Actuellement en kiosque !

GL cover mag Décembre 2017 header maxi Alt 2

Edition papier

Découvrir

Edition numérique

Découvrir
HautHab__Leaderboard - skin
"La Belle Sauvage" : pourquoi Philip Pullman est aussi cool...
1 /3

"La Belle Sauvage" : pourquoi Philip Pullman est aussi cool que J.K. Rowling

Avec "La Belle Sauvage", Philip Pullman caracole déjà en tête des ventes. Retour sur un phénomène qui rassemble de 7 à 77 ans, ou presque.

Paru en octobre dernier en Grande-Bretagne, La Belle Sauvage a déjà obtenu le prestigieux Grand Prix de l’Année des librairies Waterstones, qui récompense un seul titre, toutes catégories confondues. Guère étonnant lorsqu’on sait que, bien avant J.K. Rowling, Philip Pullman – traduit dans 40 langues - avait déjà brillé par une série littéraire nommée Les Royaumes du Nord (A la croisée du monde, La tour des anges et Le miroir d'ambre), vendue à plus de 2,4 millions d’exemplaires en France, et à 20 millions à l’international. Son dernier tome avait remporté l’équivalent du Goncourt anglais, le Whitbread. Pourquoi un tel succès ? 

Du réel au fantastique

Du réel au fantastique

Pullman réussit à parler à tout le monde, aussi bien aux enfants qu’à des adultes amateurs d’univers d’objets et de personnages fantasques, issus d’une mythologie inspirée de la fantasy tout en restant proches du réel. Et comment ne pas craquer devant ses daemons, personnifications animales de l’âme de chaque humain ?
 

De l’imagination, Philip Pullman n’en manque pas, et ce depuis une enfance mi dramatique, mi rocambolesque. Né en 1946 dans le Norfolk, il grandit en Afrique, dans les pays où est affecté son père, pilote de chasse de la Royal Air Force. Alors que Philip n’a que 8 ans, ce dernier décède lors d’un accident en vol. Délaissé par sa mère qui refait sa vie à Londres, il est élevé dans la campagne anglaise par ses grands-parents avant d’être promené entre l’Australie et le Pays de Galles, au gré des voyages de son beau-père. Après de brillantes études à Oxford, il devient professeur et, dès le milieu des années 70, commence à raconter des histoires à ses élèves. Dès la publication d’A la croisée des mondes en 1995, celui qui se considère comme un "storyteller" assume ses convictions anticléricales et pro-laïques. Il profite de ses récits fantastiques pour faire passer des messages philosophiques, notamment sur le libre-arbitre, au cœur de tous ses livres, et le courage d’être soi. Sa maîtrise narrative des univers parallèles en fait un nouveau Tolkien, qui n’hésite pas à aborder la question de la place des femmes et des enfants dans notre société. Résultat, il offre une visibilité inédite à la littérature de jeunesse. "A ce titre, commente son éditrice française, Christine Baker, il a ouvert la voie à une littérature inter-générationnelle, capable d’enchanter dès l’âge de dix ans et de combler l’esprit et l’imagination de lecteurs adultes".

Un retour à la hauteur des espérances

Un retour à la hauteur des espérances

Après la folie Harry Potter et après une pause de plusieurs années, Pullman a décidé de donner suite à sa trilogie best-seller en revenant à ses origines avec La Trilogie de la poussière. Le premier volet, La Belle Sauvage, se déroule chronologiquement avant Les Royaumes du Nord. Son héroïne Lyra n’est qu’un bébé, alors qu’on l’a rencontrée jeune fille dans A la croisée des mondes… Ici, elle a beau avoir six mois, elle a déjà à ses côtés son daemon, Pantalaimo. Recueillie par des religieuses, elle soulève l’attention d’un peu trop de personnes dangereuses… Fils d’aubergistes, Malcom, 11 ans, décide alors de la sauver envers et contre tout et, lors d’un impressionnant déluge, fuit avec le bébé et sa jeune amie Alice sur un petit bateau baptisé "La Belle Sauvage". Il s’agit désormais d’affronter la tyrannie religieuse sous une mystérieuse poussière visiblement toxique. Toute ressemblance avec des faits réels n’est pas tout à fait fortuite !
 

Nous voici donc partis pour de nouvelles aventures où l’on va (re)découvrir des personnages bien connus des amateurs de Pullman, comme madame Coulter (alter ego de la mère de Pullman) et Lord Asriel. On retrouve aussi cette fameuse boussole de la vérité, l’aléthiomètre. L’écrivain s’est réattaqué à un énorme chantier empreint de magie et de surnaturel ultra addictif : trois semaines après sa parution, 70 000 copies ont été vendues en France. On sait que Pullman prévoit une suite qui, elle, se passera vingt ans après Le Royaume des Nords. Pas de panique : comme Star Wars, on peut commencer par n’importe épisode, on ne s’y perdra jamais.

 

Philip Pullman, "La Belle Sauvage", Gallimard.

Loginnn
__5574__FR-New-Glamour__Impact__Interstitiel - interstitiel

Vous possédez un compte Glamour ? Gagnez du temps !

se connecter
Mme M.

JE SOUHAITE RECEVOIR

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation de cookies pour disposer de services fonctionnels et d’offres adaptées à vos centres d’intérêt, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. Cliquez ici pour en savoir plus.