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Sélection glamour : les 12 meilleurs albums de 2012

"Django Django" de Django Django "Kill For Love" de Chromatics "Visions" de Grimes "Mondo" d’Electric Guest 12

Ils ont tourné en boucle en nos écouteurs, ils nous ont fait danser en soirée et on est venues dans certains festivals rien que pour les entendre en live... Voici nos 12 albums préférés de 2012.

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"Django Django" de Django Django

"Django Django" de Django Django

Vous les avez forcément entendu dans un bar branché ou chez votre pote hipster. En un an, ces quatre Britanniques (un Anglais, un Irlandais du Nord et deux Ecossais) se sont imposés comme l'une des plus belles découvertes musicales de l'année. Sorti fin janvier 2012, leur premier album se retrouve aujourd'hui en tête des classements des meilleurs disques de l'année (dont celui-ci) et leurs intenses concerts ont presque tous été sold out. Car Django Django (rien à voir avec Django Reinhardt) a capté l'alchimie délicate du disque idéal, mettant d'accord à la fois les critiques les plus exigeants et les amateurs de pop les plus pointus.

Guitares psyché, synthé électro, batterie millimétrée et harmonies de voix vintage, ce premier album regroupe le meilleur de la musique des cinquante dernières années. Sorte de Beach Boys sous acide qui auraient trop écouté LCD Soundsystem, en un an, Django Django est devenu incontournable. Mais loin d'être des petits nouveaux propulsés par une grosse maison de disque, ces anciens étudiants de l'Edimburgh College Of Art ont démarré tout en bas. Des petits concerts dans les kermesses d'Ecosse (où le public avait manifestement du mal à comprendre leur musique) aux labels plus ou moins fiables, Django Django a enregistré et peaufiné ses morceaux dans son coin jusqu'à ce que le bouche-à-oreille l'amène enfin vers un succès largement mérité. Concentré de tubes plus dansants les uns que les autres, Django Django s'est imposé comme l'une de nos B.O de l'année.

"Django Django" de Django Django, Because, paru en janvier.
 



2 /12

"Kill For Love" de Chromatics

"Kill For Love" de Chromatics

Depuis la sortie de Drive, le thriller violent et romantique avec Ryan Gosling et sa bande originale presque culte, on se les arrache. En mars dernier, Chromatics était attendu au tournant : depuis leur précédent disque Night Drive (que certains jugent être un chef d'oeuvre et dont est tiré le morceau "Tick Of The Clock" présent sur Drive) sorti cinq ans auparavant, le groupe n'avait rien fait. Mission accomplie avec Kill For Love, leur quatrième disque. Largement inspiré du shoegaze des années 80 et des groupes comme Jesus & Mary Chain, cet album mêle habilement électro rock, guitare saturées et voix féminine et douce. Avec Kill For Love, le groupe de Portland a réussi à garder son esthétique sonore très particulière tout en lui insufflant une dose de pop presque joyeuse. En 80 minutes de musique, Chromatics nous a transportées dans une histoire d'amour passionnelle mais malheureuse, qu'on a écouté d'un trait en se laissant bercer par la voix de Ruth Radelet. Invité par Karl Lagerfeld pour jouer au défilé Chanel printemps-été 2013 en octobre dernier, Chromatics est un groupe dont on entendra parler encore longtemps.

"Kill For Love" de Chromatics, Italians Do It Better, paru en mars.



3 /12

"Visions" de Grimes

"Visions" de Grimes

Originaire de Vancouver, Claire Boucher, autodidacte de 23 ans, s’est imposée comme l’une des révélations de l’année avec sa voix pop acidulée et ses cheveux roses (quand ils ne sont pas platine ou verts). Après un premier opus, Halfaxa, sorti discrètement en 2010, c’est en mars de cette année que cette gothique nouvelle génération (on aurait presque envie de dire seapunk) a fait sa place dans toutes les playlists qui se respectent. Enregistré en trois semaines dans une ambiance des plus strictes, Halfaxa est à la fois sombre et pop, ésotérique et direct, gothique et psychédélique. Véritable bouffée d’air frais dans le petit monde la musique électro, Grimes a su prendre la place de Lykke Li - dont elle a assuré plusieurs premières parties - dans nos cœurs.

"Visions" de Grimes, 4AD/Naïve, paru en mars.
 



