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Laëtitia Moller, chef de rubrique société : "Un homme jetable" d’Aude Walker Philippe Nassif, responsable éditing : "Petit guide des religions à l Laurence, responsable éditorial : "Du côté de chez Swann" de Marcel Proust Marine, rédactrice : "Zénith Hôtel" d’Oscar Coop-Phane 13

Grands classiques, BD, nouveautés... Une fois par mois, les filles de la rédaction vous présentent le bouquin qui est dans leur sac à main.

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Laëtitia Moller, chef de rubrique société : "Un homme jetable" d’Aude Walker

Laëtitia Moller, chef de rubrique société : "Un homme jetable" d’Aude Walker

"Mon dernier coup de cœur, c’est le deuxième roman d’Aude Walker, Un homme jetable. On y suit la trajectoire de Jules, un jeune mec de 20 ans prêt à tout pour s’éloigner de sa mère folle et botoxée, qui se fait embaucher en intérim comme ouvrier nucléaire. Avec lui, on découvre cet univers hallucinant, où les hommes se jettent dans la gueule des réacteurs en se prenant des shoots de radioactivité. Aude Walker y décrit extrêmement bien, avec une écriture acérée, quasi chirurgicale, et ultra documentée, ce mélange d’adrénaline qui pousse son héros à s’approcher au plus près du réacteur, de solidarité qui lie les hommes face au danger, et de misère sociale où le travail casse les corps. Il y a une vraie puissance dans ce roman. On en ressort comme après un bon Audiard, lessivé mais heureux !"

Un homme jetable d’Aude Walker, éditions du Moteur, 11,80 €.

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Philippe Nassif, responsable éditing : "Petit guide des religions à l'usage des mécréants" d’Alain de Botton

Philippe Nassif, responsable éditing : "Petit guide des religions à l

"Le dernier essai de l’écrivain anglais Alain de Botton m’a enthousiasmé : je n’imaginais pas qu’on pouvait parler de choses aussi importantes de façon aussi simple — mais jamais simpliste. Son idée : et si l’on s’inspirait des grandes religions pour revitaliser notre société ? Evidemment, il ne s’agit pas de revenir à Dieu, les miracles, marcher sur l’eau, tout ça. Mais bien plus pragmatiquement de constater que le christianisme, le judaïsme, le bouddhisme délivrent un savoir sur le fonctionnement humain qui pourrait venir alléger pas mal de nos maux. Car là où la société moderne voudrait nous convaincre que nous sommes des adultes rationnels et autonomes, capables d’apprendre tout seuls à vivre, aimer et mourir, les religions savent, elles, que nous restons toute notre vie de grands enfants fragiles. Qu’il faut ménager une place à l’expression de notre part d’impuissance et nous initier à la sagesse auprès d’autres. De l’organisation des musées aux programmes scolaires en passant par l’invention de restaurants où l’on discuterait avec des inconnus, De Botton imagine plein de solutions concrètes capables d’offrir un nouvel élan à la civilisation laïque. Et last but not least, j’ai beaucoup ri en le lisant."

Petit guide des religions à l’usage des mécréants d’Alain de Botton, éditions Flammarion, 20 €.

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Laurence, responsable éditorial : "Du côté de chez Swann" de Marcel Proust

Laurence, responsable éditorial : "Du côté de chez Swann" de Marcel Proust

"Il s’est bien passé quinze ans depuis ma première tentative Proustienne qui coïncide à peu près avec ma dernière année de lycée. Tentative vite avortée puisque je n’ai jamais dépassé la page 50 du premier tome de La recherche, comme disent les initiés. A force d’entendre "Quoi, mais t’as pas lu Proust ?", je me suis dit qu’il était temps que je m’y remette une bonne fois pour toutes. Pour le moment, je me contente de décrypter une dizaines de pages par soir, ce qui peut sembler peu mais n’est pas si mal, quand on sait que les phrases sont de cette teneur : "Mais à un moment donné, sans pouvoir nettement distinguer un contour, donner un nom à ce qui lui plaisait, charmé tout d’un coup, il avait cherché à recueillir la phrase ou l’harmonie - il ne savait lui-même - qui passait et qui lui avait ouvert plus largement l’âme, comme certaines odeurs de roses circulant dans l’air humide du soir ont la propriété de dilater nos narines". Bon, je ne vais pas vous dire que c’est la grosse éclate, mais je m’accroche, et attend le moment, dans quelques mois, où je pourrai dire que La recherche du temps perdu, bien sûr, c’est mon livre de chevet préféré."

Du côté de chez Swann de Marcel Proust, éditions Le Livre de Poche, 5,60 €.

