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6 chanteurs avec qui passer l’automne

Julien Doré

Folk romantique ou bizarroïde, pop psyché ou new wave, électro ludique ou variété haut de gamme : avec leur musique, leur dégaine et leurs belles voix, ces 6 garçons vont nous faire aimer l’automne.

Julien Doré : le chouchou de ces dames

Après le succès fou de LØVE, sacré quadruple disque de platine, Julien Doré devait faire une petite pause. Il s’est donc octroyé une retraite en solitaire dans un chalet des Alpes du sud, entre lac et montagne. Un retour aux sources qui lui a permis de retrouver énergie et inspiration pour ce quatrième album baptisé &. Outre l’enthousiasmant single “Le Lac“, on y trouve dès l’ouverture de l’addictif “Porto-Vecchio“, moult raisons de retomber sous le charme de la voix cassée et du verbe de celui qui chante “j’ai laissé ton nom et ton cœur sur la plage“. L’espace de 3 minutes 42, l’été revient... S’ensuit une ribambelle de petits bijoux pop, dont l’amour est le fil conducteur : tantôt entrainants, tantôt introspectifs, souvent sensuels. On entend aussi la jolie voix de Juliette Armanet sur “Corail“, qui prouve une fois encore que Julien Doré est un homme sachant donner autant que partager. Encore un carton en perspective.

Julien Doré, & (Columbia/Sony), sortie le 14 octobre. En tournée dans toute la France en 2017, le 10 mai 2017 au Zénith de Paris.



Devendra Banhart : le beau gosse bobo

Déjà le neuvième album pour le beau Devendra Banhart, qu’on admire depuis bientôt quinze ans. Sachant qu’il vient également de sortir un livre arty avec d’autres copains artistes, I Left My Noodle On Ramen Street. Plus bobo tu meurs, écolo-chic et touche-à-tout, il en agace beaucoup (en particulier la gent masculine, étrangement) mais on ne peut lui retirer une véritable inspiration qu’il sait renouveler sans pour autant perdre sa marque de fabrique : un folk lo-fi et épuré. Ainsi, Ape in Pink Marble convoque de l’italo-disco ; de la bossa-nova, du dub et même le koto, instrument traditionnel japonais. Mais il reste toujours fidèle aux cordes romantiques du musicien. “Theme for a Taiwanese Woman in Lime Green“, par exemple, évoque une rencontre furtive avec une jolie asiatique dans les rues de Manhattan… Décidément, Devendra est un indécrottable séducteur. Et on est sous le charme.

Devendra Banhart, Ape in Pink Marble (WEA), disponible.

Lescop : le chanteur ténébreux

Dès les premières mesures, pas de doute : on a bien affaire au chanteur de “La forêt“, qui, en 2012, faisait grand effet avec un premier album éponyme de pop francophone sous influence cold-wave. Guitares glaciales, chant décharné, textes sombres, production éthérée : la marque de fabrique de Lescop se retrouve également dans son nouveau disque, Echo. Et ça fonctionne toujours aussi bien. Parce qu’on a toujours envie de danser, de fredonner ce refrain ou ce couplet, de se laisser emporter dans ses histoires tourmentées et visuelles. Lui parle de “chanson française de luxe“. Quand il chante ce “Garçon dérangé“ à la troisième personne, on sait qu’il parle des autres tout en puisant dans ses propres névroses. Alors oui, Echo est un album qui prend souvent la pose, mais sans perdre sa sincérité. Et celui qui fait partie des chouchous d’Hedi Slimane a toujours la classe, tout de sombre vêtu, sourire rare et visage émacié.

Lescop, Echo (Pop Noire / Mercury / Universal), sortie le 21 octobre. En tournée dans toute la France, le 18 novembre à la Cigale, à Paris.

Barbagallo : le chantre psychédélique

Cheveux bruns bouclés, yeux clairs, un amour pour la littérature française et le rock’n’roll d’antan… Et ça s’entend. Après deux albums solos et quatre ans de tournée avec le groupe australien Tame Impala, il est grand temps pour Julien Barbagallo de montrer de quoi il est vraiment capable. Voici donc Grand Chien, qui marie une pop sous influence yé-yé avec un rock psychédélique. Et en français, même si les paysages australiens y sont aussi évoqués... D’où un album chic, poétique et onirique, qui reste en tête grâce à un vrai don : faire d’une chanson un petit voyage en soi, comme le superbe “La Vérité“. Batteur de formation, fils d’un mineur et d’une institutrice, Barbagallo joue de tous les instruments qui figurent sur son disque. Définitivement, Grand Chien est l’un des plus beaux albums de l’automne.

Barbagallo, Grand Chien (Arista / Sony), sortie le 28 octobre. Le 6 décembre au Point Ephémère.



Bon Iver : le grand timide

Pour lire et prononcer les titres des dix morceaux du nouvel album de Bon Iver, il faut s’accrocher : “22 (OVER S∞∞N)“, “10 d E A T h b R E a s T ? ?“, “715 – CRΣΣKS“… Mais côté sonore, la surprise est au rendez-vous. Après un premier album de folk lunaire et minimal (For Emma Forever Ago), composé après une douloureuse rupture amoureuse, et un second effort qui s’aventurait vers le synthétique, Justin Vernon, l’homme-orchestre de Bon Iver, se concentre aujourd’hui de très près sur ses machines et ses vocodeurs. De trop près ? Peut-être parfois, quand l’électronique tourne à l’expérimentation bizarroïde. Mais son chant haut perché et l’émotion qui pointe, comme sur “8 (circle)“, ne nous laisse pas de marbre. Il y a quelque chose d’émouvant chez ce grand gaillard qui vit dans le Wisconsin, dissimulant son visage derrière une barbe et une casquette et qui cherche à insuffler des vibrations “boombastiques“ à son folk.

Bon Iver, 22, 1 Million (Jagjagwar / PIAS), sortie le 30 septembre. Le 22 janvier au Zénith de Paris.

Buvette : le geek électro-pop

Derrière ce nom qui fleure bon les bords de rivière et les parcs verdoyants, on trouve le musicien suisse Cédric Streuli. Depuis 2008, il explore le terrain de l’électro-pop au gré de ses humeurs. Cet ex-barman n’a pourtant pas le look. Avec ses cheveux longs et ses T-shirts low-profile, on pourrait le croire rockeur – un rockeur qui ne rechignerait pas à se maquiller comme on le voit sur certaines photos promotionnelles. Or, sa musique se joue des instruments analogiques comme des machines, offrant des morceaux ultra addictifs dans le genre rêveur (“Young Retired“), trippé (“Smoke Machine Control“) ou ludique (“Room With A View“, de la trempe de Gorillaz !) Dans tous les cas, on se laisse envouter par ce disque ensoleillé qui nous fait croire en l’été indien. Eclectique et révélant les multiples facettes de Buvette, Elasticity porte bien son nom.

Buvette, Elasticity (Pan European Recording/ AL+SO/Sony), dans les bacs. Le 14 octobre au Bus Palladium, le 25 janvier à la Maroquinerie.

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Sophie Rosemont
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