4 /12

"Mondo" d’Electric Guest

"Mondo" d’Electric Guest

Leur sautillant "This Head I Hold" a été l’un des tubes de notre été. Acclamé en France, ce duo venu de Los Angeles a su séduire son public avec un premier album truffé de morceaux pop ultra-frais et bien rodés. Pas étonnant lorsque l’on sait que leur mentor et producteur n’est autre que Brian Burton alias Danger Mouse, prodige des studios qui se cache derrière de nombreux succès (Gnarls Barkley, U2, ou encore Gorillaz…). On a aussi aimé la joie communicative d’Asa Taccone, son leader à la voix chaude apparemment né avec le groove dans la peau, prêt à reprendre tout son album teinté d’électro en live acoustique pour La Blogothèque avec une élégance et une aisance bluffante. Avec Mondo, Electric Guest a réussi le pari de ne contenir que des tubes, et cela sans jamais friser le mauvais goût. En bref, les deux garçons nous ont Electric-sées.

"Mondo" d'Electric Guest, Downtown Records/Because, paru en avril.
Lire notre interview d'Electric Guest sur Glamour.fr.
 



5 /12

"An Awesome Wave" de Alt-J

"An Awesome Wave" de Alt-J

On le sait, peu d'artistes sont capables de séduire à la fois le bobo branché, le critique musical pointu et la jeune fille en fleur. Programmé dans tous les festivals de l'été jusqu'au récent festival des Inrocks, Alt-J a remporté le prestigieux Mercury Prize (qui récompense le meilleur groupe britannique de l'année) rejoignant ainsi Franz Ferdinand, Arctic Monkeys, PJ Harvey, Pulp ou encore The XX. Inclassable, An Awesome Wave, leur premier album (dont le nom est tiré d'American Psycho) l'est pourtant, et c'est sans doute pour cela que tout le monde y a retrouvé un peu de soi.

Entre pop joyeuse, électro planante, rock indé mélancolique, accents hip-hop, dubstep ou arabisants, et la voix immédiatement identifiable de Joe Newman, Alt-J ne ressemble à personne d'autre. C'est justement dans un souci d'originalité que le quatuor de Leeds, a choisi ce nom étrange. Initialement nommé "Films", aussi banal qu'invisible sur Google, le groupe a opté pour le symbole ∆, prononcé "Alt Jay", comme le raccourci sur Mac. Geek et hipster, Alt-J ? Peut-être, mais surtout indispensable.

"An Awesome Wave" de Alt-J, Infectious Music/Pias, paru en mai.
 



6 /12

"Synthetica" de Metric

"Synthetica" de Metric

En presque dix ans de carrière (déjà !), Metric s'est peu à peu imposé dans le paysage rock indé anglo-saxon. Porté par le succès de son quatrième album Fantasies, et par les tubes "Gimme Sympathy" et "Help I'm Alive", le groupe de Toronto voit plusieurs de ses morceaux utilisés dans de grosses séries (90210, Grey's Anatomy, House ou encore Entourage) jusqu'à ce qu'on leur demande de signer le morceau original de la bande-son de Twilight. Désormais sorti d'un relatif anonymat, Metric sort en juin dernier son cinquième album, Synthetica. Gardant toujours leurs mélodies pop nostalgiques, ils ont osé cette fois aller plus loin dans le rock et se sont même offert la présence rare d'un des monuments de la musique, l'ex-leader grincheux du groupe culte Velvet Underground, Lou Reed.

Paroles réfléchies, voix rock ou faussement enfantine, Emily Haines, leader et chanteuse du groupe, comme Debbie Harry de Blondie avant elle, est l'une de ces filles dans des groupes de mecs qui n'ont plus à prouver leur capacité à faire du rock. C'est d'ailleurs à elle que l'on a demandé de composer la B.O. de Cosmopolis de Cronenberg. Tour à tour pop, sombre, rock et léger, Synthetica apparait comme l'album le plus abouti du quatuor et l'un des must de l'année.

"Synthetica" de Metric, MMI/Pias, paru en juin.
 



7 /12

"Shields" de Grizzly Bear

"Shields" de Grizzly Bear

Après une belle programmation en première partie de Radiohead, une signature chez le prestigieux label Warp, de multiples apparitions sur les plateaux-télé les plus populaires des Etats-Unis et une bonne réputation auprès du tout-puissant Jay-Z, ces quatre musiciens à l’humilité touchante et à l’imagination débordante étaient largement attendus au tournant avec ce quatrième album, Shields. Et la stupeur fut grande : Shields a encore relevé le niveau. On le devine rien qu’à l’écoute du titre d’ouverture, Sleeping Ute, délire pop schizophrène qui tire de nombreuses ficelles en même temps.

