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Frissons : les 5 nouveaux noms du polar
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Frissons : les 5 nouveaux noms du polar

Dans la catégorie frissons dans le dos, ces nouveaux arrivés en connaissent un rayon et imposent leur nom dans l’univers opaque du roman policier. A l’occasion du festival Quais du Polar à Lyon (du 31 mars au 2 avril), zoom sur cinq auteurs à découvrir au plus vite.

Road trip gangsta : Bill Beverly

Road trip gangsta : Bill Beverly

Originaire du Michigan, Bill Beverly, 42 ans, enseigne la littérature américaine à la Trinity Washington University. Pendant plusieurs années, il s’est d’abord contenté de publier quelques poèmes dans une revue spécialisée américaine – il vit d’ailleurs avec la poétesse Deborah Ager. Son premier roman, Dodgers, a reçu un accueil critique dithyrambique et a remporté le prestigieux prix Gold Dagger de la Crime Writer’s Association. Normal : c’est l’un des polars les mieux écrits de ces dernières années. On pressent que Beverly n’a pas dit son dernier mot, et que d’autres grands romans pourraient bientôt faire leur apparition.

Le livre à lire : Dodgers (Points)

Quelle force littéraire dans ce roman initiatique ! Dans, Dodgers, on suit le parcours d’East, 15 ans, afro-américain, jeune caïd chargé de donner l’alerte en cas de descente de police. Jusqu’au jour où il en laisse passer une.  Son oncle et protecteur lui propose de se racheter en partant dans le Wisconsin avec trois de ses camarades, dont son demi-frère Ty, à tendance psychopathe. Le but : assassiner un juge. East accepte de faire partie de cette drôle d’équipée sauvage à travers des états éloignés de leur quotidien de voyous californiens. Un récit sous influence Richard Price, où dialogues et descriptions ne manquent ni de sens, ni de piquant.

Quand une flic devient romancière : Clare Mackintosh

Quand une flic devient romancière : Clare Mackintosh

Pendant 12 ans, Clare Mackintosh a travaillé dans la police de Bristol. Arrestations, enquêtes, interrogatoire : aucune de ces activités n’a de secrets pour elle. En 2011, elle plaque tout pour devenir journaliste et écrivain. Son premier roman, Te Laisser partir (2016) est un succès récompensé par le prix " Polar " du Meilleur Roman International du Festival de Cognac en octobre 2016. Il devrait bientôt connaître une nouvelle vie sous forme de série télévisée. Paru en France ces jours-ci, Je te vois a été écoulé à plus de 100 000 exemplaires au Royaume-Uni, et 26 pays ont prévu de le publier à leur tour. Même l’auteure du best-seller La fille du train, Paula Hawkins, l’adore. Bonne joueuse.

Le livre à lire : Je te vois

La routine métro-boulot-dodo a rarement été aussi angoissante qu’avec le deuxième roman de Clare Mackintosh. Zoe, quadra mère de deux ados parfois récalcitrants, et qui a refait sa vie avec Simon, se reconnaît un jour sur une photo de petites annonces dans le journal. La photo a été prise à son insu. Ce qui ne pourrait être que gênant s’avère vite être la source de dangers mortels. Maîtrisant parfaitement les rouages du suspens, jouant avec les nerfs de ses lecteurs, l'écrivaine excelle dans le genre thriller psychologique. On souligne aussi la force de ses héroïnes, Zoe et Kelly.
 

De la criminologie au roman policier : Jenny Rogneby

De la criminologie au roman policier : Jenny Rogneby

Signes distinctifs : Jenny Rogneby est aussi chanteuse et a fait partie d’un girls band, Cosmo4, qui a fait la première partie de Michael Jackson en Estonie. Si, si ! Née il y a 43 ans en Ethiopie, adoptée par un couple de Suédois à l’âge d’un an, Jenny Rogneby vit aujourd’hui à Malte où elle se consacre à l’écriture, après avoir travaillé sept ans dans la police de Stockholm en tant que criminologue ! Une précieuse expérience pour sa série de romans entamée en 2016 autour du personnage de l’inspectrice Leona Lindberg, plutôt subversive dans son genre.

