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Musique : des mecs plus ultras

Lâché de Fauves Hanni El Khatib : bad boy, Baby L’élégance made in France

Honneur aux hommes ! Fauve, Hanni el Khatib, Poni Hoax… Ces messieurs se plient en quatre pour nous livrer des albums qui font mâles. La preuve par trois.

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Lâché de Fauves

Lâché de Fauves

Rarement un groupe n’aura aussi bien choisi son nom. Depuis qu’il a surgi dans le paysage musical français, on frémit. Ces cinq jeunes garçons sont musiciens, mais aussi vidéastes et photographes et sortent leur premier EP, "Blizzard". Et là aussi, le titre est plus que parlant. Car leur musique, c’est un tourbillon d’émotions, une tornade de poésie qui donne la chair de poule. Distillés au gré de mélodies enivrantes, les textes sublimes, scandés tels des incantations, se succèdent. Les doutes, peurs et idéaux de toute une génération sont évoqués, tel un journal intime. Les morceaux se révèlent tous bouleversants, à l’image de Sainte Anne, ou Blizzard. Et si parfois, quelques maladresses vocales se font sentir, comme dans Les Nuits Fauves, ce n’est que pour sublimer l’écriture, viscérale. Même principe pour les clips impeccables, dans lesquels on plonge littéralement. C’est peu dire que ces fauves nous mettent une sacré claque.

Blizzard EP de Fauve, sorti le 20 mai 2013.

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Hanni El Khatib : bad boy, Baby

Hanni El Khatib : bad boy, Baby

Envie de rock, de tatouages et de cheveux gominés? Assurément, l’américain Hanni El Khatib a tous les atouts pour vous satisfaire ! Deux ans après la sortie de "Will The Guns Come", il revient avec un second album dont le titre annonce clairement la couleur : "Head in The Dirt" est résolument garage, brut et rebelle. What else ? Rien d’étonnant pour ce californien d’origine philippino-palestinienne qui insuffle (encore et toujours) une énergie punk à ses sons, comme en témoigne l’efficace Family. Cela dit, en s’entourant du producteur Dan Auerback (Black Keys), la donne a changé : le rock d’Hanni, bien que toujours abrasif, endosse désormais des tonalités plus blues, plus groovy. Et le cocktail s’avère détonnant, preuve en est avec le titre Penny, voire parfois surprenant, lorsque les sonorités reggae s’invitent comme dans Nobody Move. Mais que les aficionados se rassurent : les riffs restent déferlants, les guitares, nerveuses, le tout encore plus peaufiné que dans le premier opus. Décoiffant.

Head in The Dirt de Hanni El Khatib, Because Music, sorti le 29 avril 2013.

 

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L’élégance made in France

L’élégance made in France

Toujours aussi singulier, le quintet parisien est de retour avec un troisième et excellent opus, "A State Of War". Poni Hoax a éléctrisé les foules avec des titres comme Antibodies ou Budapest, et là, indéniablement, les membres du groupe remettent le couvert. Certains doutaient de leur statut de tubes-maker ? Ils seront déçus. L’album regorge de morceaux redoutables d’efficacité : eighties à souhait, ils se révèlent tour à tour dansants Down On Serpent Street, suaves grâce aux chœurs féminins dans Young Americans ou mélancoliques avec The World. L’ensemble, parfaitement homogène et non sans rappeler le Bowie des années 80, revêt des tonalités plus pop et moins austères qu’auparavant. Et la voix de Nicolas Ker continue d’exercer sa magie, déclamant (toujours dans la langue de Shakespeare) des textes touchants et intimistes. C’est raffiné, c’est classe, c’est Poni Hoax.

A State Of War de Poni Hoax, Pan European/Sony Music, sorti le 25 mars 2013.

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