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Je lis : "Une blonde à Manhattan" d'Adrien Gombeaud

marilyn monroe livre

Chaque semaine, Glamour sélectionne le bon bouquin du moment. Cette semaine, on découvre Marilyn Monroe sous un nouvel angle, celui du photographe New-Yorkais Ed Feingersh. Une rencontre immortalisée sous la plume d'Adrien Gombeaud.

Une blonde à Manhattan est loin d'être un énième livre sur la plus belle désaxée d'Hollywood. Le journaliste et critique de cinéma Adrien Gombeaud retrace en détail la semaine de grâce fin mars 1955 durant laquelle Ed Feingersh, photographe oublié depuis, s’immisce dans la vie de Marilyn Monroe pour le magazine féminin Redbook. Plus qu'un simple travail de commande, le reportage du taciturne et brillant Ed Feingersh montre une Marilyn au quotidien, sous le nouveau visage qu'elle désire se forger : Une blonde à Manhattan, et non plus une bombe à Hollywood. On la découvre anonyme dans les recoins du subway new-yorkais, sobre emmitouflée dans son gros manteau, détendue dans un bar, lectrice assidue de James Joyce mais aussi de quotidiens financiers...  Elle apparaît ainsi sous un jour différent, qui correspond à ce que Marilyn tentait alors : se défaire du star-system de Los Angeles pour fonder à NYC sa propre maison de productions. De ces clichés en noir et blanc sourdent de sublimes contrastes, entre les ombres intenses et la lumière qui sculpte le visage et les courbes généreuses de l’actrice. Feingersh, photographe new-yorkais pur souche, parvient à saisir son sujet dans les tonalités grises de sa ville, travaillant comme à son habitude avec la “lumière disponible” - de sorte que ses images capturent la réalité telle qu’il la percevait, montrant Marilyn dans un cadre moderne et urbain, loin des chimères de L.A.
Vite oubliées après leur publication, les photos de Feingersh sont retrouvées en 1987 dans un hangar du Bronx. Dans le carton poussiéreux, on découvre ces perles délaissées et le comble de l'histoire : la photo qui deviendra le symbole même de la sensuelle Monroe - celle elle se met du bout des doigts du Chanel n°5 entre les seins, n'aura pas été retenue par le magazine.  
Adrien Gombeaud, par son travail de recherche, d'analyse et d'écriture, livre les détails de cette rencontre évanescente qui brille dans les années 50 et qui n'y survivra pas, ou presque. Car cette semaine atemporelle s'affiche comme l'ultime contingence avant l'explosion du star-system, par la rencontre improbable et éphémère de deux destins overdosés qui n'auront pas 40 ans : celui d'un sex-symbol blessé et d'un photographe ancien soldat, hanté à jamais par sa vision des camps de concentration.

"Les 24 et 30 mars, Ed se trouve à deux reprises seul avec Marilyn Monroe, dans l'intimité d'un dressing. C'est dans cette situation privilégiée qu'il se montre le plus inspiré. (...)De la première série jaillira une image qui imprimera à jamais la légende. Les yeux mi-clos, dans un fourreau lamé, Marilyn fait pleuvoir du bout des doigts quelques gouttes de Chanel n°5 au creux de son cou. La bretelle de sa robe glisse le long de son épaule, sa main effleure son décolleté.  (...) Le connaisseur légendera la photo d'une déclaration restée célèbre : à un journaliste qui lui demandait en 1954 ce qu'elle portait pour dormir, Marilyn répondit "Chanel n°5". Feingersh nous a donné à voir plus que le corps d'une actrice : l'odeur de Marilyn Monroe."

Une blonde à Manhattan d'Adrien Gombeaud, édition Le Serpent à plumes, 216 p., 19 €.

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Joseph Ghosn et Bethsabée Krivoshey
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