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20 BD à lire cet été

Boujut, Tardi, Stanislas, Le Perroquet des Batignolles - tome 1 : l David B., La lecture des Ruines, Dargaud Osamu Tezuka, Debout l Naoki Urasawa, Pluto – 8 tomes, Kana 20

Sessions de rattrapage : cet été on se plonge dans quelques bandes dessinées sorties depuis le début de l’année. Entre fictions, polar, autobiographies, mangas, Glamour.com a sélectionné de quoi tenir longtemps, la tête pleine de bulles.

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1 /20

Boujut, Tardi, Stanislas, Le Perroquet des Batignolles - tome 1 : l'énigmatique Monsieur Shmutz, Dargaud

Boujut, Tardi, Stanislas, Le Perroquet des Batignolles - tome 1 : l

Genre : Polar feuilletonesque
Premier tome d'une série adaptant un feuilleton radiophonique des années 90, écrit par Tardi et Boujut pour France Inter, ce Perroquet des Batignolles est assurément une des belles surprises de l'année. Le récit y est très prenant, qui narre au temps présent une histoire digne d'un polar des années 50, mêlant pointes d'humour et suspense à l'ancienne tout en restant extrêmement moderne. En quelque sorte, ce livre est une variation moderne sur l'univers de Tardi. On y retrouve son sens aiguisé du détail, mais avec une touche plus pop, habilement servie par Stanislas, en grande forme graphique.

2 /20

David B., La lecture des Ruines, Dargaud

David B., La lecture des Ruines, Dargaud

Genre : Enquête surréaliste
Réédition, 10 ans plus tard, d'un livre peu connu de David B, cette Lecture des Ruines est désormais disponible en un format souple et petit rappelant celui des livres de l'Association (dont l'auteur avait été membre fondateur). On y retrouve quelques-unes des belles obsessions de l'auteur : celles pour la mise en dessin des rêves, pour la mise en scène des récits de guerre et pour les personnages loufoques perdus au milieu de conflits très absurdes. La résurrection de cet hommage indirect aux récits de Tardi est une idée bienvenue. 

3 /20

Osamu Tezuka, Debout l'Humanité, Ca et là

Osamu Tezuka, Debout l

Genre : manga parano
Récit datant de la fin des années 60, immergé dans le contexte géopolitique de l'époque (la guerre du Vietnam), Debout l'humanité fait partie des histoires crépusculaires de Tezuka, dont l'oeuvre a bifurqué dans les sixties vers un assombrissement progressif marqué par des thématiques complexes, des personnages troubles et des histoires ayant pour trait principal un pessimisme affirmé. Au travers d'un récit de SF évoquant Philip K. Dick oiu Norman Spinrad, Tezuka explore l'idée d'une humanité qui, en cherchant à se renouveler, à s'améliorer, finit par se faire imploser. Science sans conscience ? Autant d'idées déjà mises en scène par lui pour sa série Astro Boy, mais qui prennent ici une dimension lugubre. On en rit, mais souvent jaune.

4 /20

Naoki Urasawa, Pluto – 8 tomes, Kana

Naoki Urasawa, Pluto – 8 tomes, Kana

Genre : Palme d’or du manga SF
On n'invente rien : Pluto est l'une des meilleures séries qu'il nous ait jamais été donné de lire, en manga ou ailleurs. Et cela parce que son idée de départ est fameuse : faire une variation (post) moderne sur un épisode classique de la série Astro Boy d'Osamu Tezuka. Naoki Urasawa s'empare ainsi du matériau de départ pour construire un récit de SF tourmenté, habité par des préoccupations des années 2000 l'on croise aussi bien la figure de Saddam Hussein que des questions écologiques ou des visions apocalyptiques teintées de romantisme fou. Kubrick, Spielberg, Lucas, K. Dick, Spinrad n'auraient guère fait mieux... 