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Marine, rédactrice : "Zénith Hôtel" d’Oscar Coop-Phane

Marine, rédactrice : "Zénith Hôtel" d’Oscar Coop-Phane

"Nanou, elle donne de son temps. Pas de l'affection, elle s'en fout, elle n'est pas là pour ça. C’est son corps fatigué qu’elle offre sans états d’âme. Dans son premier roman, Oscar Coop-Phane dépeint donc le quotidien d’une prostituée et de ses clients. Des individus qui se frottent, se frôlent, et forment une dentelle de semi-paumés. Nanou, travailleuse spleenée, relie ce beau monde, un peu sale parfois tout de même. Les phrases qui claquent décrivent un quotidien façon Amélie Poulain du derrière délocalisé rue d'Amsterdam ou rue Joubert dont les mille détails sonnent crus mais restent désespérément anodins. Alors que l’on  s’efforce de tourner la tête en les croisant, rongé par la curiosité d’un monde dont on ne connaît rien, Oscar Coop-Phane, lui, s’arrête sur cette fille et ces michetons sans céder au voyeurisme. Seulement à la poésie."

Zénith-Hôtel d’Oscar Coop-phane, éditions Finitudes, 13,50 €.

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Aude, rédactrice en chef magazine : "L’Amour" de Bastien Vivès

Aude, rédactrice en chef magazine : "L’Amour" de Bastien Vivès

"L’Amour de Bastien Vivès vient de sortir, et ça fait longtemps que je n’ai pas lu une BD aussi juste et drôle sur les relations amoureuses. Le dessin à l’encre noire a beau être hyper minimal, il reste élégant et extrêmement efficace, en quelques traits, tout y est : l’état d’esprit des personnages, le genre de vie qu’ils mènent, etc. Pas de traces de clichés chez ce jeune auteur de 28 ans, mais une façon hyper aiguisée et défoulatoire de saisir les gaps entre les filles et les mecs. J’éclatais de rire toute seule dans mon bureau en le lisant. Et le livre a eu à peu près le même effet sur les trois quarts de la rédaction !"

L’Amour de Bastien Vivès, éditions Delcourt, 9,50 €.

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Bethsabée, rédactrice : "La Fabuleuse Histoire du Clitoris" de Jean-Claude Piquard

Bethsabée, rédactrice : "La Fabuleuse Histoire du Clitoris" de Jean-Claude Piquard

"Ce livre au titre plutôt racoleur est sauvé par un graphisme chic et sobre sur fond rose. En plus, c'est un ouvrage très sérieux, assez bien documenté et écrit, sur le clitoris, et l'obscurantisme qui entoure le petit bouton de rose. De sa découverte au 17ème siècle à l'ombre que lui ont fait les Lumières, ce livre est presque d'utilité public quand on sait à quel point cet organe, pourtant si proche de nous, est en fait conceptuellement très éloigné de nos mentalités. J'aime bien les illustrations anatomiques de gravures anciennes, en noir et blanc, et les anecdotes savoureuses, piochées dans la Mythologie, les annales des Eglises ou encore des classes de collégiens. Bref, ça ne peut jamais faire de mal de s'y pencher un peu, car comme l'auteur se demande : qui a peur du clitoris ? "

La Fabuleuse Histoire du Clitoris de Jean-Claude Piquard, éditions Blanche, 16 €.

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Alicia, rédactrice mode : "La Chartreuse de Parme" de Stendhal

Alicia, rédactrice mode : "La Chartreuse de Parme" de Stendhal

"Dans le genre pavé, je n’ai pas été rassasiée par Anna Karenine qui a accompagné mon été 2011. Un autre monument de la littérature vient juste de s’incruster sur ma table de chevet et va y rester quelques temps : je me suis lancée dans La Chartreuse de Parme de Stendhal. Moi qui aurais parié un bras à une certaine époque que jamais de ma vie je ne lirais un autre roman de cet auteur, dont j’ai ingurgité plus ou moins de force un certain nombre d’œuvres dans ma scolarité, je devrais apprendre à ne plus jamais dire jamais. En très résumé, on suit la vie de Fabrice Del Dongo, jeune italien qui veut à tout prix s’engager aux côtés de Napoléon pendant la bataille de Waterloo sans vraiment y parvenir, et va connaître dès lors une vie pleine de rebondissements, entre prison et office religieux, autour de la cour de Parme dont sa tante est une figure emblématique, qui nourrit pour lui des sentiments ambigus. Un genre de roman d’apprentissage mêlé à une fresque historique sur fond d’histoire d’amour au début du XIXe siècle. J’adore."

La Chartreuse de Parme de Stendhal, éditions Gallimard collection Folio Classique, 8,50 €.

