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Tendance : les rappeuses ca$h et tra$h!

Azealia Banks : la plus populaire Iggy Azalea : la plus sexuelle Lady Sovereign : la plus attendue Rye Rye : la plus proactive 10

Accros aux réseaux sociaux, cash et indépendantes, ces 10 filles prouvent que les gangstas machos n'ont pas le monopole du rap. Si la française Keny Arkana sort enfin un septième album ce mois-ci (chroniqué dans le numéro 106 de Glamour) d’autres jeunes artistes n’ont pas attendu pour s’imposer dans le milieu hip-hop. Espoirs confirmés ou grosses promesses, on parlera forcément de ces rappeuses en 2013.

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1 /10

Azealia Banks : la plus populaire

Azealia Banks : la plus populaire

Impossible d'être passé à côté du phénomène Azealia Banks. Son tube "212", sur lequel elle danse comme une enfant joyeuse en mini short, sweat Mickey et grosses tresses, totalise plus de 38 millions de vues sur YouTube. Il faut dire que la jeune fille de 21 ans est précoce : dès 10 ans, elle joue dans différentes comédies musicales et obtient même le rôle principal dans plusieurs d'entre elles. En 2009, sous le surnom de Miss Bank$, Azealia sort un premier morceau, "Gimme A Chance", puis signe un contrat chez XL Records, avant d'en claquer la porte quelques mois plus tard, invoquant des "idées conflictuelles". Peu importe, la native de Harlem, désormais libre, reprend son nom officiel et déménage à Montréal. Là-bas, elle met à exécution sa débrouille 2.0. : plutôt que de passer par les voies traditionnelles de l'industrie de la musique, Azealia Banks utilisera YouTube comme plateforme de partage. Comme d'autres Lana Del Rey avant elle, Azealia bricole toute seule, ou presque, ses morceaux et ses clips.

On la remarque alors avec sa reprise chaloupée et tribale de "Slow Hands" d'Interpol, qui nous fait penser à Rihanna. Mais c'est surtout grâce à "212", sorti en septembre 2011, qu'elle s'impose comme l'une des plus belles promesses hip-hop : la BBC la classe troisième de son classement "Sound Of The Year" et son premier single se place en tête des charts européens. Fin 2011, elle commence à travailler sur son premier album avec le producteur Paul Epworth, plutôt connu pour ses collaborations avec des artistes rock et ultra bankables (Bloc Party, Florence & The Machine, Foster The People, Adele...). Mais avant sa sortie prévue pour début 2013, Miss Banks publie un premier EP, une mixtape et de nombreux clips où elle joue les working girls à la Helmut Newton, les divas eighties, les créatures seapunk ou encore les cow-girls sexy. It girl et icône avant même d'avoir sorti son premier album, elle devient l'égérie du très pointu Alexander Wang (qui vient d’être nommé pour remplacer Nicolas Ghesquières à la tête de Balenciaga), crée un rouge-à-lèvres pour M.A.C. et est l’un des nouveaux visages d’Asos.
Azealia Banks sera encore plus incontournable en 2013 : elle sortira son disque Broke With Expensive Taste en février et sera présente sur les prochains albums de Lady Gaga et de Kanye West. Il y a pire pour une rappeuse de 21 ans.
 

2 /10

Iggy Azalea : la plus sexuelle

Iggy Azalea : la plus sexuelle

On a du mal à imaginer une grande blonde longiligne faire du hip-hop. Et pourtant, Iggy Azalea rappe depuis qu'elle a 14 ans (elle en a 22 aujourd'hui) et s'est fait remarquer en 2011, quand ses vidéos de rap freestyle se sont propagées sur le web. La jeune fille au look de joueuse de tennis russe connait en effet tous les codes pour une carrière accélérée : paroles sexy/trash, couleurs acidulées et clichés du rap gangsta-macho détournés. Résultat, son premier clip, "PU$$Y", où elle parle crûment de cunnilingus tout en léchant délicatement une glace à l'eau, devient viral et Amethyst Amelia Kelly, de son vrai nom, ne tarde pas à se faire repérer par les labels.

En septembre 2011, la native de Sydney sort une première mixtape, Ignorant Art, mais c'est surtout en 2012 qu'elle devient incontournable : elle est la première femme non-américaine à entrer dans le Top 10 du magazine hip-hop XXL. Elle signe aussi un contrat de mannequin et enregistre son premier album The New Classic  avec le DJ Diplo -qui a bossé avec M.I.A. -, et T.I., qui a collaboré avec quelques noms du hip-hop, comme Rihanna, Eminem, Jay-Z ou encore Justin Timberlake. En attendant la sortie de son premier disque, on regarde la vidéo de "Murda Bizness" où Iggy, qui doit son surnom à son chien, joue la mère opportuniste à un concours de mini-miss.
 

