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We Are From L.A : on a rencontré les nouvelles stars du clip

We Are From L.A : on a rencontré les nouvelles stars du clip 2

Combien a coûté “Happy“, le clip évènement de Pharrell Williams? Ça fait quoi de gagner un Grammy Award ? Les nouveaux princes du clip, le duo de réalisateurs We Are From L.A, nous ont tout raconté.

Le duo français We Are From L.A fait partie de cette nouvelle génération de réalisateurs de clips ultra-demandés. Et pour cause, Il y a quelques semaines, Clément Durou et Pierre Dupaquier remportaient un Grammy Award pour le clip de “Happy“ de Pharrell Williams. Depuis leur nouvelle campagne pour Air France, pleine de poésie, a été dévoilée. Bref, les deux Parisiens ont toujours un projet cool sur le feu. Interview (forcément) success story.

Alors, ça fait quoi d’avoir un Grammy Award posé sur sa cheminée ?

Pierre Dupaquier : on ne l’a pas encore, ils vont bientôt nous l’envoyer ! En fait, pendant la soirée il n’y a qu’un seul Grammy que tout le monde se prête pour les photos officielles, mais ensuite tu repars les mains vides.
Clément Durou : plus sérieusement on était persuadés que les gagnants recevaient un coup de fil avant la veille de la cérémonie. Comme on pensait que Sia allait gagner, on était là en touristes, à profiter du moment, sans aucune pression.
Il n’y a un seul prix qui récompense les non musiciens, on est très fiers d’être repartis avec, comme David Fincher ou Spike Jonze avant nous. Par contre c’est très long : la cérémonie dure 8 heures ! Il y a 70 prix, on est partis avant la fin, même avant Beyoncé, pour filer à l’after-party chez Pharrell Williams. Bon, lui il a en gagné plein déjà des prix, donc forcément ça lui a fait moins d’effet qu’à nous…

Pourquoi choisir le nom We Are From L.A ? We Are From Paris ça sonnait moins bien ?

Pierre Dupaquier : on a opté pour We Are From L.A parce qu’on était fans de la culture américaine. C’était aussi pour marquer notre rupture avec la mentalité française. Ici on parle beaucoup, mais au final on ne fait pas grand-chose... Les Américains sont moins dans la réflexion, et davantage dans l’action.
Clément Durou : c’était aussi une manière de se souhaiter bonne chance à nous même, qu’un jour on aille à Hollywood, en gros. “Happy“ c’est notre premier clip pour un Américain, il faut qu’on en fasse d’autres !

Et depuis alors, Madonna vous a envoyé un SMS pour vous recruter ?

Clément Durou : on a reçu des demandes, mais pas de Madonna. Mais on est obligés de limiter les projets. Le clip c’est hyper chronophage. Celui de Pharrell par exemple nous a pris trois mois. Du coup on ne peut pas en faire beaucoup. Pour donner un ordre d’idée, un clip c’est le budget d’une petite pub. En France, quand tu as 15 000 ou 30 000 euros pour faire un clip, c’est très bien. Mais avec ça tu ne peux pas non plus faire des choses incroyables. Aux Etats-Unis, c’est plutôt entre 100 000 et 300 000 euros. Le clip de Pharrell se situe dans cette fourchette.
Pierre Dupaquier : on ne gagne pas d’argent sur ce genre de projets, on préfère tout investir dans le clip, ce qui nous fait vivre c’est ce qu’on fait pour la publicité. On était prêts à payer pour partir à L.A rencontrer Pharrell ! Quand on fait un clip on se rémunère avec un salaire du kiffe.


Les We Are From L.A sur le tapis rouge des Grammy Awards (crédit : Instagram/We Are From L.A)

Pas mal de réalisateurs français ont la côte en ce moment, notamment aux Etats-Unis. Il n'y a pas trop de compétion entre vous ?

Clément Durou : c'est vrai, il y a plein de clippeurs français qui sont hyper bons, de niveau international, comme Romain Gavras, Yoann Lemoine (alias Woodkid NDLR), les Megaforce…. Je ne pense pas qu’il y en ait autant en Allemagne, en Italie, en Espagne… Pour les Américains, quand tu es Français et que tu fais de l’image, tu incarnes un genre de bon goût. Il y a un vrai esprit de famille entre nous, une émulation : on s’entraide. Le clip de Pharrell on l’a décroché grâce à Woodkid par exemple, c'est lui qui nous a mis en contact avec lui.

Et vous avez donc profité d’être aux Etats-Unis pour aller visiter l’usine Levi's ?

Clément Durou : à Los Angeles on a fait des photos pour Levi’s, une série mode, pour un magazine. C’est un de nos nouveaux terrains d’expérimentation. Ça nous plaît beaucoup. Pour certains clips, on a 6 mois de préparation, et 2000 personnes sont impliquées dans le projet, alors c’est compliqué de changer quoi que ce soit. La photo c’est plus spontané, on s’amuse bien. Le lendemain des Grammy’s, avec une bonne gueule de bois, on est partis à San Francisco, pour visiter le quartier general de Levi’s, là où sont conservées, entre autres, leurs archives. On est allés aussi dans l’Eureka Lab, leur bureau de recherche et de développement. Les gens qui travaillent là-bas sont moitié hipsters moitié geeks, et font plein de tests différents sur des jeans. C’est un laboratoire pour tester les tissus, l’imperméabilité, la résistance...
Pierre Dupaquier : on y a vu le plus vieux jean Levi’s, il a 150 ans environ ! Enfin, c’est pas le premier jean qui est sorti de l’usine, mais c’est le plus vieux qu’ils ont retrouvé. On a eu beaucoup de chance parce que ces modèles sont conservés dans des coffres, et n’en sortent que rarement. Ce sont des pièces de collection. Il y a par exemple la veste que Marlon Brando portait dans le film L’ Equipée Sauvage. Il faut enfiler des gants blancs en latex pour avoir le droit de la toucher.
Ce qui est génial, c’est qu’à cette époque, les personnes qui ont lancé la marque faisaient simplement des pantalons pour les ouvriers. Ils ne se doutaient pas encore que leur marque allait devenir culte.

 

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Céline Puertas
Inread
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