE.

5 /5

Viola Di Grado

Viola Di Grado

Tête à claques malgré elle, cette jeune écrivaine arrive en France avec un premier roman 70% acrylique, 30% laine, précédée du surnom d’"Amélie Nothomb italienne". A part le look, Viola Di Grado semblait pourtant pouvoir tracer sa route loin de l’auteur de Barbe Bleue. Mais, parfois, en littérature, le marketing tue.

Vous la verrez sûrement : aux côtés de la Nothomb française.

Gladys Marivat
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