5 /20

David Blot et Mathias Cousin, Le Chant de la Machine, Manolo sanctis

David Blot et Mathias Cousin, Le Chant de la Machine, Manolo sanctis

Genre : Techno BD
Initialement paru en deux volumes et désormais regroupé en un seul, grâce aux éditions Manolo Sanctis, Le Chant de la Machine fait partie de ces livres inclassables, météorites éclatants, dont la place est à la fois nulle part et partout : ses auteurs n'ont pas fait d'autre BD (l'un d'eux, Mathias Cousin, s'est suicidé peu après la fin du récit) et leur livre peut aussi bien se classer dans les BD underground, pas loin de Crumb ou Burns, que parmi les livres de musique. En filigrane, le livre trace aussi l'histoire de ses auteurs : des jeunes gens qui ont grandi et vieilli avec la musique dont ils s'emparent ici.

6 /20

Adrian Tomine, Scènes d’un mariage imminent, Delcourt

Adrian Tomine, Scènes d’un mariage imminent, Delcourt

Genre : Tout sur le mariage, juste avant le mariage.
Vous avez peur de vous marier ? Adrian Tomine aussi. Mais, pour conjurer ses angoisses, ce new-yorkais trentenaire a fait une petite BD de poche il raconte les (longs) préparatifs de la noce. Entre les jérémiades touchantes de sa future femme et ses propres interrogations, son livre est un vrai petit manuel pour savoir s’en sortir avant de se laisser passer la corde au cou, pardon, la bague au doigt.

7 /20

Jerry Spring, intégrale 3 volumes déjà parus, Dupuis

Jerry Spring, intégrale 3 volumes déjà parus, Dupuis

Genre : western chic et vintage
Les aventures du cowboy Jerry Spring, sorte de Blueberry rasé de très près, étaient dessinées dans les années 50 par le grand Jijé, pilier du journal de Spirou. Superbement rééditées en noir et blanc, toujours modernes et captivantes, elles ont conservé un charme fou, au-delà de la nostalgie. Un classique à redécouvrir, pour garçons trentenaires, toujours rêveurs.

8 /20

Bastien Vivès, Polina, Casterman

Bastien Vivès, Polina, Casterman

Genre : Let’s dance
Difficile d’échapper au tsunami déclenché par Natalie Portman dans Black Swan : toutes les filles rêvent (ou cauchemardent) d’être ballerines. Et Polina, le personnage de ce nouveau roman graphique du jeune et doué Bastien Vivès, est comme les autres, mais sans doute un peu plus douée. Vivès dessine un moment de sa vie et de ses souffrances, semble s’inspirer de l’art de Blutch, mais en plus déconstruit, plus désossé presque et finit par livrer son meilleur livre depuis le très beau Goût du Chlore.

9 /20

Ludovic Debeurme, Renée, Futuropolis

Ludovic Debeurme, Renée, Futuropolis

Vraie fausse suite du beau Lucille, Renée est un livre aussi volumineux que son prédécesseur : il fait plus de 400 pages, au cours desquelles Debeurme dessine mieux que jamais, mais aussi en faisant, plus que jamais, une vraie économie de moyens. Minimaliste dans ses représentations, ce qui semble l’intéresser d’abord, ce sont les corps qui mutent, les visages qui périclitent et racontent, par leurs métamorphoses subtiles, un drame intimiste et psychologique, au bord de la folie. A lire, comme tout le reste de l’œuvre, désormais majeure, de cet auteur.

