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"Maestra" : pourquoi ce livre est le thriller érotique incontournable de l’été?

"Maestra" : pourquoi ce livre est le thriller érotique incontournable de l’été ?

La couverture rouge si suggestive envahit les plages cet été. Quels sont les ingrédients de ce phénomène littéraire plébiscité par les femmes ?

50 % de violence

Dans Maestra, elle est d’abord psychologique. Assistante d’art dans un hôtel de vente, Judith Rasleigh, sous-exploitée par un boss cynique, tente d’alerter ce dernier sur une escroquerie autour d’une fausse toile de maître. Mais au lieu de la féliciter, il l’humilie et la licencie dans ménagement. C’est la scène clef du livre. Et le début d’un processus de vengeance qui va mener Judith loin, très loin dans le trash. "J’ai enfoncé la lame du couteau juste en-dessous de son lobe, jusqu’au manche. Elle n’a pas franchement plongé comme dans une pastèque, plutôt comme dans une citrouille un peu rétive. J’ai pensé au lapin qu’on avait mangé à midi." Et la victime de ce premier meurtre sanglant n’est même pas l’odieux boss, seulement l’un de ses complices. Alors, on ne vous raconte pas la suite, parfois ça fait vraiment mal ! Aïe, aïe, aïe.

15 % de sexe

Elles ne sont pas si nombreuses, les scènes sexuelles dans Maestra, mais elles sont bien plus explicites et crues que les passages SM du best-seller 50 Nuances de Grey. Bon, puisque vous insistez, on vous cite juste une phrase pour vous donner une idée : "Eh bien Judith, une fois n’est pas coutume", a murmuré une petite voix sarcastique dans ma tête "Allez, suce, concentr- toi". J’ai fermé les yeux. Penser à l’étape suivante et à rien d’autre." L’étape suivante, on ne nous la dévoilera pas. Mais un conseil : ne laissez pas traîner le livre sous des regards innocents.

15 % de sociologie

Tout le talent de l’auteure anglaise L.S Hilton réside d’abord dans sa façon de décrire le milieu du travail dans les milieux huppés londoniens où des femmes bardées de diplômes telles que Judith sont à la merci de supérieurs hiérarchiques masculins manipulateurs et incompétents. L’écriture est franche, incisive. Ce n’est pas de la grande littérature mais c’est sacrément efficace. Pas étonnant que le roman soit en cours d’adaptation au cinéma par la productrice de Millenium. Prions simplement pour qu’il ne soit pas trop édulcoré.

18 % d’humour

Ils en prennent pour leur grade, les personnages masculins, dans Maestra. Et on adore la façon cynique et moqueuse dont l’héroïne les décrit : "Rupert m’a vue du coin de l’œil et s’est dirigé vers moi, toute panse en avant. Rares sont les hommes à être désavantagés par le combo costume-cravate, mais Rupert en faisait partie." Le seul personnage qui trouve grâce aux yeux de Judith, c’est Dave, le manutentionnaire handicapé avec qui elle noue des liens d’amitié et qui va s’avérer une aide précieuse dans sa quête de vérité.

2 % de scatologie

Non, elle ne va faire ça ? Eh bien si, l’auteure Anglaise L.S Hilton ose tout dans son livre, même décrire les effets d’un médicament administré par l’héroïne à l’une de ses victimes sur son organisme. Et là, franchement, on ne peut pas vous citer d’extraits. Bonne lecture !

Maestra, de L.S. Hilton, 371 p., La Bête Noire, Robert Laffont.

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Erick Grisel
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