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Le best of pop culture de la chanteuse Yelle

Le best of pop culture de la chanteuse Yelle

Son dernier album "Complètement fou" ne fait pas exception à la règle : la chanteuse Yelle puise ses inspirations tous azimuts. Glamour l’a rencontrée dans les coulisses de la Block Party II d’H&M, elle nous livre ses 10 commandements culturels.

Le mouvement musical qui l’a influencée

J’ai grandi en écoutant Brel et Brassens. J’ai donc un véritable amour pour la culture française, en particulier la pop des années 80. Elli et Jacno en particulier. Dans la construction des morceaux s’impose une fantaisie que l’on a du mal à retrouver aujourd’hui. Même si cela semble parfois n’avoir ni queue ni tête, il y a là un véritable amour de la musique. Et puis leurs sonorités s’inspirent de l’enfance, un thème qui me touche particulièrement.

Ses musiciens préférés

J’aime les grands écarts culturels ! Un jour, je peux écouter à fond Taylor Swift, une fausse nunuche qui sait très bien ce qu’elle fait, qui choisit très bien les personnes avec qui travailler. Elle a vraiment réussi son virage de la country à la pop. Et le lendemain, je me passerai en boucle le Köln Concert de Keith Jarrett. C’est une espèce de doudou musical, sa musique m’apaise à n’importe quel moment, avec mes amis ou seule dans mon bain…

Le cinéma qu’elle aime

Lorsque j’étais étudiante en cinéma, j’ai été passionnée par le mouvement de la Nouvelle Vague. Il y avait quelque chose de très rafraîchissant dans cette manière d’être hors des règles de l’époque, en terme de mise en scène, de montage, des choix de sujets. C’était libre ! Dans un tout autre registre, je suis une grande fan de Mike Myers, de Wayne’s World, de Dumb and Dumber…J’aime le rire gras des comédies américaines !

Les artistes qui lui ont donné envie de monter sur scène

Ado, j’ai été inspirée par le côté extraverti de Madonna, qui a toujours fait ce dont elle avait envie. J’aime aussi beaucoup Kate Bush. C’est une artiste complète, qui incarne vraiment sa musique : elle écrit sa musique, réalise ses pochettes de disques, danse dans ses clips, crée de véritables scénographies en live… C’est très théâtral. Dans un autre style, j’ai été inspirée par un album live de Talking Heads qui s’appelle Stop Making Sense qui se construit au fil des chansons. Ces trois artistes très différents ont en commun une véritable maîtrise de la pop – celle que j’aime.

Ses peintres de prédilection

La peinture est l’un des arts visuels qui m’émeut le plus : lorsque j’étais petite, ma mère m’emmenait souvent voir des expositions. Réflexe que j’ai encore aujourd’hui. La première fois que j’ai visité Beaubourg, j’ai été fascinée par les tableaux de Kandinsky, de Mondrian, de Miro – c’est un peintre très important pour moi. Sa manière de travailler la matière et la couleur m’a toujours saisie. Dans un autre style, j’aime aussi la force de la construction des tableaux de Rothko : elle raconte beaucoup de choses et je peux rester des heures devant une de ses peintures. Enfin, il y a Pierre Soulages, pout tout ce que j’imagine d’après les marques du passage du pinceau.

Sa passion pour les couleurs

D’après moi, on peut toucher les gens avec de la couleur. J’y ai souvent fait appel, et le bleu est revenu en force sur mon dernier album, Complètement fou. C’était évident de travailler sur des couleurs primaires, celles qu’on apprend quand on est enfant… À la fois froid et chaleureux, le bleu me va bien. Car, même si j’adore échanger avec les gens, je suis un peu sauvage et je peux paraître un peu distante.

Ses bandes dessinées de chevet

J’ai toujours beaucoup lu de bandes dessinées, un domaine qui ne cesse de s’agrandir, de proposer de nouveaux auteurs. Surtout du côté des filles, ce qui me plaît beaucoup ! Je suis notamment le travail de Margaux Motin depuis sa première publication, elle raconte avec beaucoup d’humour sa vie personnelle, c’est comme une amie que l’on voit évoluer au fil de ses livres.

Ses lectures quotidiennes

J’aime lire plusieurs livres en même temps. En ce moment, c’est Le Rouge et le Noir de Stendhal, superbe, Faut-il manger les animaux ? de Jonathan Safran Foer, très clair et accessible et Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estès. L’auteur est une psychanalyste qui, d’après les contes traditionnels, traduit la place de la femme dans notre société d’aujourd’hui. C’est passionnant.

Ses créateurs fétiches

Depuis quelques années, je travaille avec Jean-Paul Lespagnard, avec qui j’ai construit une profonde amitié et une véritable collaboration artistique. Son travail me touche beaucoup. Plus récemment, j’ai découvert Jacquemus. Le minimalisme, les couleurs, les années 80, les références à l’enfance… Notre connexion est évidente. Il me semble être quelqu’un d’honnête, de spontané et de naïf, tout en restant très mode. Un coup de cœur !


Une silhouette du dernier défilé de Jacquemus.

Les chorégraphes qu’elle suit de près

J’admire les propositions de I could never be a dancer, un duo parisien de chorégraphes et directeurs artistiques formé par Carine Charaire et Olivier Casamayou. Nous avons eu l’occasion de travailler ensemble sur un projet Reebok et j’espère les retrouver bientôt. Ils font beaucoup de chorégraphies pour la mode (Chanel, Kenzo, Hermès), des artistes (Valérie Belin), des musiciens (MGMT, Keren Ann). À suivre !

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Sophie Rosemont
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