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Le premier Olympia d'Izia

Izia olympia

Un Olympia, ce n'est pas rien. Hier, on a assisté au grand pas rock de la fille d'Higelin. Récit de folie.

Izia se prétend chanteuse de rock, fière de son genre et son affiliation, et ce n'est pas àl'Olympia qu'elle montre le contraire. Toute de noir vêtue, une nouvelle coupe de cheveux  (un carré sauvage), la voici tout sourire, essayant d'éviter le sempiternel pitch de l'émotion d'être à l'Olympia... Plutôt qu'un discours pompeux, elle salue la salle avec un invité surprise, son frère Arthur H, pour un duo doux et chaud, avec la chanson "Sugar Cane". Mais le temps des cerises et de la douceur n'aura duré que dix minutes : place au rock comme elle l'entend, pur, sexuel et déconneur.  Izia avoue vite la chaleur que la simple vue de son nom sur le fronton de l'Olympia lui a procuré à l'entrejambe, tout en offrant un strip-tease qui échappe de justesse à l'intégrale : on peut loucher à souhait sur la combi en dentelle, le shorty-culotte années 80 moulant, le soutif saillant, lancinante sur ses boots, avec sa voix de feu.

Izia n'a pas que misé sur le côté "fille de"; après avoir fait des live et des premières parties partout en France depuis qu'elle a 16 ans, cette bosseuse de tout juste vingt ans aujourd'hui voit son premier disque, simplement appelé "Izia", devenir disque d'or au printemps dernier. Avec plus de cinquante mille exemplaires vendus, elle a su toucher un public pour le moins éclectique : devant nous, y'a des ados blêmes, des couples trentenaires et une maman qui râle sur ses enfants et ceux des autres, agglutinés sur la rambarde, laissés là par des parents moins fans, sans doute cachés au fond de la salle. Parce qu'il faut tenir le concert : Izia inonde de son énergie d'ado, avec ses apostrophes au public, rires et jeux sulfureux avec son guitariste (elle lui saute littéralement dessus tandis qu'il joue, le plaque au sol, la guitare grince, ils se débattent, et enfin elle se relève, la guitare en bandoulière, triomphante), touchant à tout, de la vanne à la batterie, à l'aise comme dans le garage de ses parents.

Une voix de pro, une attitude mutine, Izia hurle, vibre, crie, joue, chante, rampe, miaule, roule, chauffe, drague... Elle sonne le public de son énergie pendant plus de 2h, attise ses musiciens, défonce ses micros, pulvérise ses bouteilles d'eau et parvient même à mettre son second  invité surprise Joey Starr à genoux. A la fin, on est sonné et on a les oreilles bouchées : qu'on aime ou pas son rock un peu lambda, (car finalement à part son tube "Let Me Alone" et sa ballade "Sugar Cane", ses chansons se ressemblent un peu toutes...) sa prestation tape à l'oeil. Et aux oreilles.

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Bethsabée Krivoshey
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