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Rencontre : les Stuck in the Sound au festival de Calvi

stuck in the sound calvi 2012

On a interviewé les Stuck in The Sound sous le soleil brûlant de Calvi. Pour celles qui les ignorent encore, les Stuck sont au rock français ce qu’est le maillot à la plage : un incontournable.

 

Les Stuck aka José Reis Fontao au chant, Emmanuel Barichasse à la guitare, Romain Della Valle leur ingé son et nouveau membre à la guitare, François Ernie à la batterie et Arno Bordas sont acolytes depuis plus de 10 ans. Ces petits génies venus du 94 sont les chouchous de Glamour (ils sont dans notre numéro 100 et ont joué au Silencio pour fêter ça) mais pas que : c’est, au Festival de Calvi on the Rocks 2012, le seul groupe de rock à se produire. En attendant leur date fatidique du 20 octobre à l’Olympia, entre deux blagues et trois sandwichs, on a réussi à leur poser quelques questions sur leur parcours et leur avenir, vu que leur troisième album, Pursuit, cartonne.

Alors, ça fait quoi d’être un groupe Glamour ?
José (le chanteur et guitariste) : C’est drôle, on n’avait jamais été dans la presse féminine, auparavant sauf… Okapi ! Okapi, ça compte en presse féminine ? Disons que ce sont des femmes très jeunes…

Vous avez récemment incorporé un nouveau membre sur scène, Romain Della Valle, à la guitare. Comment ça s’est passé ?
Arno (le bassiste) : On se connaît depuis plus de 10 ans, et il enregistrait toujours nos albums avec nous, alors à un moment ça nous a semblé naturel.
José : Il nous manquait, entre les enregistrements.

Et alors, Romain, c’est comment d’intégrer les Stuck ?
Romain (le nouveau guitariste): C’est sympa.

Des garages en banlieue où vous avez commencé à Calvi on the Rocks, c’est quoi la différence ?
François (le batteur) : La crème solaire !

Pourquoi vous êtes le seul groupe de rock présent au festival Calvi ?
Disons que la mode est plus à l’électro, mais on ne sait pas trop pourquoi nous on est là... On a l’habitude, au final, d’être le seul groupe live, on est un peu les derniers des dinosaures. C’est sans doute grâce à notre tourneur, et puis notre album Pursuit a une bonne image, aussi.

Vous savez que je connais des fans de vous, des filles de 10 et 13 ans ?
François : En plus, leurs parents doivent aussi écouter notre album… On est devenu un groupe presque familial, on a vu des concerts où l’âge allait de 13 à 45 ans, avec grosse majorité autour de 20 ans. On a fait des dates où il y avait toute la famille !

Vous allez faire votre premier Olympia le 20 octobre. Qu’est-ce que ça fait de jouer dans une salle aussi mythique ?
José : Ca fait bizarre, c’est un sorte de consécration, on a commencé par faire des bars, puis ensuite des clubs, un Bataclan, une Cigale et là l’Olympia. On pourrait rêver d’un Zénith en tête d’affiche dans deux ans…

Vous allez faire des chansons spéciales pour l’occasion ?
José : Il va y avoir des surprises, c’est sûr. Là je suis en contact avec un quatuor pour des cordes et des violons.
François : Faut pas que ce soit kitch quand même…

José, toi qui est d’origine portugaise, est-ce qu’un jour tu chanteras du Fado ?
José : Oui, il y aura un titre en portugais à l’Olympia, un peu fado, un peu brésilien. Et des vieux titres des Stuck, des titres qu’on n’a jamais joués sur scène…

Y’aura-il des titres en portugais sur le prochain album ?
José : Impossible ! Sauf si on enregistre la reprise, Minhas Lagrimas de Caetano Veloso, « mes larmes ».

Tu peux la chanter ?
José : Non. (Rires.)

Pursuit, votre troisième album, après Shoegazing Kids (2009) et Nevermind the living dead (2006) est un succès critique et enregistre vos meilleures ventes… Vous travaillez déjà sur le prochain album ?
José : Oui, on commence à composer.

Qui compose ?
José : Cela dépend, on fait des boeufs, des rifs…
Arno : Là on va d’abord le composer avec des machines, et on va essayer de retranscrire leur groove !
José : On travaille à partir de logiciels, et ensuite en studio. Et Romain nous apporte pleins de riffs à la guitare, il va apporter sa patte.
Romain : Oui, l’idée c’est qu’on bosse un peu tous chacun de notre coté,  on est un groupe qui se transforme encore, donc on va essayer mille pistes.
José : Sans trop s’écarter de notre son non plus !
François : Oui, mais cet album, c’était un pas par rapport au précédent,  on avance toujours et nos fans ne seront pas déçus que ça avance.
José : On va essayer de faire des bons titres, tout simplement.

José, je t’ai croisé dans la rue, te baladant, et quand je t’ai demandé ce que t’allais faire tu m’as répondu : « je me balade pour composer…»
José : C’est con hein.

C’est toujours aussi romantique le rock ?
Ils rient.
José : C’est fragile, surtout.

Et sinon, vous sortez avec des groupies ?
José : Non.
(Les autres, silence.) Ah, il y en a quatre qui ne veulent pas répondre…
Arno : Il y en a quatre qui sont maqués surtout ! Rires.
Romain : Non trois, moi je ne suis pas maqué…

Et sinon, vous vous êtes baignés ?
Tous : Oui.
José : Sauf moi, je me tapisse dans l’ombre pour garder mon teint d’Indochine.

Vous vous voyez comment dans 10 ans ?
Emmanuel (guitare) : Gros !
José : On ne réfléchit pas à ça. Dans 10 ans on aura 40, on va voir si on sera des vieux rockeurs… Déjà, on pense à ce qu’on va faire fin 2012, début 2013, et c’est déjà pas mal.

Et en exlusivité : une petite visite panoramique de Calvi par le chanteur, José !

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Bethsabée Krivoshey
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