Le livre à lire : Leona – La fin justifie les moyens (Presses de la Cité)

Après un premier tome, Les dés sont jetés, où l’on faisait la connaissance de cette anti-héroïne qu’est Leona Lindberg, La fin justifie les moyens, suit le chemin tortueux emprunté par cette inspectrice peu fiable et tourmentée par son passé. De quoi, une fois encore, tremper dans des affaires louches. Pour des histoires d’argent, mais pas seulement. Or, il se pourrait que son ennemi s’attaque à sa fille, Bea. Si l’écriture de Jenny Rogneby n’a rien d’exceptionnel, son récit brille par sa crédibilité et son rythme haletant.

Le plus méconnu : Lloyd Hefner

Le plus méconnu : Lloyd Hefner

Personne ne sait vraiment qui est Lloyd Hefner. Pas de portrait de lui, pas de biographie officielle, à part quelques lignes laconiques. Il serait né à Chicago en 1949, aurait grandi dans le ghetto noir de Bronzeville, et, boxeur amateur, aurait gagné les Golden Gloves (un tournoi de boxe américain) en 1966 avant de rejoindre le mouvement des Black Panthers. Il renonce à la boxe en 1972, après avoir subi une opération pour un décollement de la rétine… pour mieux se consacrer aux lettres, qu’il étudie à l'université de Chicago. Outre un passage dans la musique avec un groupe nommé The Kinky Kooky Klan (sic !), il vivrait désormais à Santa Fe où il se consacre à son écriture. Rien de vérifiable là-dedans, et c’est ce qui fait le charme de cet auteur un peu trop mystérieux pour être vrai.

Le livre à lire : Swoosh (Tohu Bohu)

New York, au début des années 1990. Sadie French et Ike Hutchison, deux jeunes noirs, ont quitté leur New Jersey natal pour connaître la réussite à New York. Sadie vend de la drogue, Ike cultive ses muscles. Jusqu’à la mort du frère de ce dernier, d’une overdose alors qu’il ne se drogue pas ! Ce qui plonge nos deux héros dans les rouages d’une New York vicieuse, corrompue, trash et sans pitié. Ames sensibles s’abstenir : certains passages, visiblement inspirés par Bret Easton Ellis, sont excessivement violents.
 

La nouvelle reine du polar suédois : Emelie Schepp

La nouvelle reine du polar suédois : Emelie Schepp

Cette belle Suédoise de 37 ans a fait ses armes dans la comédie (elle a même remporté un prix d’Art dramatique) et la publicité, elle s’est lancée dans la littérature policière avec Marquée à vie, présenté comme le premier volet d’une trilogie consacrée à la procureure Jana Berzelius. Elle le publie à compte d’auteur, et en vend 40 000 exemplaires en moins de 6 mois. Vite prise sous la houlette d’une maison d’édition, le roman s’est depuis écoulé à plus de 200 000 copies en Suède. Et pas moins de 27 pays sont acheteurs de la prose de celle qu’on présente déjà comme " la nouvelle reine du polar suédois ". A raison : son style sans fioriture s’accompagne de références qui imposent la culture et la subtilité d’Emelie Schepp.

Le livre à lire : Marquée à vie (Harper Collins)

Un beau matin suédois. Kerstin Juhlen appelle la police après avoir découvert son mari mort. C’était l’un des hauts responsables du service de l’Immigration suédois. Lorsqu’on relève les empreintes, elles s’avèrent être celles d’un enfant, que l’on retrouve, mort lui aussi, quelques jours plus tard. Sur son cou, le nom Thanatos (le Dieu de la mort) gravé à même la chair. Une scarification que porte aussi Jana Berzelius, procureure de talent mandatée sur cette enquête et une héroïne qu’on n’a plus envie de lâcher. Vivement le prochain volet !

Sophie Rosemont
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