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Stuck In The Sound : pourquoi on les aime

Stuck in the Sound

On a parié qu'ils cartonneraient cette année. Alors pour la peine, on a voulu rencontrer ces quatre Parisiens qui sortent un troisième album survolté.

Parce que les Stucks ne sont pas des petits nouveaux
L'aventure commence en 2002, quand José, le chanteur encapuchonné, et Emmanuel, le guitariste, se rencontrent à une soirée post-bac et improvisent sur leurs guitares respectives. Mais c'est sur les bancs de la fac que le groupe se retrouve au complet. Quelques années plus tard, en 2006, les quatre rockeurs sortent leur premier album, Nevermind The Living Dead, sur lequel figure le titre phare ToyBoy, qui sera intégré au jeu vidéo Guitar Hero. "On s'est retrouvés à jouer devant 40 000 personnes à Taïwan durant un festival diffusé en direct à la télé nationale juste parce que notre morceau figurait dans le jeu. C'était fou !", raconte José. En 2009, ils sortent Shoegazing Kids et partent en tournée un peu partout dans le monde. Aujourd'hui, soit dix ans plus tard, les Stucks sont toujours là et reviennent avec Pursuit, troisième album dont la sortie est prévue le 30 janvier sur le label français Discograph.

Parce que Pursuit est un album à tubes
Il parait que le troisième opus est une étape particulière dans le parcours d'un groupe. Pour les Stucks, l'adage semble se vérifier. Quand on a mis le CD dans le lecteur, on a eu un choc. Brother, premier titre de l'album, sonne d'emblée comme le gros tube de ces prochains mois. D'ailleurs, on a envie de se le repasser tout de suite. On continue quand même l'écoute, parce que si tous les titres sont aussi puissants que celui-là, on ne sera pas déçues. On aime bien les trois suivants, mais c'est Tender qui nous touche le plus, jolie balade qui parle d'amour. Pour plusieurs textes, les quatre garçons désireux d'ajouter un peu de sensibilité féminine dans toute cette testostérone ont collaboré avec une fille, la parolière et interprète Marie-Flore. "C'est la première fois qu'on a fait appel à une fille pour nous aider dans l'écriture des textes. Il y a quelques années, on n'aurait peut-être pas forcément eu la maturité pour une telle démarche, mais cette fois, on a eu vraiment envie d'avoir un point de vue féminin", explique José.
 

Arrive ensuite Criminal, morceau franchement bien ficelé et moins survolté que la plupart des titres des Stucks, suivi par Who's The Guy, éclaircie pop et mise en bouche avant les riffs délirants de Pursuit, second tube de l'album. Peu de répit pour les oreilles jusqu'à la fin de l'album, ou du moins jusqu'au morceau caché, furtive instru qui nous fait penser à Air s'ils n'avaient pas connu les ordinateurs. 49 minutes d'écoute qui nous confortent dans nos prédictions : 2012 sera leur l'année. Quand on leur demande s'ils sont satisfaits de ce troisième disque, José, Arno, François et Emmanuel sont unanimes et catégoriques : "Clairement, c'est notre meilleur album. On a pris énormément de plaisir à le faire ensemble. On a aussi conscience qu'il est le résultat d'une certaine expérience acquise depuis notre premier EP. On n'a vraiment aucun regret, on ne voudrait rien changer".

Parce qu'ils n'hésitent pas à s'improviser ouvriers en bâtiment
Si Pursuit est un album accompli, c'est peut-être aussi parce qu'il a été créé dans un lieu dont ils rêvaient depuis des années : leur propre studio, construit avec leurs petites mains. "On a trouvé un sous-sol à Montreuil et on a tout refait nous-mêmes de manière à insonoriser les lieux. Le studio devait comporter deux pièces, mais une fois la première terminée, on s'est dit qu'il fallait vraiment qu'on y enregistre cet album. Ce studio a été une sorte de consécration pour nous", racontent José et Emmanuel, le guitariste. "Il est encore un peu moche mais on va l'arranger à notre goût dès qu'on aura plus de temps."

Parce que leurs clips sont cool
Il y a quelques semaines, les Stucks mettaient en ligne le clip de Pursuit sur YouTube et Vimeo, voyage à travers les films américains des années 80 et 90 où le visage de José  remplace celui de leurs héros. En quelques heures, la vidéo fait des milliers de vues mais est aussi supprimée par les plates-formes pour des raisons de droits d'auteurs. Dans la foulée, DailyMotion accepte de publier le bébé. Résultat, le clip a été visionné plus de 150 000 sur le site français. Quelques jours plus tard, les Stucks sortent un deuxième clip, celui de Brother, où les grosses guitares côtoient des personnages de manga très "daftpunkien". L'un est drôle, l'autre est beau, mais les deux sont efficaces.



Parce que leur pochette est canon
Plus question de personnages uniques et statiques comme sur les deux albums précédents (où l'on voyait un enfant un brin crasseux et une ado introvertie), mais d'un visuel suffisamment fort pour évoquer les contrastes plutôt inédits de Pursuit. En l'occurrence, un cliché de l'écume de la mer diffusé au vidéoprojecteur puis photographié par une amie du groupe étudiante en art. "La photo n'a absolument pas été traitée. Ce sont les couleurs qui ressortent grâce au rétroprojecteur. Et toutes ces couleurs différentes, cette atmosphère, ont mis tout le monde d'accord", raconte José. Avec ses mélodies accrocheuses et ses rythmes délirants, Pursuit est de toute façon bien parti pour mettre pas mal de monde d'accord.

A gagner ! 3 places pour 2 pour la Release Party de Pursuit le 26 janvier au Bus Palladium. Jouer ici.
Le groupe sera également en concert au Midem à Cannes le 29 janvier et le 22 mars à la Cigale à Paris.

Pursuit, à paraître le 30 janvier, It's Records/Discograph.
 

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Marine Benoit
Inread
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