3 /10

Lady Sovereign : la plus attendue

Lady Sovereign : la plus attendue

Il n'y a pas que The Streets et Dizzee Rascal sur la scène rap anglaise. Lady Sovereign, une petite blanche au look fluokid se fait une place dans le milieu depuis 2005. Des premiers morceaux homemade, quelques freestyles en téléchargement gratuit, et le flow de Louise Harman arrive aux oreilles de Jay-Z. Elle est invitée, alors âgée d'à peine 20 ans, à le rencontrer lui, Usher et L.A. Reid, pour un freestyle improvisé, avant de se voir offrir un contrat avec Def Jam, le label de Rihanna, Kanye West ou encore Jennifer Lopez. Elle est même la première artiste femme non-américaine à y être signée.

Satirique et féministe, Lady Sovereign sort son premier album en 2006 et rencontre un immense succès avec son single "Love Me Or Hate Me". Tout s'emballe : elle est invitée chez David Letterman, elle fait les premières parties de Gwen Stefani et de The Streets, et son clip devient la première vidéo britannique à atteindre la première place aux Etats-Unis de l'émission "Total Request Live" de MTV. Publicité, bande originale, son tube se retrouve partout. Forcément, la pression est grande pour son deuxième disque, et Lady Sovereign décide à ce moment-là de quitter sa maison de disque. Elle lance alors son propre label sur lequel sort Jigsaw. Mais malgré son succès public et critique, Lady Sovereign met sa carrière en pause. Elle avait promis à ses fans de sortir des nouveaux morceaux mi-2012, on attend toujours...
 

4 /10

Rye Rye : la plus proactive

Rye Rye : la plus proactive

Être repérée puis prise sous son aile par M.I.A., difficile de faire mieux pour démarrer sa carrière avec une caution à la fois bankable et branchée. C'est comme cela que Rye Rye est arrivée dans le monde du hip-hop US et c'est même la première artiste a avoir été signée chez N.E.E.T., le label de sa mentor. Alors qu'elle devait sortir son premier album en 2009, c'est finalement en mai dernier qu'on a pu enfin écouter Go ! Pop ! Gang !. Durant ces trois années, loin de se la couler douce, l'Américaine a eu le temps de sortir quatre singles (dont des duos avec M.I.A et Robyn), de poser son flow sur 8 autres morceaux, de Diplo, M.I.A. ou Crookers, de chanter au défilé Alexander Wang en 2010, de jouer dans le remake de 21 Jump Street et surtout de mettre au monde une petite fille. Maintenant qu'elle se consacre exclusivement à sa carrière solo, Rye Rye surfe sur le succès de son premier album.
 

5 /10

Dessa : la plus poétique

Dessa : la plus poétique

Pas forcément besoin d'être trash pour s'imposer dans un milieu aussi macho que le hip-hop. Parfois le talent suffit. Instrus ultra travaillées, compos entre le rap, le slam et le chant et paroles plus proches de la poésie que du clash, Dessa s'est imposée en deux albums comme l'une des rappeuses outsider favorites des filles comme des mecs. Plus proche d'un MC Solaar que d'un Booba, la jeune femme de Minneapolis a une licence de philosophie -ça s'entend- et est également auteure et membre du collectif hip-hop intello Doomtree. Flow irréprochable, voix soul et passion des mots, Dessa surpasse aisément ses voisines omniprésentes et addict au buzz. Elle devrait sortir un troisième album en 2012, on a hâte !
 

6 /10

Yo-landi Vi$$er : la plus chelou

Yo-landi Vi$$er : la plus chelou

Au final, il n'y a pas qu'un mec qui rappe dans le groupe sud-africain Die Antwoord. On y entend bien une voix féminine, voire enfantine, rappant en afrikaans, en xhosa ou en anglais (soit trois des onze langues nationales du pays). Yo-landi Vi$$er est l'une des trois parties de ce groupe déjanté, mélangeant rap, rave et zef, un mouvement de contre-culture sud-africain. Son look de poupée pâlotte et sa coupe de cheveux punk la rendent immédiatement reconnaissable auprès des fans du groupe de plus en plus nombreux. Stars absolues dans leur pays, en tournée européenne, australienne et américaine depuis la sortie de leur troisième album début 2012, ces ovnis musicaux sont en passe de devenir un vrai phénomène.
 

7 /10

Liza Monet : la plus cheap

Liza Monet : la plus cheap

Le rap français est souvent décrié : flow inexistant, paroles soit trop trash soit trop plates, arrivisme ghetto et imitation poussive de leurs cousins ricains, les rappeurs français souffrent d'une mauvaise réputation. Quant aux rappeuses, en plus d'être trop peu nombreuses, elles ont déçu : Diam's, qui incarnait l'espoir du rap français féminin, a annoncé définitivement la fin de sa carrière en septembre dernier ; Casey, qui s'était imposée comme l'une des meilleures auteures du rap français a sorti son dernier disque en 2010 ; Princess Aniès n'a rien fait depuis 2008 et Sté Strausz vient de sortir un best of. Heureusement que la grande Keny Arkana revient ce mois-ci avec un nouvel album (chroniqué dans le numéro 106 de Glamour).

