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Les 12 albums à écouter à la rentrée

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Comme chaque année, la rentrée musicale est chargée (et riche en bonnes surprises.) Glamour a fait le tri pour garder ses 12 coups de cœur. Découvrez notre sélection d’artistes à écouter absolument !

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1 /12

L'album de The Shoes “Chemicals“

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Voilà quatre ans que l’on guettait impatiemment le retour du duo Rémois The Shoes après le succès (mérité) de Crack My Bones. C’est long certes, mais Benjamin Lebeau et Guillaume Brière (qui ont multiplié les projets de leur côté pendant ce laps de temps) ont pris le temps de faire les choses bien, afin de trouver l’alchimie parfaite. C’est à dire ? En allant par exemple chercher de l’autre côté de la Manche les voix les plus prometteuses de l’indie pop actuelle ( Blaine Harrisson, chanteur de Mystery Jets, ou encore Esser) au lieu de faire du pied à des talents plus connus - pourtant à leur portée. Le duo ose également laisser une grande place à des chansons pop sensibles et joliment troussées, alors que leur public les attend sûrement avec un album plus dancefloor. Mais que les amateurs d’électro se rassurent, Chemicals possède bien sûr son lot de tubes pour se trémousser sur la piste. On a d’ailleurs hâte de les retrouver en live, les deux inséparables annoncent plein de surprises...

The Shoes, Chemicals (GUM), disponible le 2 octobre.

2 /12

L'album de The Libertines “Anthems for Doomed Youth“

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Après plus d’une décennie d’attente (voire de désespoir car le groupe semblait bel et bien enterré), certains s’attendaient peut-être à un chef-d’œuvre. Ou à un échec cuisant. Détrompons-les : ce n’est ni l’un ni l’autre. Doté de chansons parfaitement libertinesques telles “Barbarians“ ou “Heart of The Matter“, Anthems for Doomed Youth fait preuve d’un rock qui en a vu d’autres mais qui tient encore la route. En V.F., le titre signifie “hymnes pour la jeunesse condamnée.“ Pourtant, il nous donne l’impression que rien n’est jamais perdu : les voix des frères ennemis Carl Barât et Peter Doherty se marient toujours à merveille, l’influence des Clash est toujours aussi inspirante et, si la production est plus lisse qu’à l’accoutumée, elle n’entame en rien le potentiel électrique de l’album. Qu’on se le dise : The Libertines restent un grand groupe de rock. (SR)

The Libertines, Anthems for Doomed Youth (Universal), disponible.

3 /12

L'album d'Empress Of “Me“

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Pour son premier album, la musicienne américaine Lorely Rodriguez a joué la carte d’une pop hybride et bricolée façon synthétique, s’inscrivant dans la ligne des FKA Twigs et autres. Me a été entièrement écrit, enregistré et produit par elle-même, sous le nom d' Empress Of donc, et s’avère joliment troussé. On plane (“Everything Is You“, “Kitty Kat“, “Need Myself“), on danse (“Water Water“, “How Do You Do It“, “To Get By“), sans oublier de réfléchir aux ravages de l’individualisme, au manque d’eau subi par la planète ou à la difficulté d’être une femme dans ce monde de brutes. On n’a pas affaire à une débutante : Lorely Rodriguez a commencé à écrire des chansons à 13 ans, à triturer les machines et boîtes à rythmes à 17 ans pour publier des maxis la vingtaine à peine entamée… Ce talent inné et cette détermination se ressentent aujourd’hui dans Me. (SR)

Empress Of, Me (Terrible Records), disponible.

4 /12

L'album d' Aline “La Vie Electrique“

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Un peu comme un coup de foudre, la pop vintage du groupe Aline nous a séduit dès la première écoute de “Je bois et puis je danse“, l’un des tubes de son premier album Regarde le ciel. Et le second long format du quintet mené par Romain Guerret, La Vie Electrique, ne va en rien gâcher cet idylle. Déjà parce que le clip tendre et plein d’humour de son single éponyme est irrésistible. Ensuite ? Parce qu’il est difficile de se lasser du savoir faire d'Aline. Sans prétention et ambitieux en même temps, mélancolique et entraînant : le groupe excelle dans l’art du Happy Sad, dans la droite lignée de The Smiths, The Cure, et autres fleurons de la new wave. La Vie Electrique, un peu plus complexe que son prédécesseur, s’apprivoise toutefois après plusieurs écoutes. (CP)

Aline, La Vie Electrique (Pias). Disponible.

