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Rencontre avec Agnes Obel

Agnes Obel

Cette troublante Danoise de 29 ans nous offre avec Philarmonics un premier album réussi où la voix, délicate, convole avec des ritournelles au piano et des nappes de violoncelle. Simple et envoûtant.

On vient de me dire que vous rentrez tout juste d'une virée shopping. Je vous ai donc interrompue ?
Oui, j'avoue, j'étais partie faire les boutiques pendant ma pause déjeuner. En réalité, depuis la sortie de l'album (en octobre, ndlr.), c'est la troisième fois que je viens à Paris. Et à chaque fois, c'est la même chose : je cours partout sans même jamais avoir le temps de contempler un vitrine. C'est terriblement frustrant. Cette fois, je m'étais promis de faire les magasins au moins une ou deux heures avant de rentrer à Berlin, la ville où je vis depuis plusieurs années. Ouf, c'est chose faite !

Même si je serai ravie de discuter mode avec vous, c'est bien de votre album dont je vais vous parler. Alors, comment est né Riverside ?
Ca faisait longtemps que l'envie d'écrire mes propres chansons me trottait dans la tête. Je composais déjà beaucoup de mélodies au piano chez moi, mais je n'en gardais jamais aucune trace. Si je trouvais une petite chose au piano un jour, le lendemain, je l'avais la plupart du temps totalement oubliée. Je me suis donc décidée à donner à ces compos une véritable existence, à les rendre réelles. Au début, c'était un peu confus pour moi, c'était juste des mélodies sans paroles sans aucune boîte dans lesquelles les ranger. J'ai alors commencé à écrire des paroles, puis à les enregistrer.

Justement, parlez-nous de cet enregistrement...
J’ai enregistré l'album dans le studio où mon petit ami tourne habituellement ses films d'animation en pâte à modeler. C'est un lieu très agréable, un peu à l'écart de la ville, avec de très grandes pièces vides. J'ai commencé à travailler sur cet album seule dans une pièce, et mon copain dans une autre à faire bouger ses bonhommes. Même si ça a été une période de travail intense, j'y repense aujourd'hui comme étant un moment très reposant.

En réalité, vous avez réalisé ce premier album alors que l'Allemagne entière connaissait déjà votre voix...
Oui, c'est exact. Quelques mois avant d'envisager d'aller en studio, j'avais mis sur MySpace le morceau Just So qui a été repéré puis choisi pour être la musique de la nouvelle campagne de pub de Deutsche Telekom (l'équivalent de Orange en France). Le spot passait à la télé 50 fois par jour, mais je ne suis pas sûre que les gens savait vraiment qui j'étais. Je n'avais même pas encore signé avec un label à l'époque. Je ne peux pas dire que tout est parti de cette publicité. Certes, ça m'a ouvert des portes - un tourneur s'est intéressé à moi -, mais j'avais encore tout à faire à ce moment là.

Avant, vous jouiez du clavier avec un groupe qui s’appelait Sohio (myspace.com/thesohioproject). C'est donc votre premier projet solo ?
Oui, j'ai enfin pris mon courage à deux mains.  Avant, j'avais effectivement ce projet guitare/clavier avec un ami et avec lequel j'avais déjà enregistré pas mal de choses : nos titres d'abord, mais aussi quelques morceaux pour d’autres groupes, pour le théâtre ou le pour le cinéma. Disons que je savais comment se passait l'enregistrement d'un album. Et à un moment, j'ai vraiment ressenti le besoin de suivre mon propre chemin.

Pour remonter encore plus loin, comment en êtes-vous arrivée à la musique ?
A vrai dire, je ne me suis jamais dit : "Je veux faire carrière dans la musique". C'est quelque chose que j'ai toujours fait sans trop me poser de questions, ce n'est pas vraiment un choix.
Ma mère faisait du piano classique, alors on a toujours eu un piano à la maison. Je m'y suis mise assez jeune, sans y être forcée, et je n'ai jamais arrêté d'en jouer. J'ai suivi des cours sans passer par le conservatoire.  En réalité, apprendre cet instrument a toujours été un plaisir pour moi, jamais un labeur. A l'adolescence, j’ai aussi fait partie d'un groupe dans lequel je jouais de la basse. Puis je me suis lancée dans des études pour devenir ingénieur du son et faire de la production. Voilà où ça m'a menée... (rires).

En France, votre album est un véritable succès. Et du côté de chez vous, au Danemark et en Allemagne, ça se passe comment ?
Pour tout vous dire, je n'ai pas vraiment le même succès en Allemagne. Je ne sais pas trop pourquoi... Au Danemark, les ventes sont bonnes, mais ce sont tout de même les Français qui apprécient le plus ma musique.

"Philarmonics" de Agnes Obel, en concert ce soir à La Cigale.

Qu'y a-t-il dans l'Ipod d'Agnes Obel ? Pour le savoir, cliquez ici.

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Marine Benoit
Inread
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