Les guitares et les claviers sont raffinés, la voix plus claire et plus puissante, les références assumées ; on pense bien sûr aux Beatles, mais aussi aux compos en clair-obscur d’Elliott Smith ou, plus récemment, de Zach Condon de Beirut. Grizzly Bear nous balade plus gaiment qu’à l’accoutumée dans son univers surpeuplé de fantômes qui ne font pas bien peur. Il aura fallu trois ans pour finaliser ce dernier opus, entre des projets solos à achever, des retrouvailles au Texas, et une bonne remise au travail dans la maison de Cape Cod, celle de la mère d’Ed Droste, le chanteur.

Finalement, le travail, surtout quand il est réalisé par des orfèvres, a payé. Un album totalement coup de coeur, à écouter au moment du coucher et sans modération.

Shields de Grizzly Bear, Warp/Differ-Ant, paru le 17 septembre.
 



8 /12

"Sun" de Cat Power

"Sun" de Cat Power

Chan Marshall, alias Cat Power, aurait-elle enfin trouvé la paix intérieure ? A en croire les évènements qui ont marqué l’enregistrement et la finalisation de ce neuvième album – une séparation douloureuse, des problèmes financiers, des déménagements multiples – on serait tentées de dire que non. Mais à l’écoute des 11 morceaux de Sun (un titre d’album plutôt antidépresseur), l’Américaine originaire d’Atlanta nous a prouvé qu’elle s’apaisait lentement et sûrement : envolées pop, synthé et beats électro revigorants et peu communs dans l’univers de Cat, mélodies sautillantes… Assurément, la lumière a pris le dessus sur les ténèbres. Si l’album est entièrement composé et interprété par Chan, elle a tout de même demandé au Français Philippe Zdar (Cassius, Phoenix, Housse de Racket…) un coup de main pour le mixage. Côté featuring, c’est Iggy Pop que l’on entend sur Nothing But Time, un homage de 11 minutes à David Bowie.

L’arc-en-ciel qui traverse son visage sur la pochette est finalement un beau symbole : quand le soleil remporte la bataille sur la grisaille, il apparait gaiement. Un album qu'il ne fallait pas manquer.

"Sun" de Cat Power, Matador Records/Beggars, paru en septembre.
 



9 /12

"Tetra" de C2C

"Tetra" de C2C

"Down The Road", le single pré-LP, nous avait fait saliver l’hiver dernier. Quelques mois plus tard, Tetra, l’album de ce quatuor nantais, apparaissait déjà comme l’un des disques incontournables de l’été grâce à ses titres funky-hip-hop explosifs. Après quatorze ans d’existence (d’abord sous le nom Coup 2 Cross), on peut dire que les quatre garçons avaient déjà largement fait leurs preuves : les virtuoses Pfel et Atom (fameux duo de Beat Torrent) associés à 20Syl et Greem (membres du groupe rap Hocus Pocus) ne sont autres que les quadruples champions du monde de scratch par équipe entre 2003 et 2006. En un rien de temps, C2C s’est ainsi retrouvé programmé dans les plus grands festivals et diffusé dans toutes les bonnes soirées de la saison chaude. Du gros son, des guests de qualité (Jay-Jay Johanson, Pigeon John…) et une bonne dose d'énergie : le peuple n’avait plus rien à demander.

"Tetra" de C2C, On And On/Universal, paru en septembre.
 



10 /12

"The Haunted Man" de Bat For Lashes

"The Haunted Man" de Bat For Lashes

Comme le prouve sa discographie, il faut donc trois ans à Natasha Khan pour mettre au monde un nouvel album. Trois ans bien mérités : d’abord parce ces 11 nouveaux titres sont une réussite, ensuite parce cette figure de proue du rock psyché au féminin a lâché tous ses costumes et grigris habituels pour illustrer la pochette de l’album, en allant jusqu’à se mettre totalement nue. Le message était clair : Natasha nous livrait cette fois un disque autobiographique et intime, et revenait plus solide que jamais, à tel point qu’elle était capable de porter un homme (nu, lui aussi) sur ses épaules frêles.

