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Tristesse Contemporaine : les fantômes de l'électro

Tristesse Contemporaine

Le trio electro-cold commence à hanter les platines des clubs et autres soirées branchées. Glamour vous en dit plus sur ce groupe énigmatique en passe de devenir la nouvelle coqueluche des Parisiens.

Un nom poétique
Le coup de maître réside avant tout dans le nom : Tristesse Contemporaine, deux mots pas très drôles qui se marient à merveille à une époque où il est bienvenu (bien vu) de regarder le passé, même pas si éloigné, comme un eldorado perdu. Deux mots qui reflètent l'humeur d'une génération un peu morose qui privilégie désormais la sobriété sur le dance-floor. Tristesse Contemporaine a eu l'ingénieuse idée de se former sous ce nom en 2009, avant de sortir son premier album l'année suivante, 51 Ways To Leave Your Lover, sur le label Danton Eeprom Fondation. Trois ans plus tard, leur single I Didn't Know habillait le dernier défilé Chanel (voir vidéo page suivante).

Une bio mystique
La deuxième idée brillante, bien que pas très nouvelle, de ses trois membres, consiste à avoir ajouté à leur biographie des éléments étranges et brumeux. Narumi, la Japonaise ex-leader d'un girlband punk, Léo, le Suédois hockeyeur professionnel devenu guitariste de Jay Jay Johansson et Maik, l'Anglais fan de hip-hop connu pour avoir été le chanteur de Earthling, se sont croisés à Paris, la ville d'adoption de chacun, alors qu'ils étaient tous trois voisins. On raconte qu'en juillet 2011, le trio s'est évaporé sans laisser trace juste avant d'embarquer à bord d'un vol pour New-York, où ils devaient donner un concert. Une semaine plus tard, c'est à Kourou, en Guyane, sur la base de lancement de l'Agence Spatiale Européenne, qu'on les aurait retrouvé, sans qu'aucun d'entre eux n'ait le moindre souvenir de la semaine passée. Les jalons sont posés. Tristesse Contemporaine ne vend pas du rêve, mais du mythe.
 



De l'électro spectrale
On le comprend à l'écoute de cet album électro éponyme, signé cette fois sur le très pointu label Dirty et mixé par Pilooski du groupe Discodeine. Pas de fioritures, seulement du primitif. La basse, comme colonne vertébrale de cette musique osseuse, dépouillée et définitivement hypnotique, gagne toujours la bataille sur le reste. De temps en temps, les guitares donnent des coups de griffes, tandis que les pulsations métronomiques nous rappellent que notre cœur bat finalement en permanence. Et c'est seulement lorsque la patte hip-hop de Maik ressort que la voix semble exister (Hell is other people, Daytime Nighttime). Entre hip-hop donc, pop mélancolique et cold wave, le son de Tristesse Contemporaine surprend et marque.  

Pas de doute, il plane quelque chose de fantomatique et de glaçant sur la musique de ces trois spécimens. Quelque chose qui nous fait penser à une âme en peine qui chercherait en vain la porte du paradis. En attendant, eux ont trouvé la porte du succès.



Tristesse Contemporaine, Tristesse Contemporaine, Dirty/Pschent, paru le 12 mars.
Sortie du 2ème EP, Hell is other people, courant du printemps.

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Marine Benoit
Inread
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