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Lana Del Rey, la pin-up mélancolique revient avec "Ultraviolence"

Lana Del Rey, la pin-up mélancolique

Deux ans après "Born To Die", Lana Del Rey livre "Ultraviolence", un album sombre et planant qui pourrait être la B.O d’un film de David Lynch. Laissant de côté le hip-hop, elle emprunte une direction plus rock et y promène son spleen enchanteur.

Pop star envoûtante pour certains, pin-up éphémère pour d’autres, Lana Del Rey est avant tout une fille qui ne laisse pas indifférent. Si son premier album l’a propulsée aux sommets, il a aussi suscité un flot de violentes critiques qui ont poussé la star à annoncer la fin de sa carrière. Jusqu’à cette rencontre, un véritable coup de foudre artistique, avec Dan Auerbach, le leader du groupe Black Keys. Ensemble, ils réalisent Ultraviolence, onze (quatorze dans l’édition Deluxe) ballades sombres au goût de rock’n’roll sixties. Une nouvelle direction qui sied à merveille à la chanteuse, lui donnant l’occasion de confronter sa voix enjôleuse à des nappes de guitares saturées ("Pretty When You Cry") ou à de langoureuses contrebasses ("Old Money").

Grâce à ces équations inédites, l’insaisissable Lana se fait plus cohérente : sa sensualité s’exacerbe, sa nonchalance séduit et sa mélancolie se fait contagieuse. Car l’ancienne étudiante en philosophie manie les mots aussi aisément qu’elle balade son timbre entre les aigus et les graves. Ainsi, on plonge au cœur de son existence chaotique, dévoilant tantôt ses addictions amoureuses ("Brooklyn Baby") ou son rejet du star-system ("Money Power Glory", "**** My Way Up To The Top"). Un univers underground proche des icônes qui nourrissent sa musique : Nirvana, The Eagles, Elvis Presley ou encore Nina Simone dont elle signe une sublime reprise de "The Other Woman". Quant à Lou Reed, une autre de ses idoles, il était prévu qu’il participe à l’album avant sa tragique disparition. D’ailleurs, elle cite ce dernier dans "Cruel World", morceau dans lequel la jeune femme évoque, comme une allégorie d’elle-même, les contrastes de la Californie. Entre désordre et normalité, opulence et tristesse, elle tente de trouver sa place. En somme, cet album quasi métaphysique révèle un peu plus la chanteuse et ses paradoxes qui désormais, sembleront sans doute plus intelligibles pour certains et toujours plus envoûtants pour d’autres.

Ultraviolence, de Lana Del Rey, Polydor/Interscope, sorti le 16 Juin.

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