Moins de brume et de mystère, place au courage, déclarait la jolie Anglaise de 33 ans : "Il y a dessus des chansons plus jubilatoires, et je n’avais encore jamais eu accès à cette partie de moi-même (…).Ç’a toujours été facile pour moi de la jouer atmosphérique et de m’attacher au côté obscur, mais je crois qu’il est plus difficile d’être viscéralement joyeux et vulnérable. J’ai eu envie de remettre en cause mes propres préceptes, tout simplement, de me surprendre." Et de nous surprendre du même coup, tant les compos sont apparues limpides, directes et lumineuses. Tout aussi étonnant, sa récente reprise de "We Found Love" de Rihanna, interprétée à l’occasion de son passage dans l’émission de Zane Low sur la BBC Radio 1, avec laquelle elle nous rappellait le drame du morceau. Pour ne pas trop nous perdre quand même, Natasha a perpétué sa tradition des prénoms pour ses titres de morceaux, comme ici "Laura", somptueuse ballade piano-voix.

"The Haunted Man" de Bat For Lashes, EMI, paru en octobre.
 



11 /12

"Lonerism" de Tame Impala

"Lonerism" de Tame Impala

L'album le plus acclamé de l'année, c'est le leur. Un disque ultra psychédélique, porté par une puissance mélodique hors norme et une voix étrangement familière, tant celle de Kevin Parker nous fait penser à celle de John Lennon. Le deuxième album de Tame Impala, Lonerism, est apparu comme la suite du Revolver des Beatles. Mais loin de pasticher leurs idoles seventies (les Beatles, donc, mais aussi  Pink Floyd ou 13th Floor Elevator), les Australiens se sont approprié leur son planant pour créer quelque chose d'intensément novateur. Hypnotisée par leurs morceaux aux mélodies sophistiquées et désordonnées, on s'est laissées porter par ces douze morceaux aussi addictifs que déroutants. Car si leur premier album, Innerspeaker (sorti en 2010) avait déjà été l'une des plus belles promesses musicales de l'année, c'est avec Lonerism que Tame Impala est véritablement entré dans la cour des grands.

Chanteur et tête pensante du groupe, Kevin Parker a composé ce disque au gré de ses voyages, en assumant, comme il le dit dans une interview, ses choix musicaux sans jamais se plier à l'avis des autres. Ultra doué, l'Australien a aussi produit l'excellent album de Melody's Echo Chamber et a la ferme intention de sortir un album très pop. Il a d'ailleurs déclaré s'être inspiré de Britney Spears pour Lonerism et aurait presque terminé d'écrire un disque de tubes, qu'il aimerait voir Kylie Minogue, sa compatriote, interpréter. Pour le moment, on se contentera (aisément) des bombes psychédéliques comme "Elephant" ou "Apocalypse Dreams".

"Lonerism" de Tame Impala, Modular/La Baleine, paru en octobre.
 



12 /12

"Born To Die (The Paradise Edition)" de Lana Del Rey

"Born To Die (The Paradise Edition)" de Lana Del Rey

Impossible en 2012 d’être passée à côté de cette jeune chanteuse au visage étrangement pulpeux. Il faut dire qu’on en a dit des choses sur Lana, prénommée encore Lizzy Grant il y a quelques années et dont le premier album relativement insignifiant sortait grâce à un producteur douteux. Aujourd'hui, Lizzy Grant est bien enterrée et Lana la tigresse compte parmi la crème de la crème du showbiz : d’abord héroïne du Web grâce à deux morceaux, Blue Jeans et Video Games, elle devient rapidement l’une des artistes internationale les plus prisées, et ce malgré les critiques sur sa personnalité ambigüe et ses faibles performances vocales. Passées les polémiques, Lana fera un pied de nez à toutes les mauvaises langues en enchaînant les clips aux audiences record sur YouTube et en devenant l’égérie lynchéenne du géant H&M.

Il faut l’avouer : si Lana a pu agacer, Born To Die reste l’un des meilleurs albums de l’année, tant par ses compos bien ficelées que par l’univers visuel suranné de cette poupée humaine attachante. Pour notre plus grand bonheur, une réédition de l’album (Born To Die, The Paradise Edition) est parue en novembre, agrémentée de huit nouveaux titres tous aussi bons les uns que les autres.

Born To Die (The Paradise Edition) de Lana Del Rey, Polydor/Universal, paru en novembre.
 



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