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Musique : 3 albums (électro)magnétiques

L’électro-pop de Thomas Azier L’électro-fanfare de Kadebostany L’électro-rock de Bot’ox

Le point commun entre Thomas Azier, Bot’ox et Kadebostany? À la genèse de ces groupes, des Dj's tous issus de la musique électronique. Aujourd’hui, ces messieurs sortent trois albums aux tendances pop, hip hop ou rock, mais dont le fil rouge reste l’électro.

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L’électro-pop de Thomas Azier

L’électro-pop de Thomas Azier

La musique, ce jeune homme la pratique depuis longtemps et avec un art de la minutie incontestable puisque ce premier LP a été façonné durant cinq années avant de voir le jour. Car ce DJ s’est chargé tout seul de la réalisation de Hylas, composé en immersion dans une usine désaffectée de Berlin dont il s’est amusé à récupérer les sons organiques. Bilan ? Son électro-pop est aussi sombre que romantique, vénéneuse et planante à la fois. Une techno froide dont l’aura des synthés évoque les grosses productions allemandes, rehaussée d’un chant aux textes souvent énigmatiques ("Ghostcity", "Verwandling"). En somme, la musique de Thomas Azier puise, tout comme lui, ses racines un peu partout dans l’Europe : Néerlandais exilé dans la capitale allemande, il vient de signer avec un label français. Ironie du sort ou de l’époque ? Reste que c’est en partie grâce à Woodkid que l’artiste connaît cette notoriété, ce dernier étant le premier à l'avoir repéré. Un signe de (très) bon augure.

Hylas de Thomas Azier, Mercury/Universal, sortie le 10 mars 2014.

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L’électro-fanfare de Kadebostany

L’électro-fanfare de Kadebostany

Et si on partait faire un tour en Kadebostany ? Imaginé par le producteur et membre fondateur du groupe suisse, c’est un chouette pays, quelque part à l’Est de l’Europe, dont les frontières semblent ouvertes à toutes les influences et où l’immigration musicale et les flux sonores circulent sans restriction. Car bien que l’électro soit à la genèse du projet, Kadebostany c’est en fait un infini patchwork de genres : fiers et omniprésents, les cuivres accompagnent chaque morceau pour faire de l’ensemble une fanfare aussi improbable que futuriste. Sur son passage, elle captive tous les sons, des beats hip hop de "Hey", à la pop de "Castel In The Snow" ou au rap de "K-Airline". Dès lors, même la reprise (fantastique) de "Crazy In Love" de Beyoncé revêt des allures d’orchestre. Du coup, à la fin de l’album on se dit que oui, la Kadebostany c’est sans doute un territoire de rêve, dans lequel tous les styles, même les plus éloignés, se mélangent et cohabitent parfaitement. En somme, plus que de la musique, c’est de la politique.



Pop Collection de Kadebostany, Parlophone, sorti le 20 janvier 2014.

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L’électro-rock de Bot’ox

L’électro-rock de Bot’ox

Les deux figures de la French Touch (Julien Briffaz du groupe Tekel et le DJ et patron de label Cosmo Vitelli) font leur retour avec "Good Bye Fantasy". Un maxi de cinq titres-fleuves qui réfutent la thèse du titre : non, la fantaisie est (encore) bel et bien là. Au programme, des remixes de "Moscoman" ou "Rouge Mécanique" signés Phil Kiéran, le titre "In Flagranti Sleepy" revisité en Dub et toujours cette électro suave portée par la voix de Mark Kerr. Comme dans les précédents albums, Babylone By Car (2010) et Sans Dormir (sorti en novembre dernier), le duo puise dans le réservoir rock et parvient à composer une musique hybride, capable de mener jusqu’au bout de la nuit sur un dance floor ou d’être la B.O d’un road trip en Cadillac. Côté images, le visuel promet encore des virées dans le monde de la nuit  toujours plus sombres comme le prouve le clip de "Goodbye Fantasy". On dit oui à cette cure de jouvence sans aiguille.

Good Bye Fantasy EP de Bot'ox, I'm A Cliche, sorti le 6 janvier 2014.

Julie Pujols Benoit
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