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Les femmes de la littérature à suivre de près
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Les femmes de la littérature à suivre de près

Alors que le palmarès annuel L'Express-RTL a révélé que la gagnante du prix Goncourt, Leila Slimani, est l'auteure francophone la plus lue de l'année, donnant ainsi espoir aux jeunes plumes féminines, tour d’horizon des auteures sur lesquelles on peut compter.

Des îles à Paris, du scénario au roman : Anne Akrich

Des îles à Paris, du scénario au roman : Anne Akrich

D’origine polynésienne par sa mère et tunisienne par son père, Anne Akrich a grandi à Tahiti avant de faire ses études à la Sorbonne, de partir vivre à New York puis de revenir à Paris où elle a publié un premier roman, Un mot sur Irène (2015). A 31 ans, lauréate de la bourse Ecrivain de la Fondation Lagardère, cette nomade invétérée brille aujourd’hui grâce à son nouveau récit, hybride et percutant, Il faut se méfier des hommes nus. S’y révèlent son écriture sans fioritures, son humour noir et son empathie pour les âmes blessées – sans jamais tomber dans la complaisance. Un vrai style à suivre.

 

Le livre à lire :

Il faut se méfier des hommes nus (Julliard), où elle explore ses origines grâce au personnage de Cheyenne, ex mannequin devenu scénariste, chargée d’écrire un film sur la vie de Marlon Brando. Elle revient à Tahiti, dont l’allure paradisiaque dissimule de lourds secrets… En effet, sa sœur jumelle l’attend, et leur passé commun avec. A Cheyene de ne pa se laisser happer par l’atmosphère à la fois languissante et anxiogène de l’île. Mixant écriture scénaristique, intime et suspens, ce second roman en présage d’autres aussi réussis…

La voix de la femme africaine : Chimamanda Ngozi Adichie

La voix de la femme africaine : Chimamanda Ngozi Adichie

Née au Nigéria, elle le quitte à 19 ans pour faire de brillantes études aux Etats-Unis. D’abord à Philadelphie, puis dans le Connecticut, à Baltimore, et, enfin, à Yale, où elle obtient un master d’études africaines. Quand son premier roman, L’Hibiscus pourpre, paraît en 2000, la critique est unanime : en anglais, Chimamanda Ngozi Adichie a su faire entendre sa voix d’immigrée en parlant de l’Afrique comme peu de femmes le font encore. Avec amour, fierté mais aussi un sens critique. Féministe assumée reprise par Beyoncé dans son album Flawless, Chimamanda ne compte pas s’arrêter là. Et ce n’est pas son dernier ouvrage, Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féminine, qui nous ferait croire le contraire. Sur la forme d’une lettre à une amie qui vient d’avoir une petite fille, elle lui écrit quinze suggestions que l’on devrait presque apprendre par cœur. Un manifeste épistolaire qui allie, comme toujours chez Achidie, engagement et émotion.

 

Le livre à lire :

Americanah (Gallimard), l’histoire d’Ifemelu, Nigérienne devenue Américaine d’adoption. Elle tient un blog nommé Raceteenth ou observations diverses sur les Noirs américains (qu’on appelait jadis les nègres) par une Noire non américaine : tout un programme qui tient à son sens de l’observation et pas seulement… Ifemelu est indépendante, cultivée et garde le moral malgré sa rupture avec son petit ami Blaine. Et pour cause, elle a décidé de rentrer à Lagos, où elle devrait revoir son ex et grand amour, Obinze, désormais marié et père… Un roman qui voyage d’un continent à un autre, oscillant entre récit d’apprentissage et histoire d’amour, et doté du style d’Adichie, léger mais puissant.

Jeune prodige de la littérature mexicaine : Aura Xilonen

Jeune prodige de la littérature mexicaine : Aura Xilonen

Née au Mexique en 1995, Aura Xilonen, surnommée Xilo par ses amis, n’a pas vécu une enfance comme les autres. Après le décès de son père, elle passe des vacances chez une tante en Allemagne, qui tournent mal quand son grand frère perd ses billets retour. La voici clandestine en terre étrangère. Elle se forge dès lors le caractère et aussi sa culture : la jeune Aura lit, voit des films, admire des peintures et écrit des lettres, tous les jours, à sa famille au Mexique. Quelques années plus tard, elle décide d’étudier le cinéma à la Benemérita Universidad Autonoma de Puebla. Et, sans crier gare, elle publie, à seulement 19 ans, Gabacho. C’était il y a trois ans et le succès fut retentissant… jusqu’en Europe qui, très vite, demande à le traduire. Guère étonnant lorsqu’on lit ce récit porté par un souffle vivace, mélange d’espagnol et de dialecte, de drame et de comédie.

