Mardi soir, Feist était l'invitée d'une nouvelle Soirée de Poche, petit concert organisé par la Blogothèque dans un appartement parisien. Et nous, on y était.
Il est 20h15, j'attends au point de rendez-vous qu'on nous a communiqué par mail dans la journée. Dans le mail en question, on nous a bien dit de ne donner l'adresse à personne. Du coup, je me sens super VIP. C'est un peu comme si j'allais à une soirée chez un pote de Feist à qui il aurait demandé de jouer quelques morceaux pour nous faire plaisir. En fait, c'est presque ça les Soirées de Poche. Organisés par La Blogothèque, ces petits concerts toujours de qualité se déroulent aussi toujours de la même manière: l'équipe trouve un appartement parisien généralement incroyable, fait appel à un artiste qui fait rêver et invite un petit comité de chanceux pour une sauterie comme à la maison. Le concert en plus.
Ce soir, pour la 23ème édition des Soirées de Poche, on a donc rendez-vous avec Feist, dans le 9ème arrondissement. On débarque dans un loft tout en bois dont le propriétaire (un certain François) a vidé les lieux et installé un bar avec des boissons pas chères pour l'occasion. Je me dis qu'il y a quand même des surfaces inimaginables sacrément bien planquées dans Paris. Une demi-heure plus tard, alors que tout le monde papote sa coupette à la main, Feist débarque toute frétillante avec sa guitare au milieu de nous tous, suivie par trois adorables choristes au look de trappeuses des montagnes canadiennes. Avec ses cheveux tirés en arrière, sa frange, son teint frais et son petit corps tout mince, on ne lui donne pas du tout ses 35 ans. On l'applaudit pour l'accueillir, elle frappe du pied sur le plancher pour donner le tempo. Et là, dès les premières notes, tout le monde se tait. Après un sublime morceau à quatre voix, Commotion, elle nous entraîne tous à l'étage du dessous, où ont été installés un piano, quelques percussions et des micros. "Allez-y, mettez vous au milieu", lance Christophe, l'organisateur de la soirée. Moi, je ne me fais pas prier. Je fonce aux pieds de Feist. Eh, c'est pas tous les jours que je la verrai chanter à 2 centimètres de moi.
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