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4 groupes barrés à écouter d’urgence

Adam Green, le gentil folkeux Naive New Beaters, les disco dinguos Philippe Katerine, le plus loufoque Anohni, le plus “gender fluid“ 4

Imposant leur singularité grâce à leur talent hors norme, ces musiciens s’aventurent en dehors des sentiers battus. Electro-pop, folk, chanson française ou pop indé, il y en a pour tous les goûts et toutes les folies. Vol au dessus d’un nid de coucous chantants.

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Adam Green, le gentil folkeux

Adam Green, le gentil folkeux

Depuis ses débuts au sein du groupe Moldy Peaches (la chanson “Nobody But You“ du film Juno, c’est eux), Adam Green a bien grandi. En l’espace d’une bonne poignée d’albums solos, il s’est imposé comme le représentant d’un folk new-yorkais décalé et mélancolique, cultivé par sa faculté naturelle d’être toujours à côté de la plaque. Après un divorce douloureux, des soucis financiers et un duo avec la joli Binki Shapiro, Adam s’était mis à la réalisation en filmant (entièrement à l’iPhone) son premier long-métrage, Wrong Ferrarri (2011) avec ses copains Peter Doherty ou Macaulay Culkin.
En 2016, après un passage à vide, un remariage et un bébé salvateurs, il revient avec le film Aladdin, adaptation loufoque et poétique du célèbre conte oriental. Au casting, toujours Macaulay Culkin, Penn Badgley (Gossip Girs) et la crème des artistes vivant à New York : Francesco Clemente, Andrew VanWyngarden (MGMT), Leo Fitzpatrick, Natasha Lyonne… La bande sonore qui l’accompagne peut s’écouter sans avoir vu le film, tant les morceaux sont joliment ourlés et que la voix de crooner du bel Adam touche en plein cœur.

Adam Green, Aladdin (Revolver), sortie le 29 avril. En concert le 9 mai à la Gaîté Lyrique.

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Naive New Beaters, les disco dinguos

Naive New Beaters, les disco dinguos

A la fin des années 2000, on avait vu débarquer ces trois drôles d’oiseaux parisiens, avec sous le bras un étrange mélange d’électro, de rock et de rap. Très vite, les Naive New Beaters se sont fait un nom et constitué un solide fan club grâce à leur prestations lives imparables, nourrie de chorégraphies niveau CM2 et de l’humour décapant du chanteur, David Boring, toujours sapé en fripes vintage, entouré de ses fidèles comparses Martin Luther B.B . King (à la guitare) et Eurobelix (aux machines à rythmes).
Après le carton du premier album, Wallace (2009) et un second essai moins remarqué, La Onda (2012), ils reviennent en très grande forme avec un troisième coup de maître sobrement baptisé A la folie. L’objectif : mettre le feu au dance-floor sans oublier de signer des mélodies accrocheuses portées par l’accent so frenchy de David Boring. En témoigne un duo disco foufou enregistré avec Izia, “Heal Tomorrow“. Le tout est toujours second degré et ultra rafraîchissant : totalement Naive New Beaters !

Naive New Beaters, A la folie (Capitol/Universal), sortie le 6 mai. En concert le 31 mars au Badaboum.

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Philippe Katerine, le plus loufoque

Philippe Katerine, le plus loufoque

Chaque album de Philippe Katerine nous rappelle à quel point cet hurluberlu est indispensable à la chanson française. Le boa rose, le sous-pull vert seventies, les déguisements de marquise ou de marin, des textes mi absurdes mi poétiques : le chanteur a toujours su surprendre, amuser, mais aussi intriguer. Car personne n’arrive vraiment à percer cet artiste multi facettes et grand séducteur (Helena Noguerra, Jeanne Balibar et aujourd’hui Julie Depardieu sont toutes tombées sous son charme) malgré lui – ou pas.
Mais avec ce nouveau disque, on saisit un peu plus la personnalité de Katerine, qui se confesse aussi bien sur ses envies de meurtres provoqués par des vacances en famille que sur la mort de son père. De ses expérimentations personnelles et sonores, il en tire Le Film, un conte musical en seize petits chapitres qui s’écoutent et s’imaginent plus qu’ils ne se voient. Naïf, acide, fantasque et désordonné, traversé parfois par des bruits d’oiseaux ou des aboiements, l’album détient ce charme décalé qui est aussi celui de l’homme Katerine.

Philippe Katerine, Le Film (Cinq 7/Wagram), sortie le 8 avril. En concert le 11 mai au Flow à paris et en tournée dans toute la France.

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Anohni, le plus “gender fluid“

Anohni, le plus “gender fluid“

Vous le connaissiez jusqu’ici sous le nom d’Antony (and The Johnsons), avec ses morceaux piano-voix brise-cœur. Oubliez tout et recommencez à zéro. Désormais, le chanteur, qui a toujours assumé son identité transgenre, est une chanteuse qui s’appelle Anohni. Sans changer d’un poil son apparence. Il reste (très) grand et d’une carrure imposante, le teint pâle et les cheveux noir corbeau. Se refusant à une transformation spectaculaire à la Bruce/Caitlyn Jenner, il impose son choix tout en prenant la parole sur d’autres sujets. L’écologie, la politique, le capitalisme… Tout ceci est au centre de son très réussi nouvel album, Hopelessness, enregistré avec des pointures de l’indie pop et de l’électro, Hudson Mohawke et Oneohtrix Point Never. L’électro-pop y est somptueuse, souvent dansante, hyper engagée et portée par la voix divine d’Anohni. Un OVNI musical pourtant très accessible, à l’image de son auteure. Cerise sur le gâteau : le clip coup de poing de “Drone Bomb Me“ avec la sublime Naomi Campbell (habillée par Riccardo Tisci pour Givenchy), qui pleure sans feindre son émotion.

Anohni, Hopelessness (Rough Trade), sortie le 6 mai. En concert le 4 juillet à la Philharmonie.

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