5 /12

L'album de Foals “What Went Down“

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Depuis Antidote, paru en 2008, on suit le groupe made in Oxford avec un intérêt grandissant. À sa tête, le brillant Yannis Philippakis, qui a su manier les influences rock’n’roll, new wave et pop de Foals pour en faire une mixture insolite, parfois expérimentale, toujours convaincante. Avec ce quatrième opus, What Went Down, le tempérament à la fois cérébral et brut de décoffrage de Philippakis éclate dans toute sa rage. En résulte un album de rock aussi bien calibré pour des bars miteux que des stades en folie. Enregistré en Provence et produit par le malin James Ford (Arctic Monkeys, Klaxons), What Went Down ne laisse pas l’auditeur tranquille une minute, et s’avère l’un des disques rock les plus impressionnants de la rentrée. Sur scène, c’est aussi une expérience : rendez-vous le 2 février 2016 à l’Olympia de Paris. (SR)

Foals, What Went Down (WEA), sortie le 28 août

6 /12

L'album de Beach House “Depression Cherry“

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C’est bien simple : on aime très fort le duo formé par Victoria Legrand, nièce de Michel, et son amoureux Alex Scally, qui vivent loin de la hype musicale américaine, à Baltimore. Peu d’interviews, une timidité assumée, une volonté d’indépendance jamais démentie malgré leur succès grandissant… Beach House a du tempérament, et un style sonore reconnaissable instantanément. Si leur dernier album en date, Bloom (2012) nous enchante encore, on s’incline aussi devant son digne successeur, Depression Cherry, confectionné d’après le même canevas : une pop onirique, presque céleste mais qui sait aussi, parfois, tutoyer les gouffres de la mélancolie. S’ouvrant sur le trip sonore “Levitation“ où miss Legrand veut nous emmener ailleurs, loin, celle-ci tient sa promesse tout au long de cet album composé de yin, de yang et de mélodies toutes plus belles les unes que les autres. En concert au Pitchfork Festival de Paris le 29 octobre. (SR)

Beach House, Depression Cherry (Cooperative Music), disponible.

7 /12

L'album de Nicolas Godin “Contrepoint“

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Moitié du groupe Air, Nicolas Godin n’a jamais eu besoin de prouver son élégance en termes de musique : les succès du duo formé avec Jean-Benoît Dunckel peuvent en témoigner. Mais avec Contrepoint, il fait fort en réinventant un de ces maîtres de la musique classique qu’on pense intouchables : Jean-Sebastien Bach. On vous voit hausser un sourcil, mais n’ayez pas peur… Au contraire, plongez sans réfléchir dans ces huit morceaux dont la pop est nourrie de multiples influences : ritournelles sixties façon Gainsbourg (“Widerstehe Doch Der Sünde“ “Quei Due“), gimmick jazz (“Club Nine“), tropicalia brésilien (“Clara“) et surtout la musique de film, qui influence Godin depuis sa plus tendre enfance. C’est à la fois savant et accessible, entêtant et mémorable. Son prochain disque, lui, portera sur l’architecture. On a hâte ! (SR)

Nicolas Godin, Contrepoint (Because), disponible.

8 /12

L'album de Sea Lion “Desolate Stars“

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Linn Osterberg, alias Sea Lion, est originaire de Göteborg, Suède, et semble être née pour chanter, tant son folk est naturel et fluide. Aussi menue qu’elle, sa voix peut se montrer d’une puissance étonnante, volontiers accompagnée de guitare électrique, d’échos limite psychés et de claviers embrumés : il ne s’agit pas d’une énième folkeuse à frange et cordes romantiques. Non, on sent qu’il y a quelque chose en plus chez Sea Lion qui clame haut et fort ses influences : Cat Power et Mazzy Star. En témoigne ce premier album, Desolate Stars (en référence à sa passion pour l’astrologie), remarquablement abouti. La guitare mélancolique de “If My Baby“, le piano mesuré de “Room“ ou encore l’instrumental “Plains“ sont des bijoux de délicatesse qui semblent venir d’un autre temps. À découvrir les 11 et 12 novembre à Paris, sur les scènes de la Maroquinerie et du Badaboum. (SR)

Sea Lions, Desolate Stars (Caroline Records), disponible.

