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4 albums pour une rentrée vraiment rock

"Sequel To The Prequel" de Babyshambles "AM" d "Right Thoughts, Right Words, Right Actions" de Franz Ferdinand "Lousy With Sylvianbriar" d 4

Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, Babyshambles, of Montreal... De l’Ecosse en passant par l’Angleterre et les Etats-Unis, voici un tour d’horizon des nouveautés rock. Un voyage détonnant qui promet de (très) belles surprises. Enjoy !

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"Sequel To The Prequel" de Babyshambles

"Sequel To The Prequel" de Babyshambles

Des tabloids, de l’obscurité, des excès, Peter Doherty semble s’être éloigné. C’est en tout cas le sentiment que donne ce nouvel album, haut en couleurs. Sans doute car la cohésion du groupe y paraît évidente, laissant une empreinte plus marquée aux musiciens, sublimée par la patte (toujours miraculeuse) de Stephen Street (Blur, The Cramberries, The Smiths...).

Si Sequel To The Prequel a l’allure moins sauvage que le premier opus Down in Albion, son coefficient rock’n’roll n’en reste pas moindre. Autre évolution notable, les sonorités empruntent de nouveaux chemins de traverse, à la lueur d’un éclectisme évident. Car du morceau très punk "Fireman", on passe aux notes celtiques de "Picture Me In A Hospital", puis au rythme country de "Fall From Grace". Rien que ça. Autant dire que la palette d’inspirations est large. Plus surprenant encore, les tonalités reggae-ska dans lesquelles s’engouffre le sublime "Dr No". Mais les riffs de guitares conservent leur place prépondérante, transformant le titre final "Minefield" en apothéose.

Peter Doherty, loin, très loin de son image caricaturale des tabloïds, se mue en poète moderne, aussi écorché que ses maîtres à penser, Rimbaud ou Oscar Wilde. Toujours à fleur de peau et sincère, sa plume éclate. Fort d’un sens aigu de la mélodie, il sème confidences et questionnements "Are you trying to say this world’s not beautiful enough ?", mais dans une atmosphère sans doute moins torturée que sur le précédent opus. En somme, Sequel To The Prequel est (déjà) un classique.

"Sequel To The Prequel" de Babyshambles, Parlophone, sorti le 2 septembre.

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"AM" d'Arctic Monkeys

"AM" d

Après avoir laissé échapper beaucoup (trop ?) de singles dont le langoureux "Do I Wanna Know", les Arctic Monkeys sortent leur cinquième album, sobrement intitulé AM. Comme pour le précédent, Suck It And See en 2011, ils ont confiés la production à James Ford et Ross Orton. Mais cette fois, pléthore de convives fait partie du projet, à l’instar de Josh Homme (Quenns Of The Stone Age), Bill Ryder Jones (ex guitariste de Coral) ou Elvis Costello. Autrement dit, "la crème de la crème". Pas étonnant pour ce quatuor qui se démarque tant par son talent que par son songwriting exceptionnel.

Formé sur les bancs du lycée, les acolytes de Sheffield enchaînent les prouesses : ils apprennent à jouer de leurs instruments respectifs à la vitesse de la lumière, puis se métamorphosent eux-mêmes en étoiles puisque leur succès (via Myspace) est fulgurant. Alors que sont devenus ces désormais grands adultes ? Si l’on se fie à l’énergie adolescente dont déborde AM, les années glissent sur ces messieurs. Même fougue ("Snap Out Of It "), mêmes sons heavy, ("One For The Road"), l’album atteint des summums de virilité. Mais dans leur langage, virilité ne signifie pas grossièreté. Au contraire, ces petits Anglais font preuve d’une rigueur implacable, autant dans leurs tenues preppy que dans leurs mélodies.