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Céline, rédactrice : "Trois étoiles" de Virginie Despentes et Nora Hamdi

Céline, rédactrice : "Trois étoiles" de Virginie Despentes et Nora Hamdi

"Je suis tombée sur cette BD par hasard, sortie en 2002. J’ai d’abord été appâtée par le nom en couverture, Virginie Despentes, dont je suis les actus assez régulièrement, étonnée que ce bouquin-là soit passé entre les mailles du filet, avant d’être un peu découragée par le graphisme de Nora Hamdi, très "brut de décoffrage", presque brouillon (on peine parfois à reconnaître les personnages au fil de l’histoire). En fait, l’aspect trash des dessins sert le style et l’histoire, ultra dark, très punk. Virginie Despentes y aborde les thèmes qui lui sont chers, la violence, le féminisme, le viol. Bon, c’est pas très gai, c’est sûr, et je ne l’ai pas encore terminée. D’ailleurs, je doute que cela se termine par un happy-ending, mais je suis curieuse de voir où cette aventure me mènera…"

Trois étoiles de Virginie Despentes et Nora Hamdi, éditions Diable Vauvert, 18 €.

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Sarah Herz, directrice des activités digitales : "L’heure du roi" de Boris Khazanov

Sarah Herz, directrice des activités digitales : "L’heure du roi" de Boris Khazanov

"Ce petit livre (100 pages) est un grand livre, un vrai bijou oublié, lu sous le manteau jusqu'à ce qu’il renaisse dans les années 70 après avoir été interdit en Union Soviétique, publié dans une revue israélienne et qu’on peut lire aujourd’hui dans une édition de poche. Dans un pays qui ne porte pas vraiment de nom et qu’on ne peut pas situer, un empereur effrayé, Cédric, voit surgir le Troisième Reich et instaurer la tyrannie, la peur, la déportation à un peuple habitué à saluer son roi au cours de sa célèbre promenade à cheval : « l’heure du roi ». Comme si de rien n’était, la terreur s’installe et le roi, en courbant le dos, partage avec nous la folie d’un système au travers de ses interrogations philosophiques et de l’impossible refus de liberté qui anime chaque page de ce livre. Son auteur, Boris Khazanov, a passé 8 ans dans les Goulags."

L’heure du roi de Boris Khazanov, éditions Viviane Hamy, 7 €.

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Léa, iconographe : "Mon ami Léonard" de James Frey

Léa, iconographe : "Mon ami Léonard" de James Frey

"Mon ami Léonard est la suite du roman En mille morceaux. Le héros tente de se réinsérer dans la société aux côtés de son excentrique parrain mafieux, après un passage en cure de désintox et un séjour en prison. Avec son humour pince sans rire, son regard désabusé et ultra réaliste sur la vie, il a fini par devenir comme un pote. Et puis j’aime le style de James Frey, très parlé, qui ne crée aucune distance avec le lecteur. Comme je n’ai le temps de lire que dans le métro, il m’arrive de rater ma station ou de rester sur le quai, histoire de finir mon chapitre. En grande fan de James Frey, j’ai lu tous ses romans. Après ce diptyque qu’on a un temps soupçonné d’être autobiographique, j’ai dévoré L. A. Story, série de portraits de gens qui font le Los Angeles d’aujourd’hui, et Le dernier testament de Ben Zion Avrohom qui imagine le retour du Messie sur Terre. J’ai hâte de lire son prochain bouquin."

Mon ami Léonard de James Frey, éditions Belfond, 21 €.
 

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Tiffany, stagiaire : "Jayne Mansfield 1967" de Simon Liberati

Tiffany, stagiaire : "Jayne Mansfield 1967" de Simon Liberati

"J’ai fini par avoir entre les mains ce livre que j’avais envie de lire depuis longtemps. J’ai toujours été fascinée par l’âge d’or d’Hollywood et ses "créatures". En apprendre plus sur Jayne Mansfield, sous la plume d’un écrivain connu pour être acide m’a emballée. J’ai d’abord été déroutée par le début assez difficile - Liberati décrit de façon très clinique l’accident qui causa la mort de l’actrice-, mais très vite, j’ai été prise par le style de vie et la personnalité de la star, cette sous-Marilyn Monroe qui comme elle cachait son intelligence sous des airs de fille superficielle, cette "pouffe" trash harcelée par des paparazzi et tellement émouvante dans sa quête de reconnaissance."

Jayne Mansfield 1967 de Simon Liberati, éditions Grasset, 19 €.

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Sarah Duverger, rédactrice : "Les Aventures de Sherlock Holmes" de Sir Arthur Conan Doyle

Sarah Duverger, rédactrice : "Les Aventures de Sherlock Holmes" de Sir Arthur Conan Doyle

"En ce moment, je relis l’intégrale des aventures de Sherlock Holmes. J’adore les énigmes toujours construites sur le même format. Les histoires sont courtes, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Puis même au bout de 15 énigmes, je me fais toujours avoir et je ne trouve jamais le coupable avant le célèbre détective privé de Baker Street."

Les Aventures de Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle, éditions Omnibus, 24 €.

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Laurence Vecten, directrice photo : "Le chant des plaines" de Kent Haruf

Laurence Vecten, directrice photo : "Le chant des plaines" de Kent Haruf

"Ce roman est comme une photo de paysage, calme, enneigé, avec plein de sentiments. Je le relis une fois par an, et je pleure toujours."

Le Chant des plaines de Kent Haruf, éditions Robert Laffont, 20,40 €.
 

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