 

Le livre à lire :

Gabacho (Liana Levi). Liborio a déjà failli mourir plusieurs fois. Fuyant une enfance miséreuse dans le Mexique, il manque de se noyer en traversant le Rio Grande à la nage, puis de succomber à une insolation dans le désert. A chaque fois, de bonnes âmes viennent à sa rescousse. Employé par le propriétaire d’une librairie, au sud des Etats-Unis, il mène une vie de clandestin où son seul passe-temps est de lire, sans cesse. Son amour pour une jeune fille du quartier et une bagarre sanglante vont, à nouveau faire dévier sa trajectoire. Dès les premières pages, on est saisi par l’histoire trépidante de ce jeune garçon à qui rien ne fait peur – hormis l’amour. Et on ne veut plus le lâcher.

L’upper class des lettres étasuniennes : Lauren Groff

L’upper class des lettres étasuniennes : Lauren Groff

Elle écrit depuis la fin des années 2000 mais c’est en 2015 que sa notoriété a explosé, grâce à ses Furies couronné "livre de l’année" par Barack Obama en personne. Pourtant, on peut y lire une critique, via le prisme intime, d’un American Dream souvent perverti par l’ambition. En tout cas, ce troisième roman a propulsé Lauren Groff dans la cour des grandes auteures américaines, une pression qu’elle semble affronter avec son regard affirmé et sa longue chevelure blonde. C’est en France, lors d’un séjour en tant qu’étudiante à Nantes, qu’elle a véritablement découvert la littérature. Ses références : Nathalie Sarraute et Marguerite Duras. Mais aussi Shakespeare et la mythologie grecque… que l’on retrouve dans Furies. Vivant actuellement dans le sud des Etats-Unis, elle savoure son succès mais sans perdre de vue son prochain livre…

 

Le livre à lire :

En cours de traduction dans une trentaine de langues, Les Furies est un grand roman sur le couple. Avec ce qu’il a de pire et de meilleur. Il suit d’abord le destin de Lancelot « Lotto » Satterwhite, qui a épousé la belle et froide Mathilde. Elle fera de lui un dramaturge célèbre… égocentrique comme il se doit, il semble imperméable aux blessures profondes de sa femme. Passionnément dévouée à Lotto, Mathilde s’avère aussi inquiétante que séduisante. Le tout sur fond d’intrigues new-yorkaises, de Shakespeare et de trahisons.

La nouvelle reine du roman d’anticipation : 
Emily St John Mandel

La nouvelle reine du roman d’anticipation : Emily St John Mandel

Elle est née sur une île canadienne, Denman, à quelques pas de Vancouver. C’était il y a 37 ans mais Emily St John Mandel garde son allure juvénile et impose sa grâce – due à des années de danse. Elle a d’ailleurs suivi les cours de la School of Dance Theatre de Toronto avant de partir vivre à New York, où elle vit encore aujourd’hui. Si elle ne fait pas son âge,  ses romans s’illustrent par une maturité bluffante. D’abord connue pour ses romans policiers (depuis Dernière Nuit à Montréal, paru en 2009), elle a révélé son extraordinaire talent de conteuse avec Station Eleven, sorti en 2014 outre Atlantique où le livre a été finaliste du prestigieux National Book Award. Traduit en 14 langues, bientôt adapté au cinéma, c’est sans doute l’un des romans les plus forts de ces dernières années. Un succès qui n’empêche guère Emily St. John Mandel de garder son travail à mi-temps de secrétaire pour le laboratoire de recherche sur le cancer de l’université de Rockefeller.

 

Le livre à lire : Station Eleven (Rivages). Un soir, le comédien Arthur Leander s’écroule brutalement en pleine représentation du Le Roi Lear, à Toronto. C’est l’une des premières victimes d’une grippe terrassante, qui va vider la Terre de 99% de ses habitants. Apocalypse, maintenant : plus d’Internet, d’électricité, de voiture, de médicaments. Il faut désormais survivre. Que reste-t-il alors, à part l’amour et Shakespeare ? Brassant les époques et les personnages, Station Eleven est un roman fleuve qui rend hommage au pouvoir vital de l’art.

Par Sophie Rosemont
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