10 /20

Cleet Boris, la maison de pain d’épices, Dupuis

Cleet Boris, la maison de pain d’épices, Dupuis

Genre : autobiographie en musique

Ce livre de Cleet Boris, alias le chanteur Hubert Mounier (auteur de jolis albums et ex Affaire Louis Trio), se glisse ainsi dans ce genre puisqu’il traite, à la manière d’un journal intime, de quelques mois de la vie de l’auteur durant lesquels il confectionnait un disque. D’ailleurs, c’est un livre édité par l’Association qui lui a en partie servi d’inspiration : "je me suis replongé, avant de faire ma bande dessinée, dans le Journal d’un Album de Dupuy-Berberian ces deux auteurs racontent leur cheminement personnel au moment de faire un de leurs livres" explique Cleet Boris. Et il rajoute : "ça fait plaisir d’écrire un livre dont on ne sait pas comment il va se terminer". Effectivement, il y a dans cette lecture quelque chose d’indéterminé : voilà un livre dont on ignore comment il va se conclure, vers il va exactement, sinon qu’il raconte un bout de vie, un chemin dans une existence d’artiste. Pour son auteur, le livre est aussi construit autour de l’idée de raconter un fait peu médiatique : "on peut ne pas être premier au hit parade, tout en ayant une existence artistique intéressante". Au final, Cleet Boris  fait partie de cette poignée d’auteurs dont la pratique circule entre BD et musique : on songe beaucoup à Robert Crumb, un peu à Joann Sfar et surtout aussi à Charles Berberian dont le nouveau livre, Jukebox, est bien dédié à cela : la façon dont l’écoute et la pratique musicales entrainent un déferlement de créativité et donnent envie de raconter et dessiner des histoires. Un peu comme si réussir un dessin relevait de la même souplesse d’esprit et de main que celle qui consiste à jouer un bon accord de guitare

11 /20

Gil Jourdan, intégrale, Dupuis

Gil Jourdan, intégrale, Dupuis

Genre : Detective story                
En 4 volumes,  cette excellente intégrale des histoires du détective très stylé et très fifties Gil Jourdan est une splendide redécouverte : humour acide, histoires menées à 1000 à l’heure, dessins limpides… Tout y est parfait, jusqu’à la gouaille d’époque, toujours parfaite.

12 /20

Yoshihiro Tatsumi, Une vie dans les marges, Cornélius

Yoshihiro Tatsumi,  Une vie dans les marges, Cornélius

Genre : manga autobiographique
On ne pouvait songer à plus beau titre pour un livre, qui, clairement, s'emploie à narrer la trame d'une vie faite dans les marges de la société, mais aussi en marge des cercles officiels de la bande dessinée. Une vie dévolue à faire reculer les limites dans lesquelles l'auteur s'est longtemps retrouvé comme emmuré : marges de ses racines familiales, marges de sa pratique. Ici, donc, Yoshihiro Tatsumi, qui est à n'en pas douter l'un des dix plus importants auteurs de bande dessinée au Japon, mais sans doute aussi dans le monde entier (on n'exagère même pas), raconte un bout de sa propre vie et du parcours qui l'a mené à inventer dès la fin des années 1950 une forme inédite de manga, plus adulte dans ses thèmes et ses options narratives : le gekiga. Cela, Tatsumi l'a fait en partant de son propre désir d'enfant, qui le poussait à dessiner, raconter des histoires, investir le champ de la BD japonaise qui fleurissait dans les années d'après-guerre et ne l'a jamais abandonné, même dans les années les plus difficiles. Son livre, dont l'éditeur Cornélius publie ce mois-ci la première partie de près de 400 pages, avant d'en faire paraître la suite tout aussi longue en septembre, oscille ainsi entre l'autofiction et l'autobiographie, ne sombre jamais dans la complaisance ou le pathos intime, prenant ses sources dans le parcours de Tatsumi, mais s'en détachant en masquant les noms, recréant les visages. Tatsumi lui-même est représenté sous un nom différent : sans doute par modestie ? En tout cas, le livre montre un auteur s’acharnant à dessiner, tenter d’intégrer le milieu du manga, dont on voit, au fil des années retracées, les évolutions drastiques mais aussi les comportements quasi mafieux. Tatsumi intègre dans son récit un personnage dont il garde le vrai nom : Osamu Tezuka, dont la place se dévoile centrale dans la confection de la BD japonaise moderne, à la fois par son succès commercial retentissant, l’influence qu’il a pu avoir auprès des jeunes auteurs des années 50 et 60 et la manière dont il remet toujours en cause son propre travail. Sa rencontre avec Tatsumi est, en ce sens, un événement fondateur pour la bande dessinée moderne.
Graphiquement, le livre témoigne de l’habituelle dextérité de Tatsumi, toujours plus enclin à s’attarder sur les visages, les figures et les corps plutôt que sur des décors trop fastidieux. Il insère parfois des images retravaillées d’affiches de cinéma, de figures populaires, qui placent son récit au cœur d’un mouvement historique. En peu de traits, finalement, il parvient à rendre compte d’une époque et d’un moment, tout en disséquant avec force ce qui l’a conduit à devenir dessinateur : au-delà de son expérience propre, c’est toute une frange de la comédie humaine qui est restituée et Tatsumi pointe bien ce qu’implique le désir même d’être artiste.

