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On y était : le concert de Stromae à Beauregard

On y était : le concert de Stromae à Beauregard

Le chanteur-auteur-compositeur et producteur Belge de 29 ans Paul Van Haver, dit Stromae, présentait cinq ans après son single "Alors on danse" son deuxième album, "Racine carrée", devant le public du festival de Beauregard, aux environs de Caen.

Le festival de Beauregard a décidé, pour sa sixième édition, d’ouvrir les festivités de façon décalée, avec un concert de presque deux heures du tant-attendu Stromae. Si le groupe français Gush et la chanteur portoricain Gabriel Rios chauffaient le public avant l’apparition du maestro de la chanson française revisitée, le public trépignait pourtant clairement pour Stromae, dont le concert était prévu pour 21h30 précises. Production sonore et visuelle d’envergure, Stromae et son équipe voyagent avec trois camions remorques et sillonnent les festivals tout l’été, en commençant par Beauregard, nous fait-on remarquer fièrement, là où il a commencé il y a quelques années, mais sur la scène B du festival, "la plus petite" nous explique un technicien. C’est donc un grand retour, et quelques 23 000 personnes venues pour le célébrer comme il se doit sur le site d’Hérouville St-Clair.
Avec ses quatre musiciens, tous affublés de la même tenue de scène graphique que lui, chapeau melon compris - avant qu’il ne se change, selon l’esprit des chansons-, le grand Stromae arrive, noeud pap’, chaussettes hautes et cardigan noir et blanc à motif de la marque Mosaert, qu’il a créé avec sa petite amie styliste et costumière Coralie Barbier. Les premières notes résonnent, et déjà les kids de la foule, composée de familles, ados, grands-parents, bref, toute la famille venue l’écouter en somme, s’exclament déjà, reconnaissant les paroles de "Ta fête". Et ça commence à chanter et danser en furie, parce que clairement, le public de Beauregard, tous âges confondus, est venu pour faire la faire, cette fête.

Aussi, à la fin de chaque chanson, Stromae fait des interludes, s’assoit, discute, boit même un coup de rhum (pour "Ave Cesaria", évidemment) et s’éclipse pour se changer en fonction de la chanson (rouge à lèvre et veste colorée de rigueur pour "Tous les mêmes"). Avec des "Allez Beauregard !" casés entre deux couplets, il sait prendre à parti son public, qu’il enchante en dansant comme la bête de scène qu’il est, occupant l’espace scénique de son grand corps fin, sorte de monsieur Jack désarticulé d’1m92, qui rythme ses chorégraphies diaboliques avec des installations vidéo en fond de scène qui multiplient son corps, lui donnant encore plus de prestance.


Autour de nous, c’est l’euphorie, et comme le laissaient présager les visages des festivaliers, elle gagne tous les âges, de 2 à 87 ans probablement. Sur les épaules des pères et mères, les enfants trémoussent, les ados sont au bord de l’évanouissement, avec des "I <3 Stromae" écrits sur le corps et on remarque une constante : tout le monde chante. Et surtout, tout le monde connaît les paroles, de 3 à 87 ans encore.
Après un rappel de coutume, Stromae finit en beauté sur le dansant "Papaoutai", profitant pour chanter le nom de tous ses collaborateurs - musiciens, techniciens, producteurs - sur le titre qui s’étale en live sur presque 10 minutes, pour le plaisir de tous. Une gentillesse dont on avait entendu parler en coulisses, mais qui se prouve sur scène, avec cette déférence rare pour ceux avec qui il travaille, et qu’il incorpore jusqu’au cœur de ses couplets. Puis, le concert touche à sa fin, les parents ont mal aux épaules à force de porter les bambins qui fatiguent enfin 23h passées, surtout après "Alors on danse" repris sur fond de remix des beats emblématiques nos années "nonante", comme il dit.
Pour la dernière, après des salutations entourées de toute son équipe stylée comme lui, le chanteur a préparé une drôle de surprise, pour laquelle il demande un silence complet, "sinon on entendra pas dans le fond, car ce sera a capella." Là, stupeur, avec ses quatre musiciens fétiches, ils entament "Tous les mêmes" tel un quintette corse, ou presque, a capella donc, avec l’émotion de la chanson et des sursauts de voix rendus intacts avec l’instru en moins. Bref, une façon aussi originale que sa musique pour finir en beauté et qui annonce la couleur : Stromae n’est pas prêt d’avoir fini de nous surprendre !

Crédits photo : Duque Meyer

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Bethsabée Krivoshey
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