Véritables figures de proue du rock anglais, ils portent (très) haut l’étendard de la classe. Et cela se ressent dans l’ensemble des morceaux : du rutilant "Mad Sounds" au rétro "NO.1 Party Anthem", ils défilent avec un chic désarmant. D’autant plus que le groupe continue de se renouveler, mettant davantage l’accent sur les tonalités pop, effleurant même parfois (du bout des doigts) le r'n'b. Si, si. Les envolées de "Knee Socks" et les beats lourds d’"Arabella" en sont la preuve. En même temps, Matt Helders est un féru de rap et ne cache pas sa tendance à "hacher" certaines rythmiques. Les textes, eux aussi, ont conservé cette sensibilité d’ado et continuent de disséquer la jeunesse anglaise avec une habileté formidable. Les Arctic Monkeys savent ce qu’ils font, et ils le font tellement bien. Ce n’est pas à ces (vieux) singes à qui on apprendra à faire la grimace.

"AM" d'Arctic Monkeys, Domino Records, sortie le 9 septembre.

3 /4

"Right Thoughts, Right Words, Right Actions" de Franz Ferdinand

"Right Thoughts, Right Words, Right Actions" de Franz Ferdinand

Le quatuor écossais se devait de faire un retour gagnant, suite à la déception qu’avait engendré l’album Tonight sorti en 2009. Trop lisse, pas suffisamment convaincant, les critiques ont fusé, laissant le groupe dans un climat confus. Mais heureusement, les compères ont su tirer des leçons de cet échec, aussi relatif soit-il. Car Right Thoughts, Right Words, Right Actions ressuscite brillamment la verve légendaire de Franz Ferdinand. On leur a reproché un manque d’énergie ? Soit. Le nouvel album irradie d’une fougue incroyable, présente dans chacun des dix titres. Furieusement pop et dansants, ces derniers s’enchaînent dans une parfaite cohérence. A la production, Joe Goddard et Alexis Taylor de Hot Chip assurent une précision rythmique des plus efficaces, avec des titres aussi incandescents qu’entêtants, dont  "Evil Eye" ou "Right Action". Quant à la voix d’Alex Kapranos, elle atteint des sommets de volupté sur le nerveux "Bullet".

Fidèles à leur réputation de garçons cultivés/arty/sympathiques, ils ne délaissent ni l’humour, ni le second degré qui les caractérisent. D’ailleurs, lorsque dans l’ultime "Goodbye My Friends" le chanteur déclare "détester la pop", impossible d’éviter le rictus, tant la dose de pop injectée à l’opus est immense. Et ce, pour notre plus grand plaisir. Seul bémol (oui, il y en a un), l’ensemble est ultra condensé, puisque sa durée n’excède pas les 35 minutes. Reste qu’après l’écoute de cet album aussi frais qu’électrisant, le constat est évident : ces gars-là sont de vrais pros.

Right Thoughts, Right Words, Right Actions de Franz Ferdinand, Domino records, sorti le 28 août.

4 /4

"Lousy With Sylvianbriar" d'of Montreal

"Lousy With Sylvianbriar" d

Avec Kevin Barnes et ses joyeux lurons, c’est connu, on ne s’ennuie jamais. Aussi indiscipliné que sa chevelure, le leader farfelu n’en finit pas de dérouter son monde. La routine ? Très peu pour lui. Si Hissing Fauna, Are You The Destroyer sorti en 2002 était un album en clair-obscur, il a égayé les suivants de touches de funk et d’électro. Mais la créativité d’of Montreal demeurant aussi incontrôlable que certains de ses live, le groupe poursuit son renouvellement artistique, et ce avec maestria. Car Lousy With Sylvianbriar promet cette fois un retour dans les sixties.

Programme alléchant, donc, surtout si l’on se fie aux singles récemment sortis. Délicieusement psychédélique, "Fugitive Air" convole avec la pop sunshine de "She Ain’t Speaking Now" et les deux engins promettent un voyage des plus réjouissants. Aux manettes, Barnes et son désir de davantage de spontanéité, d’immédiateté. Résultat ? L’opus a été enregistré en seulement trois semaines. Une approche de production nouvelle qui ne peut qu’intensifier le rock organique de la formation. Trépignons d’impatience, le décollage est prévu pour le 8 octobre.

Lousy With Sylvianbriar d'of Montreal, Polyvinyl Records, sortie le 8 octobre.

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