9 /12

L'album de Julia Holter “Have You In My Wilderness“

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Jusqu’ici, Julia Holter s’illustrait avant tout par des disques cérébraux, dans lesquels il fallait s’immerger entièrement pour en saisir toutes les qualités. Multi-instrumentiste et auteur-compositrice exigeante, cette belle Américaine est la fille d’une historienne de renom, Carole Shammas, et a été formée à l’Alexander Hamilton High School Academy of Music et au California Institute of Arts. À 30 ans, elle en est déjà à son quatrième album qui, tout en étant accessible, reste fidèle à sa haute opinion de la musique. Have You In My Wilderness alterne des pop songs sous influence sixties et des balades introspectives racontant sa difficulté à aimer – et être aimée. On est sous le charme de “Feel You“, ou “Everytime Boots“ ou “Sea Calls Me Home“. (SR)

Julia Holter, Have You In My Wilderness (Domino), disponible le 25 septembre.

10 /12

L'album de Lana Del Rey “Honeymoon“

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Avant la sortie de son troisième album baptisé Honeymoon, pour conserver le mystère que Lana Del Rey affectionne tant, la chanteuse a disséminé les infos au compte-gouttes. Mais le clip High The Beach, dévoilé il y a un mois (et qui compte déjà 20 millions de vues), donnait déjà la couleur de l’album. Alors que la chanteuse avait étonné ses fans avec son précédent long format Ultra Violence, plus électrique et plus produit que Born To Die, Lana Del Rey est revenue à ce qu’elle sait faire de mieux : une pop langoureuse et romantique et des chansons d’amour tragiques. Elle continue donc de cultiver avec brio son image de diva dark au cœur éternellement brisé, et on se laisse bercer avec plaisir par son spleen alangui.
Ceux qui espéraient un revirement ou une prise de risque de la part de la chanteuse vont donc être déçus. Honeymoon est un album lent et vaporeux, ou aucun morceau ne brille vraiment plus qu’un autre. Manque d’audace ou volonté de ne pas rentrer dans une course au tube effrénée ? De notre côté, on penche plutôt pour la seconde option. Un disque à écouter lovée dans un peignoir en satin, avec un brushing parfait et un verre de whisky à la main, façon Marilyn Del Rey. (CP)

Lana Del Rey “Honeymoon" (Polydor/Universal), disponible.

11 /12

L'album de Peaches “Rub“

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Depuis le désordonné I Feel Cream, en 2009, on n’avait que très peu de nouvelles de Merril Nisker, alias Peaches. Née au Canada, Berlinoise d’adoption et aujourd’hui vivant à Los Angeles, elle a été pourtant bien occupée, entre autres par un livre et du cinéma. Album de son grand retour, Rub est à la hauteur de la réputation de Peaches, chanteuse maniant l’ironie, la provocation, l’électro, le hip-hop, le rock comme à peu près personne. Côté mélanges, elle a été l’une des premières pop stars, bien avant toutes les controverses médiatiques autour du genre sexuel, à s’intéresser à la question et à revendiquer une sexualité absolument libre. Et toujours féministe, avec ça. D’ailleurs, elle n’a invité ici que des filles, sa complice de toujours Feist sur “I Mean Something“ et l’ex reine du groupe culte Sonic Youth, Kim Gordon, sur  “Close Up“. Girl power ! (SR)

Peaches, Rub (U She Music), disponible le 25 septembre.

12 /12

L'album Radiooooo x Colette “Carnet de voyage"

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Parmi nos coups de cœur de la rentrée, on trouve la compilation “Carnet de voyage“ de Radiooooo.com. Depuis un an, les activistes musicaux de cette web radio offrent à leurs auditeurs des playlists riches en surprises, composées de titres de 1900 à nos jours, que les deux créateurs, Benjamin Moreau et Alexandre Grynszpan, définissent comme “une machine à voyager dans le temps et l’espace“. A l’image de ce bel objet, imaginé en collaboration avec le concept store Colette. Les deux complices ont le chic pour dénicher des pépites inconnues qui deviennent en une écoute familières. Et ce réjouissant trip autour du monde ne fait pas exception à la règle. On se promène de genres musicaux en époques sans turbulence : de l’Espagne à la Corée en passant par le Brésil ou le Mexique. Qui eut cru que la disco hollandaise pouvait être aussi entraînante qu’un tube de Diana Ross ? Magique. (CP)

Radiooooo.com x Colette “Carnet de voyage“, disponible.

 

 

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