13 /20

Charlier et Mitacq, La Patrouille des Castors, Intégrale vol 1, Dupuis

Charlier et Mitacq, La Patrouille des Castors, Intégrale vol 1, Dupuis

Genre : scout (cool) toujours
C’était dans les années 50 : le journal de Spirou s’intéressait aux jeunes gens de son époque et entre des BD consacrées à l’aviation ou au western, s’est incrustée la Patrouille des Castors, mettant en scène une troupe de scouts affairés à résoudre des affaires insolites, au fil de leurs pérégrinations campagnardes. 60 ans plus tard, au-delà du parfum de nostalgie, les premiers épisodes de cette série surprennent par la belle crudité des dessins, au réalisme joliment forcé, déformé. Le contraste avec la maîtrise des autres séries de l’époque est flagrant (le Jerry Spring de Jijé, le Gil Jourdan de Tillieux), mais la découverte est de taille : derrière le scoutisme, soufflait un étrange vent de liberté formelle. A (re)découvrir.

14 /20

Darryn Cooke, Richard Stark, Parker, vol.2 L’Organisation, Dargaud

Darryn Cooke, Richard Stark, Parker, vol.2 L’Organisation, Dargaud

Genre : Polar chic & fifties
Bien plus réussi que le premier tome, qui manquait de rythme et de souplesse, cette deuxième adaptation des aventures du voyou sixties Parker (inventé par Richard Stark, pseudo du grand écrivain Donald Westlake) par le très doué Darwyn Cooke est une splendeur, notamment pour les amateurs de polars dénués de figure héroïque. Parket est en effet un sale type attachant, qui a changé de visage pour échapper à une mafia qui veut sa peau. Mais rien n’y fait : retrouvé, traqué, il tente de changer la donne en inversant sa position de chassé. Devenu chasseur, il n’en est pas moins pris dans une dramaturgie qui en fait un personnage quasi shakespearien, voire une sorte de Sisyphe qui n’en finit pas de se remettre au seul ouvrage qu’il connaisse vraiment : tuer des gens. On n’échappe jamais à son destin, surtout s’il est très noir.

15 /20

Bilal, Julia & Roem, Casterman

Bilal, Julia & Roem, Casterman

Genre : anticipation écolo
Avec les années, le trait d’Enki Bilal change : après des débuts déjà très affirmé, clairs et sûrs, il avait atteint vers la fin des années 80, une sorte d’apex stylistique, son style singulier se confondant avec l’esthétique d’une époque. Au fond, les années 80 finissantes, autour de la chute du mur, seront à jamais figées dans la façon dont Bilal en aura restitué l’essence, les fantasmes et la déréliction. Continuant tout au long des années 90 et 2000 à puiser ses sources dans un quotidien qu’il transcende grâce à une SF très urbanisée, il a, depuis trois ans, changé légèrement de registre. Depuis son précédent roman graphique, Animal’z, il s’attaque à la description d’un monde moins urbain, plus organique. Ou plutôt, post-organique, c’est à dire apocalyptique, dessiné en tonalités grises, bouchées et ensablées.  De fait, son Julia & Roem se situe dans la même lignée que le précédent livre, décrivant un monde désertique et désorganisé, en pleine anomie, dans lequel les repères (sensoriels, spatiaux, moraux) sont en pleine désorganisation. Mais, ici, ce qui interpelle, au-delà de l’histoire et du cadre, c’est ce dont Bilal se sert comme matériau de départ : le Roméo et Juliette de Shakespeare est réinventé et Julia & Roem se lit comme un palimpseste mutant dans lequel le texte original se met à surgir soudainementcomme si le texte Shakespeare s’imposait à Bilal et son personnage. Se dessine ainsi l’invasion littérale d’une œuvre par une autre et Bilal en sort grandi : son livre émeut parce qu’il décrit un monde en train d’échouer à se renouveler. Le nôtre ? Exactement.