En attendant, on a découvert avec stupéfaction Liza Monet. Ancienne actrice porno, Liza s'est reconverti dans le rap et raconte son meilleur coup dans un premier single sorti en octobre dernier, qui a suscité de nombreuses réactions, pas toujours enthousiastes d'ailleurs... Insultée et méprisée, on lui reproche de n'avoir d'autres talents que le sexe. Il faut avouer que son clip à l'esthétique très porno cheap, ses paroles crues et sa grande tendance à mettre des photos très dénudées d'elle-même sur son compte Twitter ne transgressent pas vraiment avec son ancienne carrière. Mais comme elle le soulève assez justement, de manière très grossière certes, les rappeurs -américains comme français- sont au moins aussi trash qu'elle (le premier "tube" d'Orelsan avait quand même comme refrain "suce ma bite pour la Saint Valentin"). Et si on traduit les paroles d'une Rihanna ou d'une Nicki Minaj pourtant très mainstream, on atteint un niveau de vulgarité similaire. A voir si ce buzz isolé se transforme en réelle carrière...
 

8 /10

DENA : la plus indé

DENA : la plus indé

Avec son look ghetto-hipster, cette allemande d'origine bulgare qui parle de diamants dans son clip tourné dans un marché aux puces très populaire apparait comme un ovni dans la scène rap actuelle. Hyper indé, DENA commence à faire parler d'elle depuis la mise en ligne de sa première vidéo "Cash, Diamond Rings, Swimming Pools", avec sa mélodie hip-hop chill, ses paroles ambivalentes et son refrain chaloupé. Ses autres morceaux, comme "Games" ou "Boyfriend", sont encore plus calibrés pour les clubs. Sans label et sans album pour le moment, on parie sur elle pour 2013.

9 /10

Kreayshawn : la plus cynique

Kreayshawn : la plus cynique

Vingt-trois ans, californienne, liner retro et look rockabilly à la Amy Winehouse... Non, il ne s'agit pas d'une sous-Katy Perry mais bien d'une rappeuse cynique qui fait le buzz depuis un an et demi. Le 16 mai 2011, Kreayshawn (comme "création") poste sur YouTube son premier clip, "Gucci Gucci". 48 heures plus tard, la vidéo comptabilise déjà plus de 200 000 vues et en atteint aujourd'hui presque 40 millions. Pourquoi un tel phénomène ? Vu le titre du morceau, on pourrait s'attendre à une bombe r'n'b se vautrant dans un luxe ostentatoire. C'est en fait tout le contraire : Kreayshawn se moque justement des codes du rap bling bling, des filles-à-papa de Beverly Hills qui passent leurs journées à claquer sac à main le PIB du Sierra Leone. Ironique et critique de l'ultra consumérisme américain, la rappeuse montre qu'elle n'a pas la langue dans sa poche, sans doute comme le lui a appris sa mère, ancien membre du groupe punk The Trashwomen. Hyper douée, Natassia -son vrai prénom- réalise des films depuis l'âge de 10 ans et tourne donc elle-même ses propres clips : elle a d'ailleurs été nominée aux MTV Video Awards dans la catégorie "Meilleur nouvel artiste", sans pour autant remporter le prix. Peu importe, le magazine Billboard l'a quand même classée 34e dans son classement des 50 meilleurs utilisateurs des médias sociaux. En bonne digital native, c'est précisément grâce à cette maîtrise des codes du web et du personal branding (vidéos, dessins de chat, ou gif animés érotiques pour sa communauté de fans) que Kreayshawn se fait repérer par de nombreux labels, pour finalement signer un gros contrat chez Columbia. Son premier album, "Somethin' 'Bout Kreay", se classe plutôt bien dans les charts américains, mais la presse est plus mitigée. On attend donc sa quatrième vidéo pour se faire une idée.
 

10 /10

Steff La Cheffe : la plus chou

Steff La Cheffe : la plus chou

Ce n'est pas souvent qu'on entend parler de la Suisse si ce n'est pour ses polémiques sur le secret bancaire, l'exil fiscal, ses faits divers impliquant de riches héritiers ou ses chocolats. Pourtant la musique suisse a depuis longtemps dépassé l'âge du cor des Alpes et du yodle traditionnel. On connait peut-être en France Stress, un rappeur francophone présent sur la scène hip hop depuis 12 ans, mais on ignore sans doute qui est Steff La Cheffe. Ni chef-scout SM, ni patronne militaire, Stefanie Peter a sorti son premier album Bittersuessi Pille en 2010. Car oui, la Bernoise de 23 ans rappe... en suisse-allemand, cette langue étrange proche de l'allemand aux accents aussi forts que variés. Championne suisse de beatbox, Steff La Cheffe promène son joli minois dans ses clips mi-arty mi-ironiques, au son inspiré des Balkans ou du jazz. Bien qu'on ne comprenne strictement rien à ses paroles (ce qui est pourtant l'essence du rap), on aime son énergie !
 

Eléonore Payró
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