16 /20

Shotaro Ishinomori, Le Voyage de Ryu, série en 6 volumes, Glénat

Shotaro Ishinomori, Le Voyage de Ryu, série en 6 volumes, Glénat

Genre : la Planète des Singes, version manga
Classique SF du Japon des sixties et seventies, cette série prend pour terreau l’imaginaire de la Planète des Singes. Dans une Terre décimée par le nucléaire, des survivants tentent de revenir à une vie sociale. Ils sont d’autant plus attachants qu’on les imagine d’emblée voués à une perte assurée. Ce qui n’empêche pas de les suivre jusqu’au bout grâce à la virtuosité graphique de l’auteur, maître incontesté d’une mise en page savante, mêlant clarté et disruptions

17 /20

Pierre La Police, Attation, Nos Meilleurs Amis et l’acte interdit, Top Télé Maximum, Cornélius

Pierre La Police, Attation, Nos Meilleurs Amis et l’acte interdit, Top Télé Maximum, Cornélius

Genre : Pierre La Police (quoi d’autre ?)
Ces trois petits livres de Pierre la Police sont de fausses rééditions : entièrement retravaillés, ils n’ont le plus souvent gardé que leur titre d’origine. Notamment Attation, qui est un vrai bijou de délire graphique. En résumé, ces petites bibles de poche sont autant de portes d’entrée dans l’univers le plus follement fertile et surréel qui existe en France aujourd’hui. Indispensables.

18 /20

Atak, Kub, Frémok

Atak, Kub, Frémok

Genre : contemplatif & joli
Dissection  en une poignée de pages de l'intérieur d'un magasin de brocante chic et loufoque tenu par une jeune fille nommée Kub, ce petit livre distille une étrange impression de mystère. D'abord paru sous la forme d'un livre en sérigrapghie, cette nouvelle édition, plus proche du livre de poche, permet de mesurer la force graphique d'Atak, auteur underground que l'on pourrait rapprocher du Français Blexbolex, mais en moins géométrique et plus organique.

19 /20

Milton Caniff, Intégrale Terry et les Pirates, (BD artistes), vol.1 & 2

Milton Caniff, Intégrale Terry et les Pirates, (BD artistes), vol.1 & 2

Genre : la meilleure BD d’aventures du monde (quasiment)
Il était temps de s’y atteler : depuis quelques années, on ne trouvait plus grand chose en français de Milton Caniff, dessinateur pourtant très influent, sans lequel il n’y aurait pas eu Hugo Pratt et quelques autres. Ici, les années 1934 à 1936 de son strip Terry et les Pirates renaissent grâce à une édition extrêmement soignée, reprenant le premier tome d’une intégrale américaine et y rajoutant un cahier de dessins en hommage au maître, faits par des auteurs d’ici comme François Avril ou Charles Berberian. Le travail est impeccable, la lecture indispensable : on y découvre les prémices de la bande dessinée d’aventures, tout en se familiarisant avec l’esthétique d’un auteur aussi important graphiquement que l’est Hergé. Pas moins.

20 /20

Daniel Clowes, Mister Wonderful, Cornélius

Daniel Clowes, Mister Wonderful, Cornélius

Genre : blind date
Ce beau roman graphique de Daniel Clowes, d’abord publié en 2007 et 2008 par le New York Times, est d’une élégance rare : ligne très claire, couleurs pop délavées et tonalités aigres-douces y illuminent l’histoire d’un quarantenaire en quête d’une nouvelle femme… Drôle, dépressif, acide : une introduction idéale à l’univers si riche d’un dessinateur américain